Archives de catégorie : divers

Doisneau, un œil malicieux…

Photo :Christian Louis 1979

Le musée des beaux arts de Quimper a organisé cet hiver une rétrospective, en 130 clichés, consacrée à l’œuvre de Doisneau. Le parcours se décline en trois étapes : la beauté du quotidien de Paris et de sa banlieue, Palm Springs des années 1960, se clôturant sur une vingtaine de photos prises en Bretagne.

Notre guide nous conduit vers les photos en noir et blanc mettant en image des personnages toujours pris sur le vif. On y apprend aussi, que pour des commandes ou pour des clichés plus connus  (Le Baiser de l’hôtel de ville), Doisneau faisait appel à des comédiens et figurants, afin d’obtenir la photo qu’il avait imaginée.

J’ai été étonnée par ses réalisations en couleurs. Pour moi ce photographe est synonyme de noir/blanc. Le reportage réalisé pour le magazine Fortune, Palm Springs 1960, Robert Doisneau utilise alors la pellicule couleurs : « pour restituer l’atmosphère factice de cette oasis en plein cœur du désert du Colorado pour riches retraités américains. ».

Le clin d’œil sur la Bretagne est aussi très intéressant. Les explications lors de la visite guidée permettent de voir des détails qui pourraient nous échapper.

Les images de Robert Doisneau m’ont fait entrer dans son univers fait de petites histoires, d’anecdotes, souvent empreintes d’humour et de poésie, mais également de nostalgie, d’ironie et de tendresse.

Nathalie M.

mai 2019

Christian Louis1979

Marie, prend le large…

Marie est entrée au Foyer Soleil un 3 septembre 1979, près de quarante ans plus tard, elle nous offrait une soirée grandiose, qui marque la fin de son parcours au 26 de la rue de Kersabiec. Sur le thème de la mer, sa grande passion, elle nous a embarquée dans un décor fait de voiles, de balises d’entrée de port, le tout mis en valeur par des éclairages…

Cirés, et perruques rouges…

Une chorégraphie (très improvisée) sur une chanson de marins interprétée par Jean-Jacques Mel accompagné à la guitare par Jacques le Gleuher, et repris en chœur par toute l’assistance, a lancé la soirée. A l’image de la couleur des cheveux bien reconnaissables de Marie, les invités ont voulu s’associer à ce trait de sa personnalité, en arborant une perruque rouge, ou en amenant une touche de cette même nuance sur leurs vêtements. Après les discours d’usage, où l’exercice a consisté à passer 40 ans d’une carrière bien remplie en revue, place au buffet…

Marie entourée par ses collègues de son début de carrière…

Parmi les invités, des anciens membres du personnel, très émus de revenir dans ces locaux où ils ont fait une partie de leur carrière, à qui visiblement, le Foyer Soleil a laissé des souvenirs heureux.

Des résidents très émus…

La fête s’est étirée doucement, les discussions allaient bon train, les anecdotes ressurgissent avec plaisir, la musique et les chansons ont accompagné nos souvenirs avec la Grande…

Merci pour cette soirée très réussie, nous te souhaitons bon vent dans tes projets, et nous aurons toujours un grand plaisir de te revoir.

Le comité de Rédac

avril 2019

Mi ange, mi démon…

Corinne, tu disais que la vie est fragile comme une boule de cristal… elle s’est brisée en ce début d’année, en plein cœur de l’hiver, laissant un grand vide et un grand silence. C ‘est vrai que tous les résidents savaient quand tu étais au foyer. Du bruit tu en faisais : tu parlais fort, tu riais de bon cœur, le son de ta télé au max, tu criais aussi quand ça ne marchait pas comme tu le souhaitais… Ton caractère affirmé faisait des étincelles qui pouvaient parfois provoquer un incendie. Alors il fallait l’éteindre, et la vie reprenait son cours.

Tu avais, avant tout, un grand cœur, une générosité débordante, toujours à t’inquiéter des autres même si parfois tu les envoyais sur les roses.

Tu venais nous rendre visite au journal régulièrement, tu t’informais de l’avancée de notre travail. Tu as d’ailleurs participé plusieurs fois à l’écriture d’articles dont Vivre sans rein (2014), Un livre, pour faire bouger ? (2015) dont est tiré cet extrait :« Pour moi être avec les autres, leur rendre service, les faire rire, c’est vivre et profiter de la vie, et surtout de ne pas rester seul entre quatre murs. C’est ma façon de m’identifier à une « mascotte », pour qu’on se souvienne de moi comme quelqu’un de généreux. ».

Toujours à fond, mettant ton grain de sel dans les conversations des autres, passant de table en table au restaurant comme pour faire ton marché des derniers potins, ta vie était surtout rythmée par les séances de dialyse, trois fois par semaine, d’où ces derniers temps, tu revenais souvent fatiguée. Cela ne t’empêchait pas, après un peu de repos, de venir à la Cordée mettre un peu d’ambiance, boire le café, manger des « fraises Tagada » avec Éliane et toute l’équipe que tu avais plaisir à retrouver.

Des choses tu en as faites, tu n’avais peur de rien, et les projets faisaient partie de ton ADN. Tu as été gardienne de foot fauteuil au club des Albatros, tu as nagé avec les dauphins à Antibes, tu as participé avec l’association aux Idées Détournées à Lorient, tu as été en séjour au foyer des Albisias à Ajaccio en Corse, tu es montée sur les planches avec l’ADJ, tu as écrit « ton » livre : « Moi, Corinne, la mascotte » aidé par Danielle Thomas (animatrice d’ateliers d’écriture) sur ta vie et surtout pour faire changer le regard des valides sur les handicapés, d’ailleurs tu avais presque fini le deuxième tome…

Tu appréciais particulièrement les sorties avec les résidents du Foyer : assister aux concerts, le dernier en juin 2018 Calogero au Zénith à Nantes, les bonnes « bouffes » au restaurant , les balades au bord de mer, boire un pot le week-end à la Base, les cavalcades de Scaër, de Guémené/Scorff ton fief familial…

En début d’année, tu as voulu marquer les 20 ans de ton arrivée au Foyer Soleil. On a trinqué ensemble à cet événement, on ne savait pas que c’était la dernière fois qu’on riait ensemble, on ne savait pas que c’était la dernière fois qu’on était heureux ensemble…

« Peut-être que j’aurais eu une belle vie si je n’avais pas été handicapée, si j’avais été valide. J’aurais fait toutes ces choses que les gens peuvent faire. Cependant je pense avoir une belle vie malgré mes problèmes, et j’ai l’intention de rester vivante le plus longtemps possible… » (Moi, Corinne, la mascotte)

Corinne, tu resteras vivante dans nos cœur et nos pensées…

Ronan LB, Valérie P, Christophe R & Yoann LM.Janvier 2019

Salut le Poitou/Charente, on arrive !

Les derniers préparatifs de notre projet Futuroscope sont bouclés : les bagages, l’intendance, les réservations confirmées… Bref, nous sommes prêts à partir. Avec Charline, Françoise J, Nathalie, Sébastien et Olivier accompagnés de Laurianne, Lucie et Julie, nous avons pris la route par une belle matinée de mai, pour la région Poitou/Charente, avec au programme, une escale au Futuroscope et une autre à l’île de Ré.image 01Après quelques heures de route dans la bonne humeur, nous arrivons au gîte de Surgères qui sera notre quartier général pendant notre séjour, idéalement placé entre le parc d’attraction et l’île aux roses trémières. La découverte de notre nouvel espace de vie nous conforte, bien adapté avec un environnement extérieur agréable. Les 3 chambres sont distribuées rapidement : une pour les garçons une autre pour les filles et la troisième pour nos accompagnatrices. Chacun a mis la main à la pâte pour la préparation de notre premier repas commun : une quiche lorraine… 
Le lendemain cap vers l’aventure sous un soleil radieux. La première attraction testée par notre bande d’intrépides, le cinéma 4 D qui nous a transportés au cœur de la « Vienne dynamique » : sièges animés, effets de vitesse, eau, vent…cette attraction propose un voyage touristique décapant et plein d’humour… Après un pique-nique revigorant, nous avons poursuivi, pour les plus courageux, avec la Gyrotour,  qui est un observatoire circulaire qui s’élève à 45 mètres au-dessus du sol, pour profiter d’un panorama exceptionnel sur l’ensemble du site du Futuroscope et de la campagne environnante. Puis en voiture… avec Sébastien Loeb, 9 fois Champion du Monde des Rallyes. Bien calés dans leur siège baquet dynamique, Olivier et Sébastien ainsi que Françoise, Laurianne et Julie ont expérimenté la conduite sportive, équipés de casque de réalité virtuelle… Espérons que les deux gars, emportés par leur élan ne mettront pas en application la conduite explosive du Champion du Monde des Rallyes…  

Tout en confiance, profitant du soleil de ce mois de mai, un très gros orage s’est soudainement invité, en déversant son lot de grêlons, de pluie et d’éclairs et surtout provoquant de violentes bourrasques de vent qui rendaient malheureusement impossible toute poursuite de la visite. Suite à cet aléa météo, le parc a fermé ses portes. Un peu déçus d’avoir écourté notre journée, nous sommes rentrés au gîte, avec malgré tout, un grand sourire…  Après la pluie vient le beau temps !
En effet, l’adage n’a pas menti. Le lendemain un soleil éclatant est au rendez-vous, cap sur Ré la blanche… Les paysages maritimes, les plages de sable blanc plongeant dans les eaux turquoise, les maisons blanches avec des volets bleus ou verts, le phare des baleines, le Bois de Trousse-Chemise , chanté par Charles Aznavour… nous avons finalement fait une halte à Saint-Martin en Ré, petit port de pêche, pour profiter de la douceur du climat, du ciel bleu azur et de l’ambiance avec déjà un air de vacances. Journée relax avec restaurant le midi et flânerie dans les rues de Saint Martin, ponctuée de petites emplettes, nous avions surtout besoin de nous protéger du soleil et l’achat de chapeaux nous était indispensable…   image 02Le retour fut joyeux avec un arrêt Mac-Do à Nantes, qui n’a pas manqué de réjouir toute notre petite troupe. Nous sommes tous prêts à repartir, nous avons d’ailleurs des projets plein la tête. Se retrouver hors du Foyer et de son quotidien permet de construire d’autres rapports entre nous, nous apporte une bouffée d’air, un dépaysement et créer de ces bons moments de nombreux souvenirs.  
Merci aux filles qui nous ont accompagnés durant ce séjour…

Nathalie M.
octobre 2018

Au gars Thierry…

Thierry tu es descendu de Poullaouen, perché sur tes Menez Du, pour venir t’installer ici dans le sud, à Lorient, à l’occasion de l’agrandissement du Foyer Soleil en 1996. Tu t’es familiarisé avec la ville, toi le gars de la campagne. Tu as exploré ses quartiers, et défriché les moindres recoins de ses rues et ruelles. Attentif à tout, plus rien de la ville n’avait de secret pour toi. Tu connaissais les histoires, et les curiosités de chacunes d’entre elles. Tu en as dressé une géographie utile à nos déplacements en fauteuil, avec les raccourcis, les accès faciles ou au contraire à éviter, les sites en travaux, les chantiers futurs…

Thierry, je n’oublierai jamais les balades que nous faisions ensemble. C’était ta façon de partager avec bienveillance, de transmettre tes connaissances et tes observations du terrain, de faire confiance, un peu comme un éclaireur qui guide les pionniers dans la plaine du grand Ouest. Tout ce que nous avons fait ensemble me permet de voler de mes propres ailes, d’être plus libre, et c’est à mon tour maintenant de transmettre aux autres ce que tu m’as appris.

Thierry, combien de fois n’avons-nous pas été déçus par les performances du FCL… tu as été pendant de nombreuses années, avant leur installation au centre de Kerlir, un fidèle aux entraînements du club lorsqu’il se déroulaient au stade du Moustoir. Tu avais une proximité amicale avec une bonne partie des joueurs de l’équipe, que tu interpellais, lors des rencontres, par leur prénom suivi d’un qualificatif chaleureux : « Bien le gros Audar… »…

On y retournait quand même, sans rechigner, dans notre tribune fétiche, nous y avions nos habitudes, c’est là aussi que nous avons connu les plus belles heures de Lorient. Animés par la passion, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il fasse froid, nous étions des fidèles supporters. Tu nous « bichonnais » avec tes pique-niques « premium » : café chaud en hiver, boissons fraîches aux beaux jours, apéro, saucisson… que de bons moments passés ensemble.

Thierry, tu m’avais surnommé ton « Padawan »… c’est vrai que dès mon entrée au Foyer Soleil en janvier 2006, tu m’as pris sous ton aile, comme un grand frère attentionné, souhaitant m’accompagner pour que je sois plus indépendant dans la vie, dans la ville, me donnant des clefs pour mieux avancer dans la société.

Thierry, j’aurais encore tant de choses à te dire, c’est vrai qu’on a traîné un peu à écrire ces quelques mots pour toi, peut être pour te garder encore un peu auprès de nous. Je sais que tu aimais que les choses se fassent séance tenante, la rigueur et le tempérament entier qui sont tiens auraient fait des étincelles. D’ailleurs, tu n’hésitais pas à aller porter la voix des résidents au conseil de la vie social ou auprès de la direction, argumentant nos revendications avec ténacité et pragmatisme. Ta franchise pouvait aussi te jouer des tours. Des paroles étaient alors lancées, pouvant blesser tel un projectile, ton caractère d’homme fier t’interdisait de faire demi tour.

Thierry, tu resteras dans nos mémoires et dans nos cœurs, comme un homme épris de liberté, avec un charisme et une grande personnalité, qui n’a eu de cesse de faire entendre un peu plus fort et un peu plus haut notre parole, qui a trop souvent bien peu d’écho. C’est à nous maintenant de suivre le sillon que tu as tracé, d’y mettre de l’énergie pour continuer ton travail dans le dialogue et la passion tout en restant vigilants.

Pour conclure je laisse le mot de la fin à « Voisin » qui dans son éloquence légendaire résume à merveille notre état d’esprit à nous tous, ici au Foyer : « tu nous manques, tu nous manques, tu nous manques…»

Julien P.

décembre 2018

Je n’aurais jamais imaginé écrire ces quelques mots pour toi dans ces circonstances. Toi qui paraissais si fort, assis dans ton fauteuil, droit comme un I, le crane rasé et la barbe soignée, tel un colosse de la mythologie, tu en imposais… Tu m’as toujours impressionnée, peut-être que tu en jouais. On a eu parfois des mots piquants, mais je tenais sincèrement à t’accompagner, comme d’autres, une dernière fois sur tes terres, pour te témoigner ma tendresse. J’ai encore une fois beaucoup pleuré, ce qui avait, je le sais, le don de t ‘énerver….

Françoise J

Lorsque tu étais alité, j’allais souvent te voir, et nous discutions de choses et d’autres, de foot bien sûr, des « exploits » du FCL, des potins du foyer, du passé… Nous passions alors de bons moments ensemble. Ton départ nous a tous pris de court. Au printemps tu allais mieux et je me souviens encore de t’avoir croisé sur la place de la Liberté à Keryado, en mai dernier, avec ta longue barbe et ton légendaire chapeau, tu revenais sans doute d’une de tes virées habituelles. La vie avait alors repris son cours, je me suis senti rassuré et tout allait bien…

Ronan L.B


Une flèche en or fatale !

Cette année, le Championnat de France de sarbacane s’est déroulé à Villefontaine (banlieue de Lyon) du 12 au 14 octobre 2018. Accompagnés de Sylvie, nous avons rejoint Le club Trégor Sarbacane à Saint-Brieuc, et nous avons fait le voyage ensemble dans un bus aménagé. Le départ très tôt le matin a nécessité pour nous lorientais une nuit étape hôtel à Saint-Brieuc, dans une chambre malheureusement pas adaptée. Pour parcourir ce trajet de 875 km, nous avons mis 14 heures. C’est très long et fatigant, j’ai dormi un peu et regardé des vidéos sur l’écran du bus.

Après avoir repéré la salle de sport où aura lieu la compétition, nous nous sommes installés à l’hôtel. Malgré un bon accueil, les chambres proposées n’étaient encore là, pas adaptées : salle de bain trop petite avec une marche pour accéder à la douche, des toilettes sans barre d’appui, un lit confortable mais pas de possibilité de poser mes affaires à proximité… Le lendemain un petit déjeuner copieux et convivial nous attendait… place à la compétition…

Le tournoi a commencé à 11heures le samedi, j’ai remporté la première manche, j’ai fait égalité à la deuxième et la flèche en or* (cible du haut) m’a été fatale… Toujours le même problème, le contrôle du stress… L’après-midi, j’ai joué la consolante*, en deux manches que j’ai remportées. Je suis satisfait de ce week-end de compétition, mais il faut que je maîtrise encore plus les tensions provoquées par la compétition. Rendez vous l’année prochaine pour, peut-être, être cette fois sur la plus haute marche.

*En cas d’égalité parfaite, les compétiteurs  se départagent avec la flèche en or : tirer flèche par flèche jusqu’à ce qu’un tireur marque plus de points que son concurrent.

*Les non qualifiés du tir de qualification se retrouvent dans une consolante.

Maxime Le S. déc 2018

Pour l’accessibilité à Lorient…

L’APF (Association des Paralysés de France) a organisé ce rassemblement, au centre ville, pour dénoncer la loi Elan* qui est entrée en application en septembre 2018. Elle concerne l’accessibilité des logements et la revitalisation des centres-villes avec un mot d’ordre : “accéder7exister”. Nous nous sommes retrouvés sur la place Aristide Briand, munis de nos pancartes représentant le pictogramme d’une personne en fauteuil : verte pour les boutiques accessibles, orange pour celles en cours d’aménagement, et rouge pour les commerces qui n’ont aucune intention de ne rien faire et préfèrent payer une amende.

source : Le Télégramme

Nous arrivons devant d’un célèbre magasin de beauté et de soin du corps, 3 marches nous accueillent. Nous interpellons les vendeuses et leur demandons comment faire pour choisir et acheter un produit. Elles nous proposent très simplement de les apporter sur le trottoir et la transaction se fait également dans rue. (pancarte rouge )

source : Le Télégramme

Plus loin une banque, avec un aménagement prévu mais impraticable pour une personne en fauteuil seule…

Certains commerces disposent de pan incliné, installé à la demande, plus ou moins sûr : trop étroit, parfois bancal… les lignes podotactiles sont quasiment inexistantes à l’entrée des magasins…

Nous avons trouvé des sites accessibles : une boulangerie rue de la Patrie et une cave à vin où toutes les conditions sont réunies : rampe d’accès, espace suffisant pour faire une manœuvre dans l’établissement… et nous avons délivré des panneaux verts à la plupart des cafés des environs.

source : Le Télégramme

Il reste énormément de travail à faire pour que nous puissions être tous égaux à l’accessibilité des commerces et des bâtiments recevant du public. Les pouvoirs publics restent malheureusement en retrait, et font voter des lois qui ne sont pas appliquées…

Nous demandons juste à’ être considérés comme citoyens normaux…

Manifestation du 17 octobre à Lorient

*Loi Elan : les députés ont adopté, vendredi 1er juin 2018, l’article 18 de la loi évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN), qui ramène de 100 % à 10 % la part des logements neufs devant être obligatoirement accessibles aux personnes handicapées.

Un peu d’histoire

La loi du 11 février 2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » a imposé l’accessibilité à tous les Établissements recevant du Public – ERP. Le pourcentage des personnes à mobilité réduite est estimé à environ 20 % de la population.

L’accessibilité s’entend à l’intérieur comme à l’extérieur de l’ERP, que ce soit les places de stationnement, les rampes d’accès, la largeur des portes, les ascenseurs, les sanitaires…

Ordonnance du 26 septembre 2014 : les ERP non conformes ont un délai de douze mois pour déposer en mairie un Ad’AP (agendas d’accessibilité programmée) détaillant les travaux qu’ils s’engagent à réaliser et leur montant.

En cas d’absence de dépôt d’agenda d’accessibilité programmée : des amendes sont prévues par la loi allant de 1 500 à 45 000 euros

Nathalie M. octobre 2018

L’Océanis : show devant…

L’Océanis à Plœmeur a accueilli la scène ouverte des structures médico-sociales de la Mutualité 29/56, le 18 avril 2018. D’année en année, l’affluence augmente, ce qui est une signe de vitalité et d’envie de création de la part des résidents et de leurs accompagnateurs. En effet plus de 400 personnes ont fait le déplacement vers le Morbihan pour assister, encore une fois, à ce spectacle si particulier et original puisqu’il met en scène des personnes handicapées. De la poésie, de la sensibilité, du courage, de la joie de partager ou tout simplement le bonheur d’être là, composent les ingrédients de cette après midi très réussie.  01 photo Défilé de mode : l’IEM Ar Men – Plœmeur.

C’est l’Institut d’Education Motrice d’Ar Men qui a ouvert le « bal » avec un défilé de mode très original. Les créations ont été réalisées par les ateliers Idées Détournées de Lorient. Cette association, née à Lorient en 2007, a pour objet de favoriser « l’expression de la diversité culturelle, de la mixité sociale, de l’intergénérationnel…  l’association s’inscrit en particulier dans le champs du développement durable… ». Ensemble de carton, robe bio-déchet, tunique à fleurs de bouteilles en plastique, capsules de café, gobelets jetables… ont fait sensation et étonné le public tant par la beauté des réalisations, que par l’ingéniosité des conceptions. La prestance des modèles ont mis en valeur la présention de ce défilé de mode « du prêt à jeter, au prêt à créer!». Parallèlement à cela, la question sur notre façon de consommer se pose, et met en lumière la responsabilité des consommateurs que nous sommes, face aux achats et aux déchets qu’ils engendrent.  L’IME  Ar Men a reçu le Premier Prix.  02 photoMenez Roual de Dirinon a présenté son groupe musical. L’ensemble composé de 5 personnes et de Jérome, l’animateur, a interprété des morceaux de musique du répertoire actuel. Chaque membre a participé selon ses moyens et sa sensibilité : percussions, youkoulélé, guitare et chant.  
L’Accueil de Jour et l’Hébergement du Foyer Soleil ont proposé deux scénettes mettant en situation nos déboires avec le téléphone. Marie-Chantal (Valérie ) lance une invitation pour rencontrer son nouveau voisin Georges (Gwendal), mais tout ne se passe pas comme prévu…  Réda est au prise avec une boite vocale particulièrement têtue (Maxime). Belle performance des acteurs et des « metteuses en scène », qui se sont servis de la réalité pour nous faire rire.03 photoLe foyer de Jean Couloigner s’est mis en scène avec son groupe de danse, avec la participation des jeunes du lycée du Cleusmeur, partenaire du foyer de Ploudaniel.  Rorh-Mez s’est fait remarquer par une prestation de danse très réussie sur le thème de la mer. Le spectacle débute avec, en fond sonore, la voix de chaque résident qui dit « son  mot » illustrant le thème. La dominante bleue des costumes et de cette longue toile mouvante, représentant la mer, le mouvement des vagues et son écume, a conquis le public et le jury, qui lui a décerné un prix spécial. Les danseurs ont communiqué leur bonheur de présenter leur travail, certains avaient même du mal à quitter le plateau.
SAVS de Landerneau et de Lorient, Erwan Tanguy (clarinette) et Sébastien Le Moigne (synthétiseur) sont des habitués de la scène ouverte, ils ont interprété des airs du répertoire de la musique celtique.  
Pen ar Prat quant à eux nous ont  réjoui par leur chorégraphie. Tout de blanc vêtu, certains marchant d’autres en fauteuil, les danseurs ont occupé tout l’espace de la scène pour mieux se retrouver au centre de celle ci. Pour finir cette première partie, une scénette de théâtre, jouée par les résidents de Pen ar Prat a conclu cette première partie avec un invité surprise sous la couverture du canapé.
04 photoFerme les yeux et regarde…
Neuf résidents de centres du Finistère (six danseurs et trois musiciens) ont répété plusieurs mois, avec le DJ Blutch et le chorégraphe Erwann Hassey, ce spectacle original, conçu sur de la musique électro. Ce grand moment, où les surprises succèdent aux surprises, nous a fait découvrir un univers où la danse et la musique s’accordent avec brio. Nous avons été « bluffés » par tant de créativité de beauté et de sensibilité poétique. Ce spectacle a le projet de tourner dans les théâtres de Bretagne et peut être plus loin, souhaitons leur de rencontrer le succès, cette troupe a vraiment beaucoup de talent…  Sur scène, les différences s’atténuent…

05 photo06 photoUn éclairage particulier a été porté pour remercier Marie, une des chevilles ouvrières (de l’ombre) des Scènes Ouvertes, pour son implication sans concession dans l’organisation de cette manifestation culturelle. 2018 est en effet sa dernière participation officielle, mais pas de panique, Marie prévoit de s’investir bénévolement, pour la continuité des Scènes Ouvertes.
Alors Rendez-vous l’année prochaine dans le 29…

07 Marie
Marie à l’honneur entourée de Patrick Rohou (responsable de la commission culture), de Julien et de Nathalie Croiger-Jaouen (Directrice de l’activité Personnes en situation de handicap).

Nathalie M.

scène ouverte 2018 after movie You Tube :

Un chemin entre chansons et poésies.

Christophe le SMon nom est Christophe Le Seyec. Je suis né le 14 mars 1970, à Guern près de Pontivy dans le Morbihan. Atteint d’une infirmité motrice cérébrale, j’ai passé dix ans de ma vie au Centre de rééducation fonctionnel Mutualiste de Kerpape. C’est dans cet établissement que j’ai rencontré Jean-Jacques Mel, ergothérapeute et auteur, compositeur, interprète qui animait des groupes d’éveil musical, cela m’a donné envie d’écrire des textes poétiques.

01 Michel Thersiquel

Après mon séjour à Kerpape, je suis parti pendant quatre ans au Foyer Claude Bozonnet à Chateauneuf/Cher près de Bourges dans le Berry. Là-bas j’y ai trouvé beaucoup d’inspiration et j’ai écris de nombreux poèmes. Un jour, suite à l’envoi de certaines créations, Jean-Jacques m’a proposé de mettre certains poèmes en musique. Dans un premier temps ce projet fut de faire un compact disque, mais celui-ci s’est transformé en soirée concert.

A mon arrivée au Foyer Soleil de Kersabiec à Lorient en 1993, j’ai pu mettre en place ce récital avec le concours de l’A.I.P.S.H et de la Fondation France Télécom. Il s’est déroulé le 17 Février 1994 à l’Océanis de Ploemeur, puis nous avons renouvelé cette expérience dans mon pays natal le 23 Septembre 1995 à la Salle Polyvalente de Guern. Nous étions invités par la municipalité et la Mutualité du Morbihan qui a financé l’opération.

02 océanis 1994

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Les paralympiques enfin accessibles.

C’est officiel, les Jeux olympiques d’été de 2024, seront célébrés à Paris ! Ce sera également l’occasion de fêter pour la première fois en France les Jeux Paralympiques.

Les Jeux Paralympiques de Rio de Janeiro au Brésil se sont déroulés  du 7 au 18 septembre 2016,
quoi d’extraordinaire me direz vous? Tout !!!

photo 1 marie-amelie-le-fur

 Marie-Amelie Le Fur médaille d’or au saut en longueur.
source : Christophe Simon AFP

Un large auditoire de 13,6 millions de Français.
Pour la première fois, la télévision française a diffusé  plus de 100 heures de direct tout au long de ces Jeux Paralympiques sur France 4 heures dès 19 heures et sur France 2 en deuxième partie de soirée. De la  cérémonie d’ouverture, à celle de la clôture, un large auditoire a été trouvé avec 13,6 millions de Français qui ont donc suivi les épreuves paralympiques sur onze jours de compétition. Le vendredi 9 septembre, les Jeux Paralympiques ont même attiré jusqu’à 1,6 million de téléspectateurs sur France 2 avec la médaille d’or de la championne française Marie-Amélie Le Fur au saut en longueur à 22h55. Par comparaison en août, les JO de Rio avaient ainsi attiré 40 millions de téléspectateurs, pour 700 heures d’antenne.
Les plateaux et les directs s’enchaînent à partir de 19 heures jusqu à 4 h du matin. Les présentateurs ont largement contribué au succès. Laurent Luyat en première partie de soirée suivi par Kader Boudaoud, Patrick Montel et Stéphane Diagana pour l’athlétisme, Alexandre Boyon pour la natation…  que des journalistes et consultants chevronnés, attentifs de mettre en avant les performances des athlètes. Une mention spéciale pour l’excellent Sami El Gueddari, ancien nageur handi, présentateur et consultant plateau, qui par ses connaissances étendues du handisport et ses explications claires, a permis de comprendre les règles des différentes disciplines et de mieux se situer dans les catégories. Une autre élément important, entre les directs, les présentateurs ont tenu à présenter les différents sports pratiqués aux  jeux de Rio, même si on peut regretter que certaines disciplines, comme le cyclisme (vélo couché), ou la boccia (largement pratiquée au Foyer Soleil) ne soient que trop brièvement évoqués. Vingt-deux sports, dont deux nouveaux, le canoë-kayak et le triathlon, sont représentés aux Jeux Paralympiques 2016.
Des spécialités sportives étonnantes ont été montrées. Le séci foot qui demande le silence durant toute la durée des matchs qui sont néanmoins acharnées, le rugby fauteuil,  combinaison de rugby, de basket et de hockey, intense par ses engagements, Le judo ouvert uniquement aux déficients visuels, qui se pratique grâce au toucher, et met la sensibilité et le sens de l’équilibre à rude épreuve, l’escrime qui regroupe, comme chez les valides, les épreuves du sabre, du fleuret et de l’épée…  terezinha guilhermina et-son guide

Terezinha Guilhermina (Brésil) et son guide.
source : Getty Images

Les Jeux Paralympiques en quelques chiffres…
Au total, 4 300 athlètes de 175 nations différentes ont participé aux jeux de Rio. Ils se sont partagés les 2 642 médailles, dont 528 médailles d’or. Toutes ont un dispositif en acier qui émet un son décroissant de l’or au bronze, pour que les malvoyants puissent les reconnaître ; elles porteront également une inscription en braille.
126 athlètes français sont représentés dans 17 sports. La France se situe 7éme sur le tableau des nations, avec au total 42 médailles, dont 10 en or, 18 en argent et 14 en bronze.  

Qu’avons-nous gardé de toutes ces images ?
Beaucoup d’émotions, de voir des personnes en situation de handicap qui travaillent dur et qui se battent tous les jours pour arriver à vivre leur rêve. De l’émotion encore par le très bon accueil du public, par l’ambiance de feu dans le stade olympique et par l’excellente couverture médiatique qui a rassemblé pour la première fois dans notre pays, des millions de spectateurs tout au long de ces 11 jours de compétition. Le handicap devient, par cet événement, visible en apportant un éclairage positif et festif.
les Jeux Paralympiques donnent de l’espoir aux personnes touchées par un handicap, qu’il soit physique, sensoriel ou mental. Le sport peut aider à s’accomplir en tant qu’être humain, rien n’est impossible avec de la volonté
De l’étonnement de voir les guides qui courent aux côtés des sportifs déficients visuels. Ce binôme doit être fluide, être en osmose pour ressentir la fréquence de bras et l’amplitude de la foulée.  
Le respect pour chaque athlète qui se bat et se défie par le sport. Un combat pacifique qui donne un sens fort à la vie des personnes, le handicap n’est plus un obstacle.

Nathalie M, Nicolas K, Maxime le S, Frank M, Corinne B.
Mars 2017

LES CATÉGORIES DE HANDICAP AUX JEUX PARALYMPIQUES
1. Athlètes handicapés physiques
– Amputés (ou handicaps assimilés) et athlètes de petites taille
– Athlètes blessés médullaires (avec lésion de la moelle épinière)
– Athlètes avec paralysie cérébrale
– Autres catégories : athlètes atteints d’infections provoquant des problèmes locomoteurs et non couverts par les catégories mentionnées ci-dessus (ex. : polio, sclérose, dystrophie musculaire)
2. Athlètes déficients visuels
Les personnes aveugles ou malvoyantes (atteinte du champ visuel ou de l’acuité).
3. Athlètes ayant un handicap mental ou psychique
A savoir : les athlètes sourds ou malentendants ne participent pas aux Jeux Paralympiques.

« Il faut toujours croire en ses rêves »

En 2012, Frédéric Sausset était amputé des quatre membres à cause d’une septicémie foudroyante. En juin 2016, il a participé, à bord d’un bolide dépassant les 300 km/h, à la plus prestigieuse des courses automobiles d’endurance : les 24 heures du Mans.

motorsport-comPrototype LMP2 Morgan-Nissan de 520 cv…
crédit photo : motorsport.com

défi «fou »
« En juillet 2012, suite à une légère éraflure sur un doigt, j’ai contracté une virulente bactérie, qui en moins de 48 heures, s’est transformée en une septicémie sévère (infection générale et grave de l’organisme par des germes pathogènes). Ce type de septicémie nécrose très rapidement les extrémités du corps avant de s’attaquer aux organes vitaux. Plongé dans un coma artificiel, mon pronostic vital est très sérieusement engagé. Dans l’urgence et pour me sauver la vie, il est décidé de procéder à l’amputation de mes mains et avant bras ainsi que de mes jambes au dessus des genoux. S’en suivent de très difficiles semaines de lutte pour survivre, de douleurs physiques et psychologiques.
Fin octobre 2012, j’ai imaginé et structuré ce défi « fou » qui me permet aujourd’hui de piloter un prototype grâce aux conseils avisés de mon ami et pilote professionnel Christophe Tinseau (11 participations au Mans) qui me coache et m’accompagne dans cette extraordinaire aventure. Ma participation aux 24 Heures du Mans au volant d’un prototype LMP2 Morgan-Nissan de 520 cv seulement à peine 4 ans après ce dramatique accident est devenue une réalité grâce aux nombreux soutiens qui ont été séduits par la dimension de l’exploit.
Pour la saison 2015, nous étions engagés en championnat V de V Endurance Séries au volant d’un proto Ligier JS53 EVO 2 exclusif. Cette saison d’apprentissage m’a permis de me familiariser avec la course automobile de haut niveau. Nos courses d’endurance de 6 et 12 Heures disputées à Barcelone, Motorland Aragon, Paul Ricard  au Castellet sur le circuit F1 de Magny-Cours et enfin à Estoril furent particulièrement concluantes prouvant ainsi que cette aventure est bien réalité. Nous nous sommes confrontés aux autres pilotes et avons acquis notre légitimité, les résultats en attestent… »

media-rtl-fr Embarquement dans le bolide…
crédit photo : Média RTL.f

Comment rouler sans bras ni jambes
Frédéric Sausset a fait breveter son système pour pouvoir piloter une voiture de course et s’en extraire, pour ainsi se retrouver dans les mêmes conditions que les pilotes valides, mais avec une voiture adaptée à son handicap. il fallait par exemple qu’ il  puisse s’extraire seul de la voiture de course pour des raisons de sécurité. Les ingénieurs on mis en place un système qui surélève le pilote à la hauteur des pontons (ouvertures situées après les déflecteurs, qui permettent de mener l’air vers les radiateurs pour refroidir le moteur).
La boîte de vitesses est automatique. Des rallonges de pédales sont fixées sous ses deux cuisses. Avec celle de droite, il accélère, avec celle de gauche, il freine. A son avant-bras droit, il insère un manchon de prothèse doté à son extrémité d’une vis qui se « clipse » dans un boîtier  connecté à la colonne de direction et qui fait ainsi office de volant. Frédéric Sausset prend donc les chicanes avec un seul « bras ». Pour rejoindre le baquet modelé à son corps, il est soulevé du fauteuil roulant par quatre mécanos grâce à une tige mécanique reliée à son harnais. Lors du passage de relais à l’un des deux autres pilotes valides, tous ces aménagements doivent être enlevés dans les paddocks. La voiture retrouve alors à une vitesse éclair sa boîte de vitesses manuelle et son volant classique, opération exécutée en 3 minutes.

pascalphotos-netManchon de prothèse connecté à la colonne de direction.
crédit photo : pascalphotos.net.

Une 38e place bien méritée
Frédéric Sausset est le premier pilote amputé des quatre membres, à disputer la course des 24 Heures du Mans. Il a  bouclé son défi avec brio puisqu’il a réussi à finir la course, alors que onze des 60 concurrents ont été contraints d’abandonner, et que cinq autres équipes ne sont pas classées pour non respect du règlement.
Sa voiture, la Numéro 84, termine donc à la 38e place. Mais le pilote ne remplit pas les conditions pour que son nom soit inscrit au palmarès. Le règlement exige 8 relais. Une condition que l’équipe qu’il formait avec Christophe Tinseau et Jean Bernard Bouvet n’a pas pu remplir.
Lorsque le pilote a pris son dernier départ, quelques minutes avant la fin de la course, son équipe était submergée par l’émotion.
Ils terminent à 69 tours des vainqueurs. « Mais le classement importait peu, il fallait finir à tout prix pour délivrer mon message à destination des personnes fortement handicapées, comme moi. Ce défi est aussi pour elles, pour leur dire que rien n’est impossible dans la vie et qu’il faut toujours croire en ses rêves ».jean-francois-monier-afp

 Christophe Tinseau, Frederic-sausset et Jean Bernard Bouvet.
crédit photo : Jean-François Monier AFP

D’ici quelques jours, Frédéric Sausset devrait annoncer son prochain défi. « C’est tellement indispensable pour moi, pour m’aider à avancer dans la vie et à ne pas me morfondre sur un canapé à regarder la télé ». Et secrètement aussi, il espère que sa voiture entrera au musée des 24 Heures. La voiture qui, en ce mois de juin 2016, a permis à cet homme de vivre un rêve éveillé et de réaliser une première mondiale.

Quentin H & Frank M.
juillet 2016
source RTL, France Bleu, TF1

Les quatre jours de Plouay : du patronage au World Tour…

Le Grand Prix de Plouay se court autour de la ville. Cette épreuve, considérée comme la plus grande course en circuit du calendrier international, se déroule chaque année à la fin du mois d’août. Le parcours en circuit est constitué de huit tours de 26,9 km suivis d’un tour de 13,9 km, soit un total de 229,1 km. Le Grand Prix de Plouay est par ailleurs l’un des rares événements sportifs de renommée internationale à être entièrement organisé par des bénévoles : ils sont ainsi chaque année plus de 600.photo 1 Départ  1955 et 1960
source : lorient.maville.com 

En un siècle le grand prix a changé de braquet.
Les premières courses cyclistes ont été disputées dès 1900 et les fêtes sont toujours là : « Course de bicyclettes pour les hommes mariés de plus de 30 ans, remplissage d’eau dans les bouteilles, distribution de pain aux indigents de la commune… »  prospectus daté de 1933.
C’est dire s’il en a vu passer, des coureurs ! « Ils se changeaient chez les commerçants, couchaient chez l’habitant, se mêlaient à la population. L’ambiance était sensationnelle ! », se souvient Jacky Prado qui a  assuré le secrétariat général du comité des fêtes pendant vingt an. Il se souvient aussi de la procession du pardon, des jeux pour les enfants, des guirlandes de fleurs..« Plus ça va, moins on parle des fêtes. Il ne faut pas oublier que cette fête, née avec le début du siècle, était celle des commerçants ! »
En 1931, le Dr Berthy, médecin du Tour de France qui officiait à Plouay fait inscrire la course au niveau international. Le circuit attire alors des coureurs de toute la France. Les années d’après-guerre ont été plus difficiles : « Les critériums aux nombreux prix et pour lesquels les coureurs étaient payés se développaient. Plouay en a pâti », rappelle Jean-Yves Tranvaux, l’actuel directeur sportif. En 1975, seuls quinze cyclistes sont au départ du circuit morbihannais…
Jacky Prado et quelques autres vont alors défendre la cause plouaysienne à Paris. Dans le même temps, le breton Cyrille Guimard amène toute son équipe à Plouay, Jean-Yves Perron  –  décédé en 2004 et qui donne son nom au circuit – insuffle un nouveau souffle à l’épreuve. En juin 1984, Laurent Fignon, le chouchou des Français remporte l’épreuve du championnat de France, sous les vivats de la foule.
En 2000, Plouay a la lourde et belle tâche d’accueillir les championnats du monde. Que faire après ? C’est la question que tous les bénévoles du comité des fêtes se posent : « En plus de la cyclo et du Grand Prix Ouest-France, nous avons décidé d’étoffer la journée du samedi en faisant venir les amateurs et les féminines qui disputent ici une manche de la Coupe du Monde », explique Jean-Yves Tranvaux. Les spectateurs ont suivi et affluent par milliers chaque année.
En intégrant le club fermé du Pro tour en 2004, Le Grand Prix a maintenu son rang. Depuis cette date, le circuit figure parmi les vingt-six épreuves les plus importantes au monde et attire les équipes de renom.photo 2Chapelle sainte Anne des Bois Berné
source : UCI

Circuit modifié à la demande des télévisions
Le GP de Plouay, c’est bientôt fini, sous sa forme actuelle en tout cas, puisque l’épreuve se disputera bientôt en ligne et non plus en circuit et sera effective à partir de 2016.
« L’UCI* nous a poussé à faire ce choix, afin notamment de fournir un maximum d’images de la Bretagne à la télévision, et de booster les audiences », explique le président du comité d’organisation de l’épreuve, Jean-Yves Tranvaux, « La réforme du « World Tour *, à l’horizon 2017, prévoit une diminution du nombre de jours de courses, des épreuves vont donc disparaître du premier calendrier, et n’accueilleront plus les meilleures formations mondiales. Si on veut rester à ce niveau, on doit mettre tous les atouts de notre côté, et montrer notre bonne volonté. On part du principe que la Bretagne, qui est une terre de vélo.  Les quatre jours de Plouay : du patronage au World Tour… o, mérite d’avoir sa place dans ce nouveau calendrier. »
A noter que le parcours de la nouvelle épreuve devrait être modifié lors de chaque édition. La modification du parcours s’accompagnera également d’un changement de nom, et comportera le mot Bretagne, même si les Quatre Jours CIC de Plouay continuent d’exister à travers notamment la Coupe du monde féminine organisée le samedi, toujours en circuit (26,9 km)..

Christophe.R
décembre 2015
source : Ouest-France   2007
Sport365 .fr

*UCI : union cyclisme internationale
*World Tour : regroupe les  équipes professionnelles et les plus grandes compétitions internationales (Tour de France  Paris-Nice , Tour d’Italie ,Tour d’Espagne …)

My name is Bond… James Bond.

Du roman au cinéma
James Bond, également connu par son matricule 007, est un personnage de fiction créé en 1953 par l’écrivain et ancien espion britannique Ian Fleming dans le roman Casino Royale. De 1953 à 1964 (mort de l’auteur) Ian Fleming publiera douze romans et neuf nouvelles.  Après la mort de Fleming, les aventures de Bond ont été successivement écrites par une dizaine d’écrivains. Ces romans ont été d’immenses succès internationaux, mais ce sont les nombreuses et régulières adaptations cinématographiques qui ont fait de James Bond, espion des services secrets britanniques et grand séducteur, un authentique mythe contemporain.

Depuis 1962, 25 adaptations cinématographiques ont vu le jour.  James Bond y est incarné par différents acteurs, Sean Connery ayant été le premier d’entre-eux, alors que Daniel Craig endosse ce rôle depuis 2006 et que Roger Moore a été celui qui a interprété le personnage le plus de fois (7 films). La production de ces films, qui se poursuit encore aujourd’hui, constitue l’une des plus longues sagas de l’histoire du cinéma.

James Bond DB 5Sean Connery – Aston Martin DB5 (1964)
La DB5 est équipée d’un moteur de six-cylindres en ligne de 4 L d’une puissance de 282 ch,  pour être propulsée à une vitesse maximale de 230 km/h. Produite de 1963 à 1965, la DB5 se décline en coupé ou en cabriolet dès sa sortie en 1963, et une série très limitée en version break est proposée plus tard. 1 021 exemplaires ont été vendus.
                                                                                                                    Crédit photo : sportsphoto Ltd
Section « Q »
Les gadgets et les véhicules tiennent une part importante dans les missions de James Bond. Ces objets s’avèrent très précieux dans la réussite de ses missions. Les romans de Fleming et les premières adaptations à l’écran ne laissent qu’une petite place à l’équipement. Les gadgets commencent à prendre cependant une place plus spectaculaire dans le film Goldfinger de 1964. Le succès du film encourage à mettre plus en avant l’équipement de l’agent secret avec la section « Q »* qui équipe 007.

Le plus célèbre gadget avec qui Bond a été associé est certainement sa montre-bracelet qui intègre plusieurs options très sophistiquées. Plusieurs modèles ont existé, mais la plus célèbre est la Rolex Submariner, qui apparaît au cours des films avec Sean Connery.

À l’écran, la première voiture de Bond est  une Bentley dans James Bond 007 contre Dr. No, mais la plus célèbre voiture de James Bond reste l’Aston Martin DB5 grise visible dans le film Goldfinger qui est la première voiture équipée d’une série de gadgets.  La Lotus Esprit fit une apparition remarquée sous la forme d’un sous-marin de poche dans L’Espion qui m’aimait,  Par la suite, plusieurs films ont utilisé un certain nombre de modèles différents d’Aston Martin.

L’arme de Bond dans le roman d’origine est un Beretta 6,35 mm ; dans les films, il est remplacé dès les premières minutes de Dr No par le Walther PPK 7,65 mm plus performant. Le PPK est alors utilisé dans les films suivants et devient l’arme de prédilection du héros.

*Abréviation de « quartermaster » (quartier-maître).

james-bond DB 10Daniel Craig –  Aston Martin DB10 (2015)
La DB10 a été spécialement dessinée et développée pour le film 007  Spectre, seulement dix exemplaires seront produits. Son moteur est le 4,7 L de la Vantage V8 de production (2005), doté d’une puissance de 436 ch, pour être propulsée à une vitesse de 305 km/h.
                                                                                                                         Crédit photo : clicknews.co
007  Spectre
Réalisé par Sam Mendes , avec Daniel Craig (James Bond), Christoph Waltz (Franz Oberhauser), Léa Seydoux (Madeleine Swann),  Ben Whishaw (Q), Monica Bellucci (Lucia Sciarra) …

Un message crypté surgi du passé entraîne James Bond dans une mission très personnelle à Mexico puis à Rome, où il rencontre Lucia Sciarra, la très belle veuve d’un célèbre criminel. Bond réussit à infiltrer une réunion secrète révélant une redoutable organisation baptisée Spectre.

C’est un excellent James Bond, l’image est soignée, l’espion de sa Gracieuse Majesté voyage toujours autant : le Mexique, l’Italie en passant par l’Autriche et pour l’exotisme le Maroc. Coté gadgets Bond s’offre la DB10 d ‘Aston Martin et une célèbre montre sur le poignet équipée d’une bombe ultrapuissante. Notre espion favori est marqué à la culotte, si j’ose dire, en effet une puce GPS est implantée dans son avant bras. L’homme au chat – Christoph Waltz – a l’ambition  de regrouper les services secrets de différents pays pour contrôler totalement la planète. Mais il n’y parviendra pas… évidemment. La production a déjà commencé le tournage du nouvel épisode  mais…  c’est TOP SECRET !

Quentin. H
Novembre 2015

OSONS NOUS RASSEMBLER

02 place de la RépubliqueFleurs et bougies en hommage aux victimes des attentats place de la République à Paris
Photo : Loïc Venance

OSONS NOUS RASSEMBLER
DE TOUS LES HORIZONS
VIENT LE TEMPS D’AIMER
POUR VIVRE A L’UNISSON

Prenons garde à nos extrémismes
En ces temps tourmentés
Ne laissons pas la haine, le racisme
Faire naître des stigmatisés

Ne cédons pas à la peur, la violence
Retrouvons l’amour, la fraternité
Ouvrons notre cœur à la tolérance
Pour vivre ensemble la sérénité

Pour accueillir nos différences
Osons franchir toutes frontières
Afin de vivre une coexistence
Faisons briller notre lumière

La paix toujours à construire
Ensemble relevons les défis
L’espérance sera notre avenir
Pour un monde en harmonie

Christophe LE SEYEC

01 le bataclan Devant le bataclan en souvenir des victimes de l’attaque dans cette salle de concert parisienne.
Photo : afp.com/ Bertrand Guay

Moi Corinne, la mascotte

Un livre, pour faire bouger ?

Ça m’a pris un jour, pour faire bouger les gens et qu’ils acceptent mieux la différence. Je pense qu’ils ne connaissent pas le handicap, on est souvent regardé de la tête au pied. Les regards sont parfois dérangeants, je ressens de la pitié dans la façon de me dévisager. C’est avec ce constat que j’ai voulu écrire un « bouquin » qui permettra au lecteur de mieux comprendre le handicap d’une manière plus personnelle.

Ce livre est une véritable aventure, qui a eu de multiples rebondissements. J’ai d’abord écrit un brouillon, seule, entièrement à la main. Pendant un an et demi, chaque jour, j’ai posé sur le papier tous mes ressentis et mes questions sur la vie, la mort, l’amour…, des anecdotes de mon parcours et retracé mon histoire personnel. J’en ai parlé à la psychologue du foyer qui m’a orientée vers Danielle Thomas, facilitatrice en CPA (communication Profonde Accompagnée). Chaque lundi après midi, pendant presque deux ans  (2012/2013) , nous avons travaillé à la mise en forme de mon futur livre. En prenant mes premiers écrits comme trame, nous avons identifié et regroupé les phrases par thèmes pour arriver à un résultat cohérent, comme les pièces d’un puzzle qu’on assemble pour former une image. Ce travail a été très constructif pour moi et en même temps très difficile émotionnellement. Chaque thème abordé faisait remonter en moi les souvenirs, l’enfance, tous les sentiments enfouis par la vie qui passe. Pour trouver le titre, ça n’a pIMG_0238as été facile. J’ai soumis plusieurs idées à Danielle et  finalement : « Moi Corinne, la mascotte » est arrivé comme une évidence. Pourquoi ce titre ? pour moi être avec les autres, leur rendre service, les faire rire, c’est vivre et profiter de la vie, et surtout de ne pas rester seul entre quatre murs. C’est ma façon de m’identifier à une « mascotte », pour qu’on se souvienne de moi comme quelqu’un de généreux.

Le manuscrit enfin achevé avec Danielle nous nous sommes mises à la recherche d’un éditeur. Internet nous a été d’un grand secours, Edilivre maison d’édition en ligne*, a accepté mon projet. Un mois plus tard, au beau milieu du printemps 2013, j’ai eu le premier exemplaire de mon livre entre les mains. Mon cœur s’est mis à battre encore plus fort, mon projet prenait forme, maintenant je peux le faire partager avec les autres, ce qui a toujours été le moteur de cette grande aventure.

J’ai présenté mon livre le 1er mars 2014, lors de la scène ouverte à Dirinon avec la présence de Danielle Thomas, et le 7 juillet à Rosporden (Commission Culturelle Mutualité 29/56). Les retours sont positifs, et les critiques encourageantes. Le bouche à oreille a bien fonctionné et, de quelques exemplaires vendus, j’ai dû rapidement commander un nombre plus important. A l’heure actuelle je n’ai plus de livre en stock et je compte en recommander pour satisfaire la demande.
Ce n’est pas facile de boucler un projet aussi ambitieux, c’est encore moins facile d’écrire un bouquin, mais parfois il est possible de surmonter toutes ces difficultés pour arriver à ses fins. De la volonté, de la persévérance, et aussi de belles rencontres m’ont permis de réaliser ce rêve, et surtout de faire passer ce message aux lecteurs : nous sommes avant tout des personnes avant d’être handicapés.

Corinne .B
juin 2015

La Quatrième de couverture de « Moi Corinne, la mascotte » :
Peut-être que j’aurais eu une belle vie si je n’avais pas été handicapée, si j’avais été valide. J’aurais fait toutes ces choses que les gens peuvent faire. Cependant je pense avoir une belle vie malgré mes problèmes, et j’ai l’intention de rester vivante le plus longtemps possible, à côté de gens avec qui je me sens entourée, auprès de ma famille, des amis et des personnes qui me soignent tous les jours. Malgré mon handicap à mobilité réduite, je suis une personne à part entière. J’ai décidé de raconter mon vécu, pour changer le regard des autres, pour leur montrer qu’on est capable de faire beaucoup de choses malgré notre handicap. J’espère que cette lecture vous permettra de vous interroger sur ce monde du handicap que vous côtoyez, sans le voir réellement.

Vous pourrez trouver le livre en prenant contact directement avec Corinne au Foyer Soleil de Lorient ou sur le site de Edilivre : http://www.edilivre.com/

*Edilivre est une start-up qui a eu l’intuition en 2007 de mettre les nouvelles technologies au service de l’édition et permettre à tous les auteurs,  plus au moins expérimentés, d’éditer leurs manuscrits ainsi que de les diffuser. Edilivre édite plus de 10 000 auteurs à travers le monde (France, Belgique, Suisse, Canada, Maroc, Tunisie, Congo…) et présente un catalogue de plus de 17 000 livres, aux formats papier et numérique.

Stage de perfectionnement de boccia

Le 17 décembre 2014 et le 7 janvier 2015, 2 résidents de l’hébergement et 1 usager de l’accueil de jour ont pu bénéficier d’un stage de perfectionnement de boccia à Gourin, organisé par le comité handisport dans le cadre du développement régional de la boccia.

Y étaient conviés 12 joueurs venant de toute la Bretagne, sélectionnés sur leurs résultats à la dernière compétition inter-départementale.
Durant ces 2 journées intenses pour les participants, ont pu être travaillées aussi bien la technique que la tactique de jeu, afin de préparer au mieux les meilleurs joueurs de Bretagne aux compétitions à venir.

A noter que la rencontre régionale se déroulera ce 14 janvier 2015 à la salle de la châtaigneraie à Ploemeur (56270).

A.D.J
janvier 2015

 

 

 

 

Le « saut d’exon  »

Une avancée fondamentale pour la recherche

Quelques semaines avant le téléthon, une grande nouvelle nous a été annoncée : la recherche sur la  myopathie de Duchenne commence à porter ses fruits et l’espoir de trouver un traitement se concrétise pour toutes les personnes atteintes de cette maladie.

Sur la bonne voie
la myopathie de Duchenne de Boulogne est une maladie génétique causée par la déficience d’un gène qui bloque la fabrication de la dystrophine, une protéine indispensable au fonctionnement des muscles. Cette maladie concerne une naissance sur 3500 et touche quasi exclusivement les garçons.
Des chercheurs du laboratoire de thérapie génique de Nantes Atlantic Gene Therapies ont injecté un «gène médicament» dans une des pattes avant de 18 chiens atteints de la maladie de Duchenne. « Au bout de trois mois et demi, des tests ont montré que la dégénérescence musculaire était stoppée dans la patte traitée », indique Caroline Le Guiner, la chercheuse qui a coordonné l’essai.
« C’est un résultat très positif et très encourageant, cela montre que nous sommes sur la bonne voie » a commenté Laurence Tiénnot-Herment, la présidente de l’Association française contre les myopathies (AFM). Les fonds récoltés ont notamment permis de financer les travaux de recherche menés par l’Institut nantais en collaboration avec l’Institut de Myologie de Paris et le laboratoire Généthon, le laboratoire de l’AFM-Téléthon.

Une seule injection
L’équipe de Nantes a utilisé la technique du «saut d’exon» qui consiste à ignorer la faute génétique dans la lecture du gène et permet donc la fabrication de la protéine (dystrophine) adaptée pour le fonctionnement de  la cellule musculaire. Les exons sont des fragments qui codent le gène. Pour fabriquer une protéine, le gène délivre à la cellule un code de fabrication, composé en partie de « briques » appelées exons, lesquels doivent être assemblés bout à bout. Dans le cas de maladies génétiques, ce code est erroné (il y a une anomalie sur un ou plusieurs exons) et la cellule empêchée de produire la protéine.
La thérapie génique utilisée à Nantes ne nécessite qu’une seule injection « une fois pour toutes », précise Mme Le Guiner. Un vecteur viral, utilisé comme un cheval de Troie pour amener le médicament au bon endroit.

Premiers essais 2015-2016
Des discussions sont en cours avec les agences réglementaires pour débuter les premiers essais chez l’homme fin 2015-2016, ajoute-t-elle. Mais « pour des raisons de sécurité » ces essais ne porteront dans un premier temps, selon la chercheuse, que sur un seul bras et sur les malades porteurs de la mutation (exon 53) qui concerne environ 10% des cas de myopathie de Duchenne. Il s’agit pour elle « d’une étape importante franchie » qui devrait déboucher à terme sur la correction d’autres exons et sur le traitement du corps entier.

Ronan L.B.
décembre 2014
Sources : handicap.fr & futura-sciences.com

je suis charlie

canard je suis Charlie
 LIBERTE D’EXPRESSION
POUR VIVRE LA CREATIVITE
AU DELA DES CONVICTIONS
POUR VIVRE LA DIVERSITE.

Quand frappe le terrorisme
Dans un climat d’intolérance
Face aux montées de l’intégrisme
Faisons preuve de vigilance
Ne faisons pas d’amalgames
respectons les musulmans
faisons taire les armes
De tous les mal-croyants.

Ensemble soyons unis
Pour vivre la fraternité
Combattons la barbarie
Dans un esprit de laïcité
Ne pactisons pas avec la haine
dans un dialogue humaniste
Que nos cœurs se déchaînent
Face aux idéaux racistes.

Avec Charlie Hebdo
Provoquons avec humour
Sachons trouver les mots
Pour un monde d’amour
Pour que vive l’information
Osons mille défis
pour réveiller l’opinion
Dans une ouverture d’esprit.

 Christophe le S. 8 janvier 2015

 Nous sommes Charlie

Dimanche 11 janvier 2015, nous étions plus de 4 millions de marcheurs républicains (30000 mille à Lorient) en solidarité avec les victimes de Charlie Hebdo, pour dénoncer le terrorisme, le racisme et toutes les formes d’intolérance.

L’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo, est scandaleux : assassiner des journalistes parce qu’ils font leur métier. Il est vrai que Cabu, Tignous, Charb, Honoré et Wolinski sont des caricaturistes satiriques qui ont provoqué l’indignation de toutes les pensées intégristes. Charlie va fort en égratignant les grands et les puissants de ce monde, aucun sujet n’est épargné, seule la haine n’est pas invitée.

Le  rassemblement avait comme point de rendez vous la place de l’Hôtel de Ville de Lorient à 15h. Un nombre impressionnant de participants s est rassemblé pour une marcher ensemble en solidarité, et pour affirmer son attachement aux valeurs républicaines. Nous ne participons pas très souvent aux manifestations mais celle là il nous semblait qu’il ne fallait pas la louper. Cette marche était aussi un symbole d’unité et de recueillement pour les 17 personnes qui ont perdu leur vie pour notre liberté.

De voir autant de personnes se mobiliser pour une cause aussi importante que la liberté d’expression, ça renforce l’esprit fraternel. Ça fait du bien et cela prouve que les français et les autres peuples sont attentifs aux libertés et surtout celles qui touchent au plus profond de chacun d’entre nous,  notre liberté de pensée et le droit de l’exprimer  .

Que va t-il se passer après ce formidable élan ? Est-ce que dans d’autres rassemblements y aura t-il ce même enthousiasme, cette même solidarité ? nous pensions que nos concitoyens n’étaient plus capables de se mobiliser massivement pour de grandes causes, chacun étant occupé à regarder son nombril. Ce 11 janvier a réveillé les consciences des français, mais aussi révèle des interrogations sur les causes de ces attentats, sur notre société, sur notre capacité à « vivre ensemble »,

Il est peut être dommage qu’il ait fallu ce drame et cet électrochoc juste après pour clamer tous ensemble notre attachement à une liberté seule et indivisible.

Christophe R. Christophe Le S. Michel G.
& le comité de Rédac’
février 2015

charlie 3 » Lorient se rassemble autour de Charlie »

sources photos : Ouest France et Lorient.fr

 

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