Archives de catégorie : divers

Stage de perfectionnement de boccia

Le 17 décembre 2014 et le 7 janvier 2015, 2 résidents de l’hébergement et 1 usager de l’accueil de jour ont pu bénéficier d’un stage de perfectionnement de boccia à Gourin, organisé par le comité handisport dans le cadre du développement régional de la boccia.

Y étaient conviés 12 joueurs venant de toute la Bretagne, sélectionnés sur leurs résultats à la dernière compétition inter-départementale.
Durant ces 2 journées intenses pour les participants, ont pu être travaillées aussi bien la technique que la tactique de jeu, afin de préparer au mieux les meilleurs joueurs de Bretagne aux compétitions à venir.

A noter que la rencontre régionale se déroulera ce 14 janvier 2015 à la salle de la châtaigneraie à Ploemeur (56270).

A.D.J
janvier 2015

 

 

 

 

Le « saut d’exon  »

Une avancée fondamentale pour la recherche

Quelques semaines avant le téléthon, une grande nouvelle nous a été annoncée : la recherche sur la  myopathie de Duchenne commence à porter ses fruits et l’espoir de trouver un traitement se concrétise pour toutes les personnes atteintes de cette maladie.

Sur la bonne voie
la myopathie de Duchenne de Boulogne est une maladie génétique causée par la déficience d’un gène qui bloque la fabrication de la dystrophine, une protéine indispensable au fonctionnement des muscles. Cette maladie concerne une naissance sur 3500 et touche quasi exclusivement les garçons.
Des chercheurs du laboratoire de thérapie génique de Nantes Atlantic Gene Therapies ont injecté un «gène médicament» dans une des pattes avant de 18 chiens atteints de la maladie de Duchenne. « Au bout de trois mois et demi, des tests ont montré que la dégénérescence musculaire était stoppée dans la patte traitée », indique Caroline Le Guiner, la chercheuse qui a coordonné l’essai.
« C’est un résultat très positif et très encourageant, cela montre que nous sommes sur la bonne voie » a commenté Laurence Tiénnot-Herment, la présidente de l’Association française contre les myopathies (AFM). Les fonds récoltés ont notamment permis de financer les travaux de recherche menés par l’Institut nantais en collaboration avec l’Institut de Myologie de Paris et le laboratoire Généthon, le laboratoire de l’AFM-Téléthon.

Une seule injection
L’équipe de Nantes a utilisé la technique du «saut d’exon» qui consiste à ignorer la faute génétique dans la lecture du gène et permet donc la fabrication de la protéine (dystrophine) adaptée pour le fonctionnement de  la cellule musculaire. Les exons sont des fragments qui codent le gène. Pour fabriquer une protéine, le gène délivre à la cellule un code de fabrication, composé en partie de « briques » appelées exons, lesquels doivent être assemblés bout à bout. Dans le cas de maladies génétiques, ce code est erroné (il y a une anomalie sur un ou plusieurs exons) et la cellule empêchée de produire la protéine.
La thérapie génique utilisée à Nantes ne nécessite qu’une seule injection « une fois pour toutes », précise Mme Le Guiner. Un vecteur viral, utilisé comme un cheval de Troie pour amener le médicament au bon endroit.

Premiers essais 2015-2016
Des discussions sont en cours avec les agences réglementaires pour débuter les premiers essais chez l’homme fin 2015-2016, ajoute-t-elle. Mais « pour des raisons de sécurité » ces essais ne porteront dans un premier temps, selon la chercheuse, que sur un seul bras et sur les malades porteurs de la mutation (exon 53) qui concerne environ 10% des cas de myopathie de Duchenne. Il s’agit pour elle « d’une étape importante franchie » qui devrait déboucher à terme sur la correction d’autres exons et sur le traitement du corps entier.

Ronan L.B.
décembre 2014
Sources : handicap.fr & futura-sciences.com

je suis charlie

canard je suis Charlie
 LIBERTE D’EXPRESSION
POUR VIVRE LA CREATIVITE
AU DELA DES CONVICTIONS
POUR VIVRE LA DIVERSITE.

Quand frappe le terrorisme
Dans un climat d’intolérance
Face aux montées de l’intégrisme
Faisons preuve de vigilance
Ne faisons pas d’amalgames
respectons les musulmans
faisons taire les armes
De tous les mal-croyants.

Ensemble soyons unis
Pour vivre la fraternité
Combattons la barbarie
Dans un esprit de laïcité
Ne pactisons pas avec la haine
dans un dialogue humaniste
Que nos cœurs se déchaînent
Face aux idéaux racistes.

Avec Charlie Hebdo
Provoquons avec humour
Sachons trouver les mots
Pour un monde d’amour
Pour que vive l’information
Osons mille défis
pour réveiller l’opinion
Dans une ouverture d’esprit.

 Christophe le S. 8 janvier 2015

 Nous sommes Charlie

Dimanche 11 janvier 2015, nous étions plus de 4 millions de marcheurs républicains (30000 mille à Lorient) en solidarité avec les victimes de Charlie Hebdo, pour dénoncer le terrorisme, le racisme et toutes les formes d’intolérance.

L’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo, est scandaleux : assassiner des journalistes parce qu’ils font leur métier. Il est vrai que Cabu, Tignous, Charb, Honoré et Wolinski sont des caricaturistes satiriques qui ont provoqué l’indignation de toutes les pensées intégristes. Charlie va fort en égratignant les grands et les puissants de ce monde, aucun sujet n’est épargné, seule la haine n’est pas invitée.

Le  rassemblement avait comme point de rendez vous la place de l’Hôtel de Ville de Lorient à 15h. Un nombre impressionnant de participants s est rassemblé pour une marcher ensemble en solidarité, et pour affirmer son attachement aux valeurs républicaines. Nous ne participons pas très souvent aux manifestations mais celle là il nous semblait qu’il ne fallait pas la louper. Cette marche était aussi un symbole d’unité et de recueillement pour les 17 personnes qui ont perdu leur vie pour notre liberté.

De voir autant de personnes se mobiliser pour une cause aussi importante que la liberté d’expression, ça renforce l’esprit fraternel. Ça fait du bien et cela prouve que les français et les autres peuples sont attentifs aux libertés et surtout celles qui touchent au plus profond de chacun d’entre nous,  notre liberté de pensée et le droit de l’exprimer  .

Que va t-il se passer après ce formidable élan ? Est-ce que dans d’autres rassemblements y aura t-il ce même enthousiasme, cette même solidarité ? nous pensions que nos concitoyens n’étaient plus capables de se mobiliser massivement pour de grandes causes, chacun étant occupé à regarder son nombril. Ce 11 janvier a réveillé les consciences des français, mais aussi révèle des interrogations sur les causes de ces attentats, sur notre société, sur notre capacité à « vivre ensemble »,

Il est peut être dommage qu’il ait fallu ce drame et cet électrochoc juste après pour clamer tous ensemble notre attachement à une liberté seule et indivisible.

Christophe R. Christophe Le S. Michel G.
& le comité de Rédac’
février 2015

charlie 3 » Lorient se rassemble autour de Charlie »

sources photos : Ouest France et Lorient.fr

 

je-suis-charlie

Bonne et heureuse année 2015

IMG_9129Corrine B, Ronan le B, Christophe R, Nicolas K, Françoise J, Christophe le B, Thierry G.  (la cafet’ décembre 2014)

En ces temps troublés, l’équipe du Canard Ensoleillé vous souhaite une bonne et heureuse année 2015. Encore un peu hésitante dans le vaste monde de la toile, elle va essayer de trouver son rythme de croisière. Vous étonner et vous surprendre a toujours été notre désir, s’exprimer et s’investir toujours  notre volonté. Espérons que ces ingrédients feront la richesse de nos pages…
L’équipe de Rédac’
Janvier 2015.
1 canard bonnet de noel

Toute l’équipe du Canard Ensoleillé vous souhaite de joyeuses fêtes.

 

L’e-canard ensoleillé…

 rédac-2Françoise G, Julien P, Thierry G, Christophe R, Christophe L.B, Michel G   la cordée décembre 2010

Le Canard Ensoleillé a été crée en 1995 par un petit groupe de passionnés (résidants et personnel) du  Foyer Soleil, désireux de faire le lien entre les différents pôles de l’AIPSH (Association d’Insertion pour les Personnes en Situation de Handicap) avec les activités pratiquées dans leur établissement. Présenté sous la forme d’un petit journal papier, il est distribué gratuitement à l’ensemble de l’association et à ses proches partenaires.
En janvier 2006, une nouvelle équipe a repris la rédaction du journal, sa parution est désormais semestrielle, et traite de différents sujets. Les uns touchent les temps forts de l’institution, les autres les expériences originales vécues par les résidants, et il s’attache pour chaque numéro à réaliser des reportages sur le terrain. Ce travail de rencontres et de recherches passionne toute l’équipe qui se retrouve chaque semaine à la Cordée, l’atelier multimédia du Foyer Soleil, pour la rédaction des articles.
1er janvier 2013, l’AIPSH transmet officiellement ses activités à la Mutualité 29/56
En début d’année 2014, les besoins du service du Foyer Soleil sont plus importants. L’activité journal, toujours basée à la Cordée, ne se tient plus désormais que deux fois par mois. La parution du Canard Ensoleillé sur support papier n’étant plus possible, nous avons décidé de faire paraître les nouvelles pages du journal sur ce blog.
De cet atelier, nous essayons d’en faire un espace où la liberté d’expression est respectée, où la parole de chacun compte à part égale. Cela donne souvent lieu à des débats passionnés et passionnants. Le journal est structuré autour d’un comité de rédaction composé de 5 personnes,  ouvert à toutes propositions. Tous les résidants du Foyer Soleil et de l’Accueil de Jour sont chaleureusement invités à s’investir dans nos feuilles. Chacun y apporte ses compétences et chaque article est préparé avec application. Nous mettons beaucoup de notre énergie et de notre implication personnelle en y engageant notre responsabilité, pour que le Canard Ensoleillé reste et soit reçu à chaque fois par vous comme un cadeau.

Le Comité de rédac’
Septembre 2014

Vivre sans rein

Je m’appelle Corine, je réside au Foyer Soleil de Lorient. Je suis atteinte d’une insuffisance rénale chronique. Je suis hémodialysée à l’hôpital du Scorff trois fois par semaine. Mais que se cache t-il derrière ces va-et-vient réguliers vers le CHBS ?

Ma journée en dialyse
Je vais en dialyse 3 fois par semaine : le lundi, mercredi et vendredi. Je me lève alors à 6 heures, pour me préparer.  Je me rends au service d’hémodialyse de l’hôpital du Scorff en VSL. l’AUB santé Association des Urémiques de Bretagne, m’accompagne pendant toutes les séances de dialyse.
En arrivant, je me pèse, c’est le poids d’entrée. Cette mesure est comparée au poids sec ou poids idéal. Il est fixé par le médecin suivant des critères précis. Le calcul effectué déterminera la masse à perdre par le patient en fin de dialyse.

Ensuite, je lave au savon la fistule située sur mon bras gauche. Une fistule artéro-veineuse est une communication entre une artère et une veine crée par un chirurgien. L’objectif étant d’obtenir une fistule correspondant au maximum aux besoins de l’hémodialyse : atteindre le plus gros volume de sang épuré, faciliter au maximum les ponctions. Avec le temps la fistule se développe au même rythme que le corps.

Je m’installe au lit seule. Mais avant, je m’organise pour ne pas déranger les infirmières : mon chocolat pour me faire plaisir, mes médicaments sur la table, mon casque pour la télé, ma barrière de lit… je ne perds pas une occasion pour conserver mon autonomie…
L’infirmière me désinfecte le bras une seconde fois. Elle me pique et me branche à la machine. Je n’ai plus qu’à patienter. Une soignante me dépose le plateau du petit déj’, c’est un moment que j’aime bien… pendant la première heure de dialyse, je peux manger tout ce dont je n’ai pas le droit en temps normal : du chocolat, des bananes et surtout du chocolat…
4 heures plus tard, bip, bip, bip…. la machine me prévient que c’est fini. L’infirmière me libère.   Je m’assoie au bord du lit pour comprimer les points de ponctions avec des compresses. C’est le verdict,  avec la peser de sortie. Si ce poids correspond au poids sec, c’est gagné je suis tranquille.  Sinon, à la prochaine séance de dialyse, je devrai perdre cet excédent et c’est très difficile.OLYMPUS DIGITAL CAMERAA l’hôpital du Scorff, au centre de dialyse.

Soin vital
Je suis dialysée depuis l’âge de 14 ans. C’est devenu maintenant une routine. Parfois, quand le moral n’est pas là, j’ai du mal à me rendre au centre d’hémodialyse de l’hôpital du Scorff. Généralement ça se passe bien. L’équipe médicale qui me suit est sympa et aussi très compétente. Je leur accorde toute ma confiance. Je regrette beaucoup la petite unité de Kerfichant, géré par l’AUB. L’ambiance y était plus familiale, sa convivialité chaleureuse. Je me sens isolée dans ce grand et bel hôpital du Scorff.
Ce soin est vital pour moi, mais il est également une contrainte. Je suis toujours obligée de prévoir mon emploi du temps en fonction de ce rendez-vous important. Je ne peux pas partir en voyage sur un coup de tête. L’improvisation ne doit pas faire partie de ma façon de vivre.
La seule issue pour moi serait la greffe d’un rein. Je mesure qu’une telle opération est risquée, et le régime alimentaire qui s’en suivrait, serait draconien. Alors que faire… bien réfléchir, prendre conseil auprès des médecins qui me suivent, me poser les bonnes questions… : avoir une meilleure vie sans dialyse où une vie que j’aurai décidée… grâce à la dialyse je suis en vie.OLYMPUS DIGITAL CAMERAla machine qui purifie mon sang…

A quoi servent les reins ?
Les reins sont situés en bas des côtes de part et d’autre de la colonne vertébrale. Ses fonctions premières sont de purifier le sang en le nettoyant des déchets qui proviennent du fonctionnement du corps.
Le corps humain possède deux reins, mais il peut fonctionner avec un seul rein et même avec aucun… pour cela il est nécessaire de faire une dialyse tous les deux jours pour remplacer les fonctions d’épuration et d’élimination, rôles que ces organes jouent pour le bon fonctionnement de l’organisme.

Pourquoi la dialyse ?
la dialyse pallie au manquement des reins, la dialyse est effectuée à l’aide d’une machine qui nettoie le sang des impuretés et des déchets (urée, acide urique.. .), et des excès d’eau et de sels. ). Cette machine située à l’extérieur du corps est appelée aussi rein artificiel. Cette technique médicale s’appelle hémodialyse ou épuration extra-rénale. Elle nécessite la création d’un circuit sanguin extra corporel (en dehors du corps) : le sang sort de l’organisme par une tubulure  qui est reliée au rein artificiel. Puis une fois épuré, le sang retourne dans le corps par une autre tubulure.
Les séances d’hémodialyse ont lieu en général trois fois par semaine durant 4 heures. Elles sont réalisées au sein de centres spécialisés ou plus rarement à domicile.

Corinne .B
juillet 2014