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Paroles de confinés

Depuis plusieurs semaines maintenant, le Foyer Soleil et ses résidents vivent au rythme du confinement. Malgré les difficultés et restrictions qu’il implique, nous nous efforçons de rendre ce moment le moins pénible possible. Aussi, les résidents peuvent, à tour de rôle, prendre l’air sur la terrasse et siroter un café (comme dirait un de nos résidents : « au moins, la cafetière n’a pas attrapé le virus ! ») ou se balader dans le quartier accompagnés d’un professionnel

Mais la plus grande force se trouve dans ce que les résidents eux-mêmes mettent en œuvre : à qui reprend le pinceau, le crayon, le clavier, à qui profite de relire la collection complète d’Astérix et Obélix ou de s’enfiler des pavés entiers de 500 pages (au moins), à qui apprécie de recevoir la blague quotidienne de son père ou de reprendre le contact avec des proches éloignés, à qui créé sa chaîne Youtube, alimente joyeusement les réseaux sociaux et découvre les richesses du streaming, à qui, à qui, à qui… à elles, à eux, donc, qui, tant bien que mal, continuent de vivre malgré le confinement.

Xavier M mai 2020

Malgré le confinement, le moral est resté bon, j’ai essayé de sortir des bêtises et de rigoler pour oublier le temps sans la visite de mes parents et les balades dans le quartier. Tous les jours je téléphonais à ma famille qui m’encourageait à garder la forme en attendant que la situation aille vers le mieux. Cette période n’a pas été trop difficile, j’ai été entouré par le personnel du Foyer Soleil qui m’a soutenu, j’ai essayé de le leur rendre à ma façon avec mes sourires et ma bonne humeur.

A partir de début juin, les proches sont autorisés à nous visiter dans nos studios, j’espère que par la suite nous n’allons pas connaître cette même situation… ça m’a tout de même manqué de ne pas voir les copains et de participer aux activités.

Franck M. juin 2020

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40 ans : l’âge de raison

le Foyer Soleil a mis les petits plats dans les grands pour fêter, à sa manière, ses 40 ans d’existence. Ouvert le 3 septembre 1979, ce Foyer atypique accueillait 15 résidents et une dizaine de locataires valides dans l’immeuble du 26 rue de kersabiec à Lorient. En 1996, faute de locaux et faisant face à une demande croissante de places en institution, l’AIPSH (Association d’Insertion des Personnes en Situation de Handicap) récupère les studios des locataires valides et crée 10 places supplémentaires en hébergement. En 2009, 10 places d’Accueil de Jour complètent le dispositif. En 2013, la Mutualité 29/56 prend le relais de l’AIPSH et rapidement se pose la question d’un agrandissement avec la construction d’un futur foyer, ayant une capacité d’accueil plus importante. Ce projet est actuellement en cours de réflexion, le lieu se situe à Lanester au cœur du quartier de Keraliguen. C’est dans ce contexte, que nous avons fêté, le 22 octobre dernier les 40 ans du Foyer Soleil.

Les responsables de la Mutualité 29/56 : Alain Yven Président de la Mutualité, Nathalie Croiger Directrice des Activités handicap et Vanessa Lambert Directrice du Foyer Soleil et de la Villa Soleil, ainsi que Alain Planson Directeur du Foyer Soleil de 1979 à 2004, ont évoqué les valeurs et les missions du Foyer Soleil, au travers de son histoire et des évolutions futures.
Le collectif Solar a enchaîné avec des extraits de son spectacle, qui fut très apprécié à la Scène Ouverte qui s’est tenue au début du mois d’octobre. Bien que serrés dans la cafèt’, les artistes ont apporté toute leur énergie et ont fait bouger l’assistance.
Nous nous sommes ensuite déployés dans la salle de restaurant où un excellent « apéro dînatoire » nous attendait. Le groupe Myriades a assuré l’animation, et fait sensation pendant toute la soirée. Nous avons dansé toute la nuit, nous avons chanté, ri, peut-être pleuré… beaucoup de joie, une ambiance du tonnerre, de l’émotion lorsque le gros gâteau d’anniversaire a fait son entrée, du plaisir de se retrouver, du bonheur d’être ensemble… il faudrait encore de nombreux qualificatifs pour évoquer cette soirée très marquante et qui restera longtemps dans nos mémoires.
Bravo le Foyer Soleil.

Le Comité de Rédac’ décembre 2019/janvier 2020

Le futur du Foyer Soleil ?

En 2009, l’équipe de rédac’ écrivait dans l’édito du spécial anniversaire, le numéro 16 du Canard Ensoleillé, qui paraissait à cette époque en version papier :

« Le foyer a 30 ans ! 30 ans déjà, Le canard n’a pas loupé ce rendez-vous incontournable de la jet-set de la rue de Kersabiec, qui a eu lieu par un bel après-midi de septembre. Les acteurs qui ont marqué la vie du foyer vont vous faire revivre ce moment festif, avec un zest de nostalgie, et un regard porté vers l’avenir. Les bougies ont été soufflées, on se promet de garder le cap contre vents et marées, et si on se donnait rendez- vous dans 10 ans, même jour, même heure, même port, on verra quand on aura 40 ans…  Mais comment résumer trente ans d’existence… en s’adressant tout simplement aux témoins de cette histoire unique et originale… » Nous avons posé alors une seule question : Que représente pour vous le Foyer soleil ?

On s’est donné rendez-vous 10 ans après, presque à la même date et à la même heure, avec le regard tourné vers l’avenir et une autre question, que nous avons soumis à Madame Lambert, directrice du Foyer Soleil et de la Villa Soleil, à Xavier, personnel soignant et bien sûr à Nathalie, résidente au Foyer Soleil : Comment envisagez-vous le futur du Foyer Soleil ?

Le Comité de Rédac’ décembre 2019/janvier 2020

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Ciné-Goûter, stoppé net…

Cette saison a connu un dénouement particulier. Le confinement nous a privé des deux derniers rendez-vous dont celui programmé avec Achille, une séance cinéma 16mm parlant, avec la projection de cartoons sur un écran blanc… rassurez vous la reprogrammation est déjà prévue.

La saison prochaine va connaître quelques changements. Pascaline va reprendre l’activité sur le même rythme, un dimanche par mois d’octobre à avril, sur le week-end des « Bisousnours » et non sur celui des « Dark Vador » (pour les explications voir avec Valérie).

En tout cas, ça a été un grand plaisir pour moi de faire rentrer à nouveau le cinéma au foyer avec la complicité et l’implication des résidents, comme dans les années 90 où un ciné-club fonctionnait à la cafèt’, le 7ème art devenait alors accessible à la maison avec l’invention du magnétoscope VHS.

La visite d’une partie des genres cinématographiques a donné l’occasion à notre petite équipe d’explorer les thèmes mis en évidence par les films, aux travers des histoires, des œuvres des réalisateurs (trices) et des interprètes, ou encore des techniques de réalisation, et les faire partager avec le public du Foyer Soleil. Mais peut-être que l’important n’est pas là, l’idée de départ a toujours été claire : « si tu viens au ciné il y a goûter, si tu n’y viens pas il y a goûter quand même… », le but est de passer un bon moment ensemble. Ciné-Goûter a toujours rempli amplement sa mission…

Alors, dès les premières couleurs de l’automne, le parasol remisé, et les décos d’halloween trônant à la devanture des magasins, comme on a l’habitude de vous le dire : « On se retrouve après la séance autour d’un goûter pour en discuter, venez nombreux… »

« Pour moi, le cinéma n’est pas une tranche de vie, mais un morceau de gâteau. » Alfred Hitchcock

Thierry G.juin 2020

L’arrangeur au grand cœur

Marc Gauvin et Julien

Marc Gauvin a accompagné les résidents et le personnel dans l’aventure du Collectif solar, qui a donné naissance à un CD et un spectacle à l’Océanis lors de la Scène Ouverte. Pour mieux connaître ce musicien, j’ai échangé avec lui sur sa passion et son métier.

Bonjour Marc, merci de m’accorder cet entretien. Comment as-tu connu le Foyer Soleil, et comment t’est venu l’idée de ce projet ?

J’ai déjà fait des interventions dans le milieu scolaire, dans des hôpitaux et des maisons de retraite. J’ai travaillé avec Madame Lambert, qui était directrice d’une maison pour personnes âgées, où j’avais fait un CD avec les résidents et un spectacle. C’est ainsi qu’elle m’a proposé de venir au Foyer Soleil et il est vrai que, lorsque je suis venu ici la première fois pour vous rencontrer lors d’un atelier théâtre, j’ai tout de suite compris qu’on allait faire des choses très chouettes.

Je sais que tu as travaillé avec des stars, avec Portishead notamment, qu’est-ce qui t’a donné l’envie et l’idée de travailler avec des amateurs ?  

Ce qui m’intéresse surtout c’est de travailler avec des gens qui ont quelque chose à dire, amateur ou professionnel peu importe. Je dois dire qu’il y a certains professionnels qui n’ont pas grand-chose à dire et puis il n’y a pas beaucoup d’émotion a véhiculer… donc ça ne m’intéresse pas tellement. Tandis que, lorsque je travaille avec des gens qui n’ont pas l’habitude, il y a une fraîcheur, une envie et un culot aussi, il y a une belle énergie. En tant qu’artiste c’est la création et l’émotion qui me touchent, ce n’est pas le niveau technique qui n’a pas vraiment d’intérêt pour moi.

Depuis combien de temps animes-tu ces ateliers ?

Depuis très très longtemps… Je fais de la musique depuis toujours et je fais ce genre d’atelier depuis une dizaine d’années.

On a fait dernièrement une vidéo pour promouvoir la poursuite du projet et j’espère que l’aventure va se renouveler. Tous les résidents ont trouvé cette rencontre et cet atelier très intéressants et tous les résidents ont encore beaucoup de choses à dire. Je te remercie Marc d’avoir répondu à mes questions.

Merci Julien, et je veux juste rajouter que cette expérience aussi m’a permis de rencontrer des amis que j’aimerais revoir pour un nouveau projet également. À bientôt Julien.

Julien P. février 2020

L’affaire Patrick Henry

Robert Badinter lors du procès de Patrick Henry

En 1976, l’affaire Patrick Henry commence.
Patrick Henry est accusé d’avoir enlevé et assassiné Philippe Bertrand, alors âgé de sept ans. Il est défendu par Robert Badinter, un ténor du barreau, assisté par Robert Bocquillon.
Peu avant son arrestation, interviewé par la télévision, il affirmait qu’il était pour la peine de mort pour les assassins d’enfants… alors qu’il a été reconnu coupable.

Photo prise le 18 janvier 1977 de Patrick Henry (lunette) dans le box des accusés et de son défenseur Me Robert Badinter (1er plan) -STF-AFP

Grâce à son avocat Robert Badinter, Patrick Henry échappe à la peine capitale. Comment a-t’il pu trouver les bonnes phrases pour sa plaidoirie et sauver la tête de son client. La profession d’avocat est très difficile, il faut savoir convaincre à tous prix les jurés et la cour. J’imagine l’émotion de l’avocat au moment de plaider.
Le 23 juin Robert Badinter devient Ministre de la Justice après l’élection de François Mitterrand. Il obtient l’’abolition de la peine de mort le 9 octobre 1981.

Robert Badinter défend l’abolition de la peine de mort en septembre 1981 (©MaxPPP)

L’affaire Patrick Henry est le premier fait divers que j’ai suivi, comme un feuilleton avec de nombreux rebondissements . Les avocats de la défense, Robert Bocquillon et Robert Badinter, ont dû trouver des arguments pour défendre un grand criminel comme Patrick Henry, qui a assassiné le petit Philippe Bertrand en 1976. Je m’intéresse au métier d’avocat qui m’a toujours attiré, c’est une profession que j’aurais voulu exercer, je suis toujours sensible à la justice. Pouvoir défendre l’indéfendable…

Martial M. Janvier 2020

La Vie moderne

Dimanche 23 février 2020

A la cafét’ à 15 heures

Documentaire français de 1h 30min réalisé par Raymond Depardon, sorti sur les écrans en 2008 et récompensé par le prix Louis-Delluc 2008.La vie moderne clôt (provisoirement) une trilogie intitulé Profils paysans, commencé en 2001 avec l’approche et le quotidien en 2005.

Raymond Depardon prend ses premiers clichés dans la ferme familiale. A 16 ans, il monte à Paris, où il devient assistant photographe. Associé à l’agence Delmas, Depardon est envoyé en Afrique pour suivre l’expédition SOS-Sahara en 1960, il en revient avec un reportage très remarqué. En 1966, il co-fonde la mythique agence Gamma, pour laquelle il part en reportage au Tchad, au Biafra ou encore à Prague… Raymond Depardon, s‘essaie à la caméra dans les années 70. Patience, discrétion, attention de tous les instants : telles sont les règles d’or du cinéaste, qui se fait le témoin du quotidien des photographes de presse (Reporters, César du meilleur documentaire en 1982) ou d’une équipe de policiers (Faits divers), et s’immisce dans des institutions aussi fermées que l’univers hospitalier (l’asile psychiatrique de San Clemente, le service des Urgences de l’Hôtel-Dieu) ou la justice, avec Délits flagrants (1994), qui lui vaut un deuxième César. Photographe et cinéaste à la réputation mondiale, Depardon multiplie les projets les plus variés (films, expos, ouvrages, publicités…) tout en restant fidèle à certaines thématiques : affirmant au magazine Studio que « le vrai documentaire est finalement plus proche du théâtre ».

L’histoire : Raymond Depardon a suivi pendant dix ans des paysans de moyenne montagne. Il nous fait entrer dans leurs fermes avec un naturel extraordinaire. Ce film nous parle, avec une grande sérénité, de nos racines et du devenir des gens de la terre.

Depardon cultive son jardin

Ce fils de paysans cultive si bien son jardin personnel, que celui de ses parents commence à lui manquer. C’est à la fin des années 1990 que lui vient une idée, un peu folle en termes de production, mais passionnante sur le plan du cinéma : filmer durant dix ans ces paysans de moyenne montagne, entre l’Ariège, la Lozère, la Haute-Loire et la Haute-Saône, dont tout porte à croire qu’ils vont disparaître sous l’effet des mutations économiques.

A travers ce film, Raymond Depardon rend hommage à un monde rural qu’il connaît bien : « J’ai passé mon enfance dans une ferme et j’ai mis du temps à prendre conscience de cette réalité même si j’ai quitté cette ferme très tôt, à l’âge de 16 ans… Comme beaucoup de gens dans les années 60, j’ai un peu fui ce milieu par complexe, quelquefois même par honte. Ensuite, s’est installé tout doucement un phénomène inverse : j’étais fier d’être né dans une ferme. Mais je n’arrivais pas à faire un film sur ce sujet-là. Il a fallu que je fasse un grand détour, le tour du monde en quelque sorte, pour oser filmer les paysans. A la fin des années 80, j’ai d’abord travaillé pour le magazine Le Pèlerin et ensuite pour le journal Libération sur la disparition des paysans. A cette occasion, j’avais été surpris de voir que ce monde rural, celui de mon enfance, n’avait pas beaucoup bougé finalement. Et je me suis dit qu’il fallait que je poursuive ce travail en le filmant. »

L’équipe de Rédac’ février 2020

Ciné-Goûter à la Villa Soleil

Comme l’année dernière, notre petite troupe du foyer Soleil s’est rendue à la Villa Soleil, où Fred nous attendait avec des nouveaux courts métrages. Nous avons été très bien accueilli par Julie, son collègue et les résidents de la Villa. Après la projection des courts spécialement adaptés aux résidents de la villa, un brownie au chocolat et un gâteau aux pommes nous promettaient un goûter savoureux, nous en avons goûtés un peu de chaque . Nous avons discuté ensemble tout en sirotant notre café ou pour certains leur chocolat chaud. Nous nous sommes quittés en se donnant rendez-vous l’année prochaine ou peut être avant !

L’équipe de Rédac‘ février 2020

Il mio viaggio in Italia (Mon voyage en Italie)

Monument à Victor-Emmanuel II

Je suis parti en vacances en Italie au mois d’octobre, accompagné par Stéphane, que j’ai rencontré lors de séjours en montagne. L’Italie m’a toujours fait rêver, la beauté du pays, son architecture, son histoire, sa douceur de vivre, ses habitants hauts en couleur et sa gastronomie. Notre « road tripe » a commencé par Bologne, ville étape avant la capitale Rome, puis Florence berceau de la renaissance et Pise avec sa fameuse tour. Nous avons visité beaucoup de lieux magnifiques : des musées, des églises et monuments religieux, des places et jardins, des moments antiques et les studios de Cinecittà… il est difficile pour moi de choisir, tant il y a à voir et à admirer. J’ai été submergé par des vagues de beauté.

Bien que la chronologie ne soit pas respectée, je vais dire un petit mot sur l’étape florentine, une ville plus calme que la bouillante Rome. Florence est un musée à ciel ouvert, il y a toujours une découverte à faire à chaque détour d’une rue pour peu qu’on soit aventureux. Vous l’avez compris Florence est une ville merveilleuse. Nous avons visité la « Cattedrale Santa Maria del Fiore ou Duomo » avec ses peintures monumentales sur ses murs et sa coupole, flâné dans le célèbre jardin Boboli remarquable pour la valeur historique de sa collection de sculptures romaines et florentines, puis enjambé le fleuve Arno sur le très célèbre « Vecchio », emblème de la ville de Florence, cet ouvrage à la particularité d’être habité. Il abrite des magasins de joailleries et des bijouteries.

Trivoli, un autre lieu remarquable qui a marqué ce voyage en Italie. Situé non loin de Rome, Trivoli est rendu célèbre par l’empereur Hadrien (IIe siècle) qui fit son lieu de villégiature, et également grâce à ses eaux thermales réputées. Le parc abritant la villa d’Este, est un modèle de jardin d’eau. La promenade dans ses allées, bien que pentues, est incomparable avec d’autres jardins que j’ai pu visiter. Nous nous sommes baladés au gré de nos envies toute une après midi dans ces paysages magnifiques, des surprises à chaque point de vue, les fontaines sont spectaculaires, la verdure apaisante et fraîche, certainement très appréciée lors de chaudes journées d’été.

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La fête du court métrage

Dimanche 26 janvier 2020

A la cafét’ à 15 heures

Cette année, Fred de l’association Chlorofilm nous a présenté une sélection de courts métrages. Les spectateurs du Foyer Soleil ont répondu présent à cette invitation. Les courts métrages ont été appréciés, une histoire de pompe funèbre pas triste, des bonnes sœurs silencieuses mais malicieuses, un tramway nommé désir, des fonds sous marins recyclés, des hommes sans bouche qui retrouvent la parole par accident… il y avait pour tout les goûts dans ces petits voyages pleins d’aventures.
Une après midi sympa, avec la douce chaleur d’un feu de cheminée, qui s’est conclu autour du traditionnel goûter. Une expérience à renouveler l’année prochaine.

L’équipe de Rédac’ février 2020

Bonne année 2020

Déjà 2020… 2019 a été une année chaude, une des plus chaudes jamais enregistrées sur la planète depuis que les relevés météo existent… Ici au Foyer Soleil, 2019 a été aussi une année chaude, beaucoup de fêtes dans son agenda : celle de Martine en février, de Marie en mars, des 40 ans en octobre et de Valérie le même mois… 2019 est aussi l’année de la concrétisation du projet du nouveau Foyer Soleil à Lanester dans le quartier de Keraliguen, qui sera construit sur un vaste terrain non loin des commodités citadines (transports, commerces, santé, culture…), un beau projet, qui nous l’espérons, tiendra toutes ses promesses . En attendant la suite, nous vous souhaitons, chers lecteurs, la plus belle des années… N’hésitez pas à nous contacter pour donner vos avis et idées, nous comptons sur vous…

L’équipe de Rédac’ janvier 2020

Bohemian Rhapsody

Biopic américain de Bryan Singer de 2h 15min, sorti sur les écrans en 2018. Le film a connu un triomphe international, en France, le biopic a attiré plus de 4,3 millions de spectateurs en salles, devenant le 5ème plus gros succès de l’année 2018. Bohemian Rhapsody a été récompensé par 9 prix dont 4 Oscar, 2 British Academy Film Awards, 1 Screen Actors Guild Awards (syndicat d’acteurs américains) et de 2 Golden Globes. Rami Malek, qui incarne Freddie Mercury fait l’unanimité et reporte le Prix pour le meilleur acteur dans chacune de ces cérémonies. L’acteur construit sa carrière par des allers retours entre cinéma  (La Nuit au musée 2006, 2015, Papillon 2018) et télévision (24 Heures Chrono 2010, Twilight 2012, Mr. Robot 2015). C’est le chanteur canadien Marc Martel qui interprète les chansons de Queen dans le film. Cet artiste a la particularité d’avoir quasiment le même timbre de voix que Freddie Mercury.

Bohemian Rhapsody retrace le destin extraordinaire du groupe Queen et de leur chanteur emblématique Freddie Mercury, qui a défié les stéréotypes, brisé les conventions et révolutionné la musique. Du succès fulgurant de Freddie Mercury à ses excès, risquant la quasi-implosion du groupe, jusqu’à son retour triomphal sur scène lors du concert Live Aid, alors qu’il était frappé par la maladie, découvrez la vie exceptionnelle d’un homme qui continue d’inspirer les outsiders, les rêveurs et tous ceux qui aiment la musique.

Un mélange musical habile et audacieux

13 juillet 1985. Les stars du rock sont réunis à Londres, mais aussi à Wembley pour le concert gigantesque de Live Aid. C’est l’heure du concert de Queen. Freddie Mercury entrent sur scène avec ses comparses. Il salue le public, s’installe au piano. Le stade plein à craquer retient son souffle. Les premières notes de piano de Bohemian Rhapsody résonnent. Une clameur immense monte du public… Qui aurait prédit, 10 ans plus tôt un tel engouement autour d’un titre que la propre maison de disques de Queen refusait et que les radios boycottaient, jugeant la chanson trop longue et trop baroque ? Et pourtant avec Bohemian Rhapsody, issu de l’album A Night at The Opera, Queen a inventé le premier opéra rock et a bouleversé les codes en vigueur. Freddie Mercury a composé Bohemian Rhapsody sur le piano droit installé dans son appartement londonien. Il mélange quatre styles de musique : une balade au piano, un solo de guitare rock signé Brian May, des envolées lyriques, et un final hard rock. Une construction complètement inédite à l’époque. Cette œuvre dont personne ne voulait va rencontrer un immense succès commercial et faire entrer définitivement Queen au Panthéon du rock. Selon un sondage d’opinion commandé au Royaume-Uni par la BBC Two et paru en 2007, Queen est considéré comme étant le « meilleur groupe britannique de tous les temps », devançant les Beatles et les Rolling Stones. Bohemian Rhapsody (1975) vient d’atteindre le milliard de vues sur Youtube et continue de séduire le public d’internet, 44 ans après sa sortie.   francetvinfo.fr

Tout y était…

Bohemian Rhapsody commence et se termine sur le phénoménal concert du Live Aid pour lever des fonds contre la famine en Afrique. Peu auparavant au bord de l’implosion, Queen effectue ce jour-là un retour triomphal au stade de Wembley. Alors que Freddie Mercury se sait désormais atteint du sida, il fait la démonstration absolue de ses talents de bête de scène et ces 18 minutes de concert restent dans les mémoires comme un set d’anthologie (avec au menu, entre autres, « Bohemian Rhapsody », « Radio Ga Ga », « We Will Rock You » et « We Are the Champions »). Wembley a été reproduit d’après les images d’époque sur l’aérodrome de Bovingdon dans le Hertfordshire. Une immense plateforme de 5 mètres de haut a été dressée sur la piste d’atterrissage, à l’identique de celle du Live Aid. Également reproduites soigneusement : les coulisses, les échafaudages, les affiches et les bannièrf es qui encadraient la scène. L’illusion est parfaite. Au point que Brian May dit lui-même avoir été stupéfait. « Des amplis qui se trouvaient derrière moi aux pédales d’effets en passant par le chiffon que j’utilisais pour faire briller ma guitare », tout y était. 
Ensuite, Rami Malek a étudié chaque regard et chaque geste de Freddie Mercury. Il suffit de comparer avec la vidéo du concert original : la chorégraphie du chanteur, ses sautillements et ses petits gestes de boxeur, sa façon de tenir le pied de micro et surtout de sembler s’adresser à chaque fan dans l’assistance, sont reproduits fidèlement. Impossible de ne pas avoir le regard au minimum embué. francetvinfo.fr

Dimanche 29 décembre 2019

A la Cafét’ à 15 heures

Le comité de Rédac’ –  décembre 2019

Destination Jamaïque au Quai 9 à Lanester, le 26 juin 2019.

Notre équipage est heureux de vous accueillir pour « Destination Jamaïque ». Embarquement immédiat au Quai 9…

le 26 juin à 15 heures, les passagers pour la Destination Jamaïque, se sont rassemblés dans le grand hall du quai 9, à Lanester, pour assister à la représentation de la pièce mise en scène par les «Filles» de l’ADJ et jouée par les utilisateurs de l’ADJ et les résidents du Foyer Soleil.

Une salle comble (et climatisée) a accueilli cette troupe de théâtre, prête à tout donner pour faire décoller les spectateurs vers des aventures extraordinaires.

« Ce projet m’a donné le plaisir de jouer le rôle du serveur de l’hôtel du Jamaïque club. La scène du quai 9 est grande, quand j’étais sur scène, je pensais aux spectateurs qui sont venus nous voir. J’ai été touché par mes camarades qui malgré leur difficultés ont réussi à jouer leur rôle et faire vivre la pièce. » Franck

« l’installation sur scène, le bus en carton, l’estrade pour être visible, le micro, la cigarette électronique, que de bons souvenirs, et de tout ce travail en amont que les gens n’ont pas vu… J’ai encore ce moment, où le public est présent, qui m’encourage à faire ma scène et qui en redemande : « yo, man »… un sincère merci aux Filles. » Françoise

«Il me reste des moments de joie et du travail avant. J’ai eu un doute avant. Est-ce qu’ils vont tous arriver à jouer ? La magie a opéré et tout s’est bien passé pour tout le monde. J’ai encore joué un rôle de femme, la deuxième fois (Les voisins 2014), j’aime bien me déguiser. Merci à vous les filles et aux autres. » Quentin

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Collectif Solard sur la scène ouverte…

Un grande première, le collectif solard s’est produit en « live » sur la scène de l’Océanis à Plœmeur, accompagné par Marc Gauvin, arrangeur, et musicien du projet. Pour chacun de nous, cette expérience fuEn tout 11 des 12 morceaux ont été interprétés par les différents artistes qui figurent sur l’album. Les retours ont été très positifs, et l’expérience sera renouvelée à l’occasion de la soirée des 40 ans du Foyer soleil. t très enrichissante. En effet, le personnel a pris part avec grand plaisir et enthousiasme au travail de composition et de réalisation des différentes chansons. Chacun a pu exprimer ses idées aux travers des textes, de la musique et de son interprétation sur scène.

Valérie & Gwendal TOUS LES MATINS  : Tous les matins le bonheur, le soleil brille c’est merveilleux 

« En pensant au foyer, on voulait apporter un message positif, le matin on se lève, il faut toujours avoir la pêche pour passer une bonne journée même si c’est quelques fois difficile… » Valérie P.

Julien & Julie FAUTEUIL DE ROI : Je suis riche aux jeux des différences…

« Ce texte je l’ai écrit il y a 10 ans, après un concert au foyer de Minority Record. J’avais parlé avec le groupe et leur ai demandé d’écrire un texte sur le handicap, ils m’ont répondu : pourquoi tu ne le ferais pas ? tu connais le handicap mieux que personne. La différence n’est pas un frein mais une force.» Julien P.

Christophe, Julie, Samira & Amina FATHIA  : Je vois sur un tapis Persan, les pieds déchaussés aux musiques d’Orient…

« Fathia est une chanson d’amour que j’ai écrit pour une fille qui compte beaucoup pour moi et qui m’a fait beaucoup rêver.» Christophe LS.

Françoise J LA MER : C’est la mer qui m’a sauvée …

« C’est comme cela que ça s’est passé, ce texte est mon histoire, et je vis depuis trente trois ans ainsi. » Françoise J.

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Minuscule – La vallée des fournis perdues

Film d’animation de Thomas Szabo et Hélène Giraud, de 1h 28min, sorti sur les écrans en 2014, a été récompensé Meilleur film d’animation aux César 2015.

Dans une paisible forêt, les reliefs d’un pique-nique déclenchent une guerre sans merci entre deux bandes rivales de fourmis convoitant le même butin: une boîte de sucres! C’est dans cette tourmente qu’une jeune coccinelle va se lier d’amitié avec une fourmi noire et l’aider à sauver son peuple des terribles fourmis rouges…

Mêlant animation 3D et décors naturels

Minuscule – La vallée des fourmis perdues est le long-métrage adapté de la série télévisée Minuscule qui comporte deux saisons d’épisodes muets très courts racontant la vie des insectes qui nous entourent. Le film a la particularité rare de nos jours d’être un long métrage entièrement muet. Les insectes communiquent alors par petits bruits. Les metteurs en scène utilisent un procédé d’animation peu répandu au cinéma, l’intégration d’images de synthèse en décor réel. Le tournage s’est fait dans les Parcs Nationaux des Écrins et du Mercantour.

Comité de rédac’  novembre 2019

Dimanche 1er décembre 2019

en cafèt’ à 15 heures

Tracks

Film d’aventure et biopic australien de 1h 52min, réalisé par John Curran, sorti sur les écrans en avril 2016. Tracks est une adaptation des mémoires de Robyn Davidson, une Australienne qui, en 1977, à l’âge de 27 ans, a traversé le désert australien, depuis la ville d’Alice Springs jusqu’à l’océan Indien, accompagnée de son chien et de quatre chameaux. L’héroïne du film est interprétée par l’actrice australienne Mia Wasikowska, dont nous avons apprécié l’interprétation d’Alice dans le Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton.

L’histoire : En 1975, Robyn Davidson, une jeune femme en quête de sens, abandonne sa vie urbaine pour traverser le désert Australien sur 3200 km. Sa solitude sera troublée par Rick Smolan, un photographe du National Geographic qui couvre son expédition. Inspiré d’une histoire vraie, son périple est jalonné de rencontres qui lui permettent de s’ouvrir au monde et de découvrir sa force intérieure.

« Vous voulez être vous-même ? Alors n’obéissez jamais ! »

En 1975, Robyn Davidson, alias la Camel Lady, débarque à Alice Springs avec cinq dollars en poche. Son rêve : apprivoiser et domestiquer des chameaux pour traverser, à pied et en solitaire, les deux mille kilomètres de désert et de bush de l’Australie Occidentale. Commence alors un périlleux voyage avec ses chameaux Dookie, Bub, Zeleika et Goliath pour venir à bout de ce projet extravagant, malgré les préjugés, les sarcasmes et les calculs intéressés des uns et des autres. Indépendante, aventurière, battante, Robyn Davidson livre un récit intime sur la découverte de soi. Une aventure forte en émotions, menée par une femme dotée d’un courage et d’une détermination inouïs. Au cœur de ce livre désormais culte, un seul message : « vous voulez être vous-même ? Alors n’obéissez jamais ! »

Dresser les chameaux

Tracks met en scène des chameaux stars obéissant au doigt et à l’oeil, à l’instar d’un certain Morgan, capable de grogner ou faire semblant de mordre à la demande. Mia Wasikowska, qui adore les animaux, était ravie de tourner avec ces grandes bestioles : « J’ai dû m’entraîner avec les chameaux avant de commencer le tournage. C’est comme ça que j’ai rencontré Robyn Davidson. Nous sommes allées dans le sud de l’Australie et nous sommes restées plusieurs jours dans le ranch des chameaux. Robyn voulait me montrer une approche féminine de la façon dont elle avait interagi avec eux. Ils sont juste magnifiques, je les adore, ce sont des animaux excellents pour travailler dans un film, ils apportent une touche de fantaisie à tout. Ils ont été une très belle compagnie », s’enthousiasme la comédienne.

Comité de rédac’  octobre 2019

Dimanche 3 novembre 2019

en cafèt’ à 15 heures

Hola Cataluña !

Le projet est né d’une envie de voyager. Barcelone est une destination idéale pour le soleil bien sûr, la culture, l’architecture, et pour sa douceur, mais surtout pour vivre une aventure commune hors de nos murs et des frontières de l’hexagone.

Après un voyage de deux jours avec une halte à Agen, nous avons pris nos quartiers à l’appart hôlel Mics st Jond, logements adaptés pour les personnes «con discapacidad », situé dans le quartier d’affaire de Gràcia, banlieue chic de Barcelone.

Christophe, Roxane, Julien, Lucie et Carole…

La première journée a été consacrée au repos, nous avons fait une incursion dans la ville en fin d’après-midi. Chaque jour était une aventure, rien de prévu à l’avance, sauf quelques sites emblématiques comme la Sagrada Familia, les Ramblas et la visite du parc Güell.

Le premier soir, attablés en terrasse et profitant de la douceur de la soirée, une grosse pluie d’orage nous a surpris : « la Bretagne nous poursuit ! » s’exclame Christophe. La pluie ne cessant pas, nous rencontrons Alba, habitante du quartier qui nous propose son aide et celles de ses amis pour nous abriter dans le bar, séparé de la terrasse par une grosse marche. Alba parlant un peu français, a sympathisé avec nous, nous avons échangé sur notre projet dans la capitale catalane. Ce fut le début de nombreuses et chaleureuses rencontres…

L’accessibilité du métro est un atout important pour circuler de façon autonome dans cette grande ville. Les places réservées pour les « handi » sont quasiment toutes nominatives, il ne restait plus que le parking pour les camping-cars et les bus pour garer notre fourgon, une véritable mission avec notre pilote Roxane tout devient réalisable.

Au cours de nos balades, nous avons eu loisir de goûter aux spécialités locales. La paella tout d’abord, n’a rien à voir avec celle que je prends chez « Paquito » au marché de keryado, avec un riz savoureux et parfumé, servie dans un grand plat. Les incontournables tapas, au poisson, au jambon coupé en tranches fines, au fromage et à l’huile d’olive, accompagnent l’apéro. La traditionnelle sangria aux fruits marinés dans du vin rouge de pays, servie très frais c’est tout simplement délicieux. Les empanadas, sorte de chaussons garnis de légumes, de viande ou autres, les croquetas fait de boulettes de viande panée, les churros ressemblant à nos chichis des fêtes foraines. Barcelone ne manque pas de ressources gastronomiques que nous avons bien appréciées.

Nos balades ne nous ont pas conduits qu’aux restaurants et aux terrasses des bars. Nous avons découvert les richesses culturelles de la ville. Le Parc Güell réalisation de l’architecte catalan Antoni Gaudí, domine une partie de la ville. Très reposant, la fraîcheur de la végétation rend la balade fort agréable. L’architecture est étonnante, très colorée par les mosaïques mais aussi massive par les gros blocs de pierre qui font l’assise des terrasses et des bâtisses. La mythique Sagrada Familia nous a laissés sans voix… impressionnante par la force que cet édifice dégage, les différentes époques architecturales s’entrechoquent mais en même se complètent. Commencée en 1891 sous la direction de Antoni Gaudí, la cathédrale n’est toujours pas achevée, financée que par l’aumône et les dons à l’exclusion de tout fonds publics, la majorité des donateurs est anonyme et les montants inconnus. Fan de foot, je n’ai pas pu résister à l’appel du Barça. En effet une boutique du club fait face à la Sagrada, j’ai profité de cette opportunité pour m’acheter une casquette bienvenue sous le soleil catalan… l’immense marché de la Boqueria sur les Ramblas, plein de couleurs et de bonnes odeurs donne envie de tout goûter, la grande plage de Barcelone déroule son long ruban de sable blond. En soirée, les lumières du casino nous ont appelés. Nous avons tenté notre chance aux bandits manchots et à la roulette… faites vos jeux, rien ne va plus, malheureusement nous n’avons rien gagné.

Vacances ensoleillées et parenthèse enchantée… Ces mots résument notre séjour en Espagne. Mais aussi détente, bonne humeur, vie de bohème, se laissant porter par l’improvisation du moment. Hasta pronto Barcolona.

Julien P. octobre 2019

Le Grand Bain

Comédie dramatique française de 2h 12min, réalisée par Gilles Lellouche, sortie sur les écrans en octobre 2018. Malgré un casting 5 étoiles, et de très bonnes critiques, Le grand bain a reçu une douche froide recueillant un prix – celui du meilleur second rôle masculin pour Philippe Katerine – sur 10 nominations au César 2019. «  C’est déjà gagné  », avait rétorqué l’animateur vedette de TMC, mais le réalisateur était loin d’en être aussi sûr. « C’est pas dit du tout parce que souvent, quand on a beaucoup de nominations, on repart avec rien du tout. C’est assez traditionnel », avait-il expliqué. Et il avait raison !

L’histoire : C’est dans les couloirs de leur piscine municipale que Bertrand, Marcus, Simon, Laurent, Thierry et les autres s’entraînent sous l’autorité toute relative de Delphine, ancienne gloire des bassins. Ensemble, ils se sentent libres et utiles. Ils vont mettre toute leur énergie dans une discipline jusque-là propriété de la gent féminine : la natation synchronisée. Alors, oui c’est une idée plutôt bizarre, mais ce défi leur permettra de trouver un sens à leur vie…

Gilles Lellouche et son casting de dingue

Avec Le Grand bain, Gilles Lellouche avait pour volonté de réunir plusieurs acteurs issus d’horizons différents et qui avaient pour habitude de porter des films à eux seuls. Le metteur en scène indique :

« Mathieu Amalric, je l’ai rencontré sur le tournage du Rappeneau, Belles familles, j’admire son talent depuis le Cours Florent donc l’idée de travailler avec lui me trottait dans la tête depuis longtemps. Philippe Katerine, s’il m’avait dit non, j’aurais été dans une merde noire car c’est le seul qui pouvait jouer Thierry sans en faire une caricature d’homme enfant agaçante. Il a une fantaisie lunaire, dadaïste, qui collait parfaitement au personnage. Jean-Hugues Anglade, on habite dans le même quartier, je le croisais au supermarché du coin, sa poésie me touche infiniment. J’avais ce souvenir de lui dans La Reine Margot avec ses cheveux longs, c’était parfait pour mon rockeur revenu de tout. »

«  Benoît Poelvoorde était déjà dans mon premier film, pour moi c’est un génie absolu qui peut tout jouer et qui excelle dans les rôles de roublard. Leïla Bekhti, dans la vie, quand je la croisais, je voyais qu’elle avait une autorité naturelle qui n’avait jamais été exploitée au cinéma. Elle était idéale pour incarner la rigueur du sport, et Virginie Efira, la philosophie. Quant à Guillaume Canet, je craignais que le personnage l’effraie parce que c’est peut-être le moins sympathique, mais il a eu l’intelligence de voir sa beauté et ses failles. On parle souvent d’amitié à propos de Guillaume et moi, mais on est aussi beaucoup dans une relation de travail. »

Comité de rédac’

septembre 2019

Dimanche 6 octobre 2019
en cafèt’ à 15 heures

Doisneau, un œil malicieux…

Photo :Christian Louis 1979

Le musée des beaux arts de Quimper a organisé cet hiver une rétrospective, en 130 clichés, consacrée à l’œuvre de Doisneau. Le parcours se décline en trois étapes : la beauté du quotidien de Paris et de sa banlieue, Palm Springs des années 1960, se clôturant sur une vingtaine de photos prises en Bretagne.

Notre guide nous conduit vers les photos en noir et blanc mettant en image des personnages toujours pris sur le vif. On y apprend aussi, que pour des commandes ou pour des clichés plus connus  (Le Baiser de l’hôtel de ville), Doisneau faisait appel à des comédiens et figurants, afin d’obtenir la photo qu’il avait imaginée.

J’ai été étonnée par ses réalisations en couleurs. Pour moi ce photographe est synonyme de noir/blanc. Le reportage réalisé pour le magazine Fortune, Palm Springs 1960, Robert Doisneau utilise alors la pellicule couleurs : « pour restituer l’atmosphère factice de cette oasis en plein cœur du désert du Colorado pour riches retraités américains. ».

Le clin d’œil sur la Bretagne est aussi très intéressant. Les explications lors de la visite guidée permettent de voir des détails qui pourraient nous échapper.

Les images de Robert Doisneau m’ont fait entrer dans son univers fait de petites histoires, d’anecdotes, souvent empreintes d’humour et de poésie, mais également de nostalgie, d’ironie et de tendresse.

Nathalie M.

mai 2019

Christian Louis1979