Le Grand Bain

Comédie dramatique française de 2h 12min, réalisée par Gilles Lellouche, sortie sur les écrans en octobre 2018. Malgré un casting 5 étoiles, et de très bonnes critiques, Le grand bain a reçu une douche froide recueillant un prix – celui du meilleur second rôle masculin pour Philippe Katerine – sur 10 nominations au César 2019. «  C’est déjà gagné  », avait rétorqué l’animateur vedette de TMC, mais le réalisateur était loin d’en être aussi sûr. « C’est pas dit du tout parce que souvent, quand on a beaucoup de nominations, on repart avec rien du tout. C’est assez traditionnel », avait-il expliqué. Et il avait raison !

L’histoire : C’est dans les couloirs de leur piscine municipale que Bertrand, Marcus, Simon, Laurent, Thierry et les autres s’entraînent sous l’autorité toute relative de Delphine, ancienne gloire des bassins. Ensemble, ils se sentent libres et utiles. Ils vont mettre toute leur énergie dans une discipline jusque-là propriété de la gent féminine : la natation synchronisée. Alors, oui c’est une idée plutôt bizarre, mais ce défi leur permettra de trouver un sens à leur vie…

Gilles Lellouche et son casting de dingue

Avec Le Grand bain, Gilles Lellouche avait pour volonté de réunir plusieurs acteurs issus d’horizons différents et qui avaient pour habitude de porter des films à eux seuls. Le metteur en scène indique :

« Mathieu Amalric, je l’ai rencontré sur le tournage du Rappeneau, Belles familles, j’admire son talent depuis le Cours Florent donc l’idée de travailler avec lui me trottait dans la tête depuis longtemps. Philippe Katerine, s’il m’avait dit non, j’aurais été dans une merde noire car c’est le seul qui pouvait jouer Thierry sans en faire une caricature d’homme enfant agaçante. Il a une fantaisie lunaire, dadaïste, qui collait parfaitement au personnage. Jean-Hugues Anglade, on habite dans le même quartier, je le croisais au supermarché du coin, sa poésie me touche infiniment. J’avais ce souvenir de lui dans La Reine Margot avec ses cheveux longs, c’était parfait pour mon rockeur revenu de tout. »

«  Benoît Poelvoorde était déjà dans mon premier film, pour moi c’est un génie absolu qui peut tout jouer et qui excelle dans les rôles de roublard. Leïla Bekhti, dans la vie, quand je la croisais, je voyais qu’elle avait une autorité naturelle qui n’avait jamais été exploitée au cinéma. Elle était idéale pour incarner la rigueur du sport, et Virginie Efira, la philosophie. Quant à Guillaume Canet, je craignais que le personnage l’effraie parce que c’est peut-être le moins sympathique, mais il a eu l’intelligence de voir sa beauté et ses failles. On parle souvent d’amitié à propos de Guillaume et moi, mais on est aussi beaucoup dans une relation de travail. »

Comité de rédac’

septembre 2019

Dimanche 6 octobre 2019
en cafèt’ à 15 heures

Doisneau, un œil malicieux…

Photo :Christian Louis 1979

Le musée des beaux arts de Quimper a organisé cet hiver une rétrospective, en 130 clichés, consacrée à l’œuvre de Doisneau. Le parcours se décline en trois étapes : la beauté du quotidien de Paris et de sa banlieue, Palm Springs des années 1960, se clôturant sur une vingtaine de photos prises en Bretagne.

Notre guide nous conduit vers les photos en noir et blanc mettant en image des personnages toujours pris sur le vif. On y apprend aussi, que pour des commandes ou pour des clichés plus connus  (Le Baiser de l’hôtel de ville), Doisneau faisait appel à des comédiens et figurants, afin d’obtenir la photo qu’il avait imaginée.

J’ai été étonnée par ses réalisations en couleurs. Pour moi ce photographe est synonyme de noir/blanc. Le reportage réalisé pour le magazine Fortune, Palm Springs 1960, Robert Doisneau utilise alors la pellicule couleurs : « pour restituer l’atmosphère factice de cette oasis en plein cœur du désert du Colorado pour riches retraités américains. ».

Le clin d’œil sur la Bretagne est aussi très intéressant. Les explications lors de la visite guidée permettent de voir des détails qui pourraient nous échapper.

Les images de Robert Doisneau m’ont fait entrer dans son univers fait de petites histoires, d’anecdotes, souvent empreintes d’humour et de poésie, mais également de nostalgie, d’ironie et de tendresse.

Nathalie M.

mai 2019

Christian Louis1979

Ciné-Goûter, le rideau est tombé !

Le goûter, un moment toujours très apprécié…

La saison 2018/2019 de Ciné-Goûter, s’est achevée avec l’Emmerdeur, un film de d’Edouard Molinaro, interprété par deux immenses acteurs  : Jacques Brel et Lino Ventura. 9 films ont été projetés cette saison dans différents genres allant de la comédie (L’école Buissonnière), au fantastique (Le Tout Nouveau Testament), en passant par une séance de courts, un thriller (Le Crime de l’Orient-Express), sans oublier les films d’animation, toujours très appréciés (Croc-Blanc et Comme des bêtes). Nous avons voulu marquer le centenaire de la Grande Guerre en projetant Les Gardiennes, et la vie des femmes qui ont remplacé sur le champ du travail ceux qui sont partis sur le champ de bataille !

Pour la première fois, notre Ciné-Goûter a été invité à la Villa Soleil. Nous avons visionné Minuscule, un film d’animation que nous rediffuserons en fin d’année. L’expérience sera reconduite avec un programme plus allégé, pour ne pas empiéter sur l’heure du goûter… Ciné oui, mais Goûter avant tout…

Nous sommes déjà à la programmation de la saison prochaine. Nous espérons vous surprendre encore et vous inciter à venir voir nos films. Il y aura des comédies, biopics, documentaires… et plein d’autres bonnes surprises… alors, les hirondelles parties, le chauffage rallumé, les jour plus courts, comme on a l’habitude de vous le dire : « On se retrouve après la séance autour d’un goûter pour en discuter, venez nombreux… »

Nathalie M & Ronan LB.

avril 2019

Marie, prend le large…

Marie est entrée au Foyer Soleil un 3 septembre 1979, près de quarante ans plus tard, elle nous offrait une soirée grandiose, qui marque la fin de son parcours au 26 de la rue de Kersabiec. Sur le thème de la mer, sa grande passion, elle nous a embarquée dans un décor fait de voiles, de balises d’entrée de port, le tout mis en valeur par des éclairages…

Cirés, et perruques rouges…

Une chorégraphie (très improvisée) sur une chanson de marins interprétée par Jean-Jacques Mel accompagné à la guitare par Jacques le Gleuher, et repris en chœur par toute l’assistance, a lancé la soirée. A l’image de la couleur des cheveux bien reconnaissables de Marie, les invités ont voulu s’associer à ce trait de sa personnalité, en arborant une perruque rouge, ou en amenant une touche de cette même nuance sur leurs vêtements. Après les discours d’usage, où l’exercice a consisté à passer 40 ans d’une carrière bien remplie en revue, place au buffet…

Marie entourée par ses collègues de son début de carrière…

Parmi les invités, des anciens membres du personnel, très émus de revenir dans ces locaux où ils ont fait une partie de leur carrière, à qui visiblement, le Foyer Soleil a laissé des souvenirs heureux.

Des résidents très émus…

La fête s’est étirée doucement, les discussions allaient bon train, les anecdotes ressurgissent avec plaisir, la musique et les chansons ont accompagné nos souvenirs avec la Grande…

Merci pour cette soirée très réussie, nous te souhaitons bon vent dans tes projets, et nous aurons toujours un grand plaisir de te revoir.

Le comité de Rédac

avril 2019

L’Hydrophone*

Le vendredi 22 mars, une porte ouverte était organisée lors de l’inauguration de L’Hydrophone, la nouvelle salle de spectacle à Lorient. C’est dans les nefs 5 et 6 du bloc K2 de l’ancienne Base des sous-marins, que s’est installée la nouvelle salle de concert, avec des studios de répétition, des loges et des bureaux, 2 460 m² dédiés aux musiques actuelles. Le Manège a fait pour cette occasion ses derniers tours avec 24 heures non stop de musique et passé ainsi le relais à son successeur l’Hydrophone installé à la Base.

La face A est l’entrée des salles de concerts, la face B est l’entrée des studios de répétition, de l’accueil, de la billetterie. source : Lorient Agglo

C’est dans une alvéole de béton armé de 15 mètres de large sur 15 mètres de haut, avec une profondeur de près de 120 mètres, que l’équipement prend place. Il comprend 5 studios de répétition avec régie, dont un grand studio de 70 m², des bureaux, un accueil. Il a aussi une salle de diffusion (vidéo) axée sur la résidence, avec des loges plus grandes et une arrière-scène. La capacité de la salle de concert est de 500 personnes debout, plus quelques gradins en béton en fond de salle. Entre la salle de concert et les studios, la jonction se fait par une passerelle existante et conservée, tout comme les ponts roulants, les portes blindées et quelques éléments de décor dans leur jus.

Une salle de concert de 500 places… source : Lorient Agglo

Ce nouvel équipement est géré pour le compte de Lorient Agglomération par MAPL – Musiques d’Aujourd’hui en Pays de Lorient- association créée en 1993 à l’initiative de musiciens du Pays de Lorient, à qui l’on doit le festival des « IndisciplinéEs », des concerts toute l’année, l’accompagnement de groupes et la médiation culturelle auprès du public.

Un large hall au sol de béton peint en rouge accueille les visiteurs…

Un large hall au sol de béton peint en rouge accueille les visiteurs. 2 guichets dont un plus bas pour les personnes en fauteuil sont installés dans cet espace. L’entrée de la salle de concert se fait par une passerelle accessible à tous, permet d’avoir un point de vue surélevée de la salle et d’ accéder éventuellement à la fosse. L’autre salle plus petite (120 places), où se situe le bar, est accessible par un accesseur, une passerelle en forme de U la longe le long des murs. Les studios sont facilement accessibles en fauteuil. L’accessibilité est bien pensée, il ne nous reste plus qu’a tester l’Hydrophone en condition réelle, l’acoustique est, de ouïe dire excellente.

*Détecteur d’ondes acoustiques dans l’eau.

Nathalie M. & Ronan L B.

Avril 2019

L’emmerdeur

Pour la dernière séance de la saison de ciné goûter, nous avons mis nos propositions au vote des résidents. 4 comédies du cinéma patrimoine étaient en lice : La vache et le prisonnier avec Fernandel, Le corniaud avec Bourvil & De funès, L’Emmerdeur avec Brel & Ventura et Tandem avec Rochefort & Jugnot. Le film réalisé par Gérard Oury, Le Corniaud, a récolté largement les suffrages. Malheureusement la télé nous a devancés de quelques semaines, en le diffusant un dimanche soir, par conséquent nous avons décidé de projeter le deuxième sur la liste des préférences : L’Emmerdeur d’Edouard Molinaro, avec Jacques Brel et Lino Ventura. Espérons que nous ne serons pas E… une seconde fois…

L’Emmerdeur est une comédie réalisée par Edouard Molinaro en 1973. Le film est adapté de la pièce de Francis Veber, Le Contrat (1971), avec Jean Le Poulain et Raymond Gérôme. Le scénariste réadaptera sa pièce en 2005, qui donnera aussi lieu à un film, L’Emmerdeur (2008), avec Patrick Timsit et Richard Berry dans la peau des deux personnages principaux.

L’histoire : François Pignon, représentant en cravates, se rend à Montpellier pour essayer désespérément de reconquérir son épouse, partie avec un autre. Une fois de plus éconduit, il entreprend de se suicider dans sa chambre d’hôtel… mais échoue là encore. Le problème est que son voisin de chambre est l’imposant Milan, tueur à gages venu exécuter un contrat, et que celui-ci a d’autres choses à faire que se coltiner un dépressif gluant.

Ventura, Brel et Molinaro

A l’origine du projet d’adaptation cinématographique de la pièce initialement intitulée Le Contrat, les producteurs envisagent d’abord Yves Robert, qui doit y diriger Lino Ventura (présent dès le départ) et l’humoriste Raymond Devos. Ce dernier, toutefois, refroidi par ses expériences cinématographiques antérieures, préfère se consacrer à la scène et Ventura contacte alors un autre de ses amis, Jacques Brel, avec lequel il vient de tourner L’Aventure c’est l’aventure. Les deux hommes, ravis de partager de nouveau l’écran, soumettent alors le nom d’Édouard Molinaro, dont ils conservent un excellent souvenir, l’un pour le déjà ancien Un témoin dans la ville, l’autre pour Mon oncle Benjamin, tourné quatre ans plus tôt. Privilège rare, pour un cinéaste, que d’être plébiscité par ses comédiens : d’autant plus que si Ventura, fidèle à ses habitudes, travaille le scénario réplique par réplique, Brel, lui, s’en remet presque aveuglément à la compétence de ses amis.

Dernier film

L’Emmerdeur est le dernier film dans lequel le chanteur mythique Jacques Brel, mort en 1978, a joué. Le film marque également la première apparition du personnage culte de François Pignon, qui se retrouvera par la suite dans plusieurs films de Francis Veber : Les Compères (1983), Les Fugitifs (1986), Le Dîner de cons (1998), Le Placard (2001), La Doublure (2005) et L’Emmerdeur (2008).

Le Comité de rédac’

avril 2019

Ciné Goûter

Dimanche 21 avril 2019

à 15h à la cafèt’

Le Tout Nouveau Testament

Film fantastique produit en Belgique de 1h 54 min réalisé par Jaco van Dormael sorti sur les écrans en septembre 2015. Le film a été récompensé par 5 Magritte (équivalent au César en France) dont celui du Meilleur film, du Meilleur réalisateur, du Meilleur scénario et de la Meilleure musique originale. Hormis Catherine Deneuve, le reste du casting du film est entièrement composé de comédiens belges parmi les plus célèbres de leur génération. Beaucoup travaillent pour la première fois avec Jaco Van Dormael, à l’image de Benoït Poelvoorde, Yolande Moreau ou François Damiens. D’autres, en revanche, avaient déjà tourné pour le cinéaste belge comme Serge Larivière dans Mister Nobody ou Didier De Neck pour Le Huitième jour.

L’histoire : Dieu existe. Il habite à Bruxelles. Il est odieux avec sa femme et sa fille. On a beaucoup parlé de son fils, mais très peu de sa fille. Sa fille c’est moi. Je m’appelle Ea et j’ai dix ans. Pour me venger j’ai balancé par SMS les dates de décès de tout le monde…

Un conte contemporain…

Selon Jaco Van Dormael, Le Tout Nouveau Testament emprunte au registre du conte, notamment dans sa forme, de telle sorte qu’une personne n’ayant pas reçu d’instruction religieuse puisse rapprocher le film à des contes célèbres tels que « Le Petit Chaperon Rouge » ou « Alice au pays des merveilles ». Le réalisateur a souhaité pousser le registre du conte jusque dans les décors et les accessoires, à l’image du tunnel reliant la machine à laver de l’appartement de Dieu au Lavomatic qu’emprunte Ea puis son père.

Van Dormael a souhaité poser sa caméra dans une seule ville : Bruxelles. Le réalisateur tenait en effet à montrer la ville dans laquelle il habite et où le mélange culturel et linguistique est important. D’autre part, le fait de situer Le Tout Nouveau Testament dans la capitale belge répond également à un enjeu dramatique puisque Jaco Van Dormael voulait que son film existe dans un lieu tangible, une ville qui soit en permanence en travaux et où rien ne fonctionne.

Ciné Goûter

Dimanche 24 mars 2019

à 15h à la cafèt’

Comité de Rédac’

mars 2019

Ciné à la Villa Soleil.

La villa soleil nous a invités à organiser un ciné-goûter dans leurs locaux à Pont-Scorff. Nous avons choisi le film, et l’équipe de la villa a préparé le goûter.

Situées dans un lotissement, au bord de la voie verte, les deux maisons accueillent 5 jeunes adultes autistes plus deux accueils de jour et 5 autres jeunes polyhandicapés, en attendant l’ouverture de la nouvelle structure à Lanester.

La villa heureuse de notre visite…

Une vaste pièce à vivre lumineuse, attenante à une grande cuisine ouverte sont les points de rassemblement de leurs occupants. Dans le prolongement se situent les chambres, la salle bain et le bureau du personnel.

Nous avons été accueillis par la petite communauté de la villa, heureuse d’avoir de la visite en ce samedi du milieu du mois de mars. Nous nous sommes installés face à l’écran, le film que nous avons proposé peut démarrer. L’assistance a été attentive, malgré la longueur du programme.  Minuscule – La vallée des fourmis perdues, ce film d’animation à la particularité d’être muet, les dialogues sont suggérés par des sons que produisent les insectes, héros de cette aventure qui se déroule dans des paysages alpestres.

Un goûter très attendu…

Nous avons pris ensemble un copieux goûter, il était d’ailleurs très attendu par certains résidents de la villa.

Heureuse de cette rencontre, notre petite troupe, composée de Mélanie, Charline, Nathalie et Roman, est prête a revenir à la villa, en faisant attention à proposer un programme plus court.

Nathalie M. & Ronan LB.

Mars 2019

Le Crime de l’Orient-Express

Thriller américain de 1h 49 min, réalisé par Kenneth Branagh, acteur, réalisateur, scénariste et producteur britannique, sorti sur les écrans en décembre 2017. Kenneth Branagh alterne représentations théâtrales avec sa propre compagnie la Renaissance Theatre et le cinéma en tant que comédien et réalisateur. Sur un registre classique, il adapte au cinéma son auteur favori William Shakespeare (Henry V (1989) , Beaucoup de bruit pour rien (1993), Hamlet (1996)…) et surprend avec la réalisation de la superproduction Cendrillon (2015) , adaptation du classique de Disney, ou encore avec Thor (2011) un blockbuster adapté des comics Marvel, un long métrage fantastique mais à l’intrigue toute shakespearienne.

Avec Le Crime de l’Orient-Express, non content de mettre en scène, Kenneth Branagh s’offre le rôle d’Hercule Poirot et s’entoure d’un casting 4 étoiles, composé de Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Penelope Cruz, Willem DafoeJudi Dench et Daisy Ridley.

Mort sur le Nil sortira en septembre 2020, avec toujours Kenneth Branagh derrière et devant la caméra enHercule Poirot…

L’histoire : Le luxe et le calme d’un voyage en Orient Express est soudainement bouleversé par un meurtre. Les 13 passagers sont tous suspects et le fameux détective Hercule Poirot se lance dans une course contre la montre pour identifier l’assassin, avant qu’il ne frappe à nouveau. D’après le célèbre roman d’Agatha Christie.

Un parcours incroyable

Durant ses 50 ans de carrière, Agatha Christie a signé 66 romans policiers, 150 nouvelles et plus de 20 pièces de théâtre, qui se sont vendus à deux milliards d’exemplaires. Seule la Bible et William Shakespeare ont fait mieux ! Ses romans ont été édités dans plus de 100 langues, ce qui fait d’elle l’auteure la plus traduite de tous les temps et plus de 150 œuvres audiovisuelles se sont inspirées de ses écrits. Elle a eu l’occasion, à de nombreuses reprises, de se rendre au Moyen-Orient à bord de l’Orient-Express. Ses voyages lui inspirèrent plusieurs romans tels que Le Crime de l’Orient-Express, Mort sur le Nil, Meurtre en Mésopotamie, Rendez-vous avec la mort ou encore Rendez-vous à Bagdad

L’Orient-Express relie Londres et Paris à Istanbul de 1883 à 1962, avec seulement deux interruptions correspondant aux deux guerres mondiales. Ensuite, le trajet est réduit et ne roule plus que jusqu’à Bucarest en 1962, Budapest en 1992 et Vienne en 2001. Le train ne fait plus que l’aller-retour entre Strasbourg et Vienne à partir de 2007, avant de disparaître totalement en 2009. La ligne passe par le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie, la Serbie, la Bulgarie et la Turquie.

Comité de Rédac’

février 2019

Ciné Goûter

Dimanche 24 février 2019

à 15h à la cafèt’

Le court métrage tremplin et laboratoire d’essais.

Le court métrage représente un véritable tremplin, un laboratoire d’essais, où il est possible de tout tenter ou presque. Il demande beaucoup moins de moyens mais impose de rassembler toutes les qualités d’un long métrage dans une durée plus courte. C’est dans ce format que se sont aussi développées les écoles les plus notoires du film d’animation, expérimental, du documentaire, du cinéma militant… Le court métrage peut offrir, également, la possibilité de développer une œuvre personnelle. Pour d’autres cinéastes le format n’est pas décisif en soi, mais il est choisi en fonction du sujet traité, ils alternent longs et courts métrages dans leur carrière.

En France, le court métrage n’excède pas 1 600 mètres en format 35mm, soit une durée d’environ 59 minutes, les films de plus de 30 minutes sont appelés moyens métrages, et très courts les films dont la durée n’excède pas trois minutes (titre et générique non-compris).

Les films courts sont très peu projetés dans les salles de cinéma, hormis en festival ou dans certains cinémas associatifs Art et Essai. Ils trouvent leurs places à la télévision et sur internet. Des plateformes de diffusion ont émergé depuis quelques années, offrant à ces films une nouvelle vie permettant l’accès à un public mondial grâce au sous titrage.

De nombreux festivals diffusent et mettent à l’honneur ce format. Le plus connu est le Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand, les ans début février, qui est plus le grand festival consacré au court métrage au monde en termes d’entrée. Paris, Lille, Bordeaux, Nice, Toulouse, Aix-en-Provence, Angoulême… et plus près de chez nous le Festival Européen du Film Court de Brest, explorent ce domaine cinématographique très prolifique et inventif. Le programme que nous présentons est issu de cette manifestation et plus précisément du concours Estran du scénario de films en Bretagne.

Les lauréats ont vu leur film produit, et ont bénéficié d’un accompagnement à la réalisation et d’un parcours de formation. Au terme de l’aventure, les films sont diffusés sur les chaînes partenaires et en festivals.

Emilie Muller de Yvon Marciano, 1993 : le bout d’essai d’une jeune comédienne…

Baignade obligatoire de Olivier Pouteau, 2000 : un maître nageur qui ne sait pas nager… tourné à Groix.

Comptes pour enfant de Gaël Naizet, 2003 : Chez les Grall, lors des soirées d’anniversaire, on passe les plats, mais jamais l’éponge…

Clôtures de Mickaël Ragot, 2007 : lui un jour aussi s’occupera des vaches…tourné à Lanrivoaré (canton de Saint-Renan)

En boîte de Mathieu Paquier, 2010  : sa mutation a été acceptée par le Ministère de la Communication : il va pouvoir parler à des gens.

Ciné Goûter

Dimanche 27 janvier 2019

à 15h à la cafèt’

Comité de Rédac’

janvier 2019

Mi ange, mi démon…

Corinne, tu disais que la vie est fragile comme une boule de cristal… elle s’est brisée en ce début d’année, en plein cœur de l’hiver, laissant un grand vide et un grand silence. C ‘est vrai que tous les résidents savaient quand tu étais au foyer. Du bruit tu en faisais : tu parlais fort, tu riais de bon cœur, le son de ta télé au max, tu criais aussi quand ça ne marchait pas comme tu le souhaitais… Ton caractère affirmé faisait des étincelles qui pouvaient parfois provoquer un incendie. Alors il fallait l’éteindre, et la vie reprenait son cours.

Tu avais, avant tout, un grand cœur, une générosité débordante, toujours à t’inquiéter des autres même si parfois tu les envoyais sur les roses.

Tu venais nous rendre visite au journal régulièrement, tu t’informais de l’avancée de notre travail. Tu as d’ailleurs participé plusieurs fois à l’écriture d’articles dont Vivre sans rein (2014), Un livre, pour faire bouger ? (2015) dont est tiré cet extrait :« Pour moi être avec les autres, leur rendre service, les faire rire, c’est vivre et profiter de la vie, et surtout de ne pas rester seul entre quatre murs. C’est ma façon de m’identifier à une « mascotte », pour qu’on se souvienne de moi comme quelqu’un de généreux. ».

Toujours à fond, mettant ton grain de sel dans les conversations des autres, passant de table en table au restaurant comme pour faire ton marché des derniers potins, ta vie était surtout rythmée par les séances de dialyse, trois fois par semaine, d’où ces derniers temps, tu revenais souvent fatiguée. Cela ne t’empêchait pas, après un peu de repos, de venir à la Cordée mettre un peu d’ambiance, boire le café, manger des « fraises Tagada » avec Éliane et toute l’équipe que tu avais plaisir à retrouver.

Des choses tu en as faites, tu n’avais peur de rien, et les projets faisaient partie de ton ADN. Tu as été gardienne de foot fauteuil au club des Albatros, tu as nagé avec les dauphins à Antibes, tu as participé avec l’association aux Idées Détournées à Lorient, tu as été en séjour au foyer des Albisias à Ajaccio en Corse, tu es montée sur les planches avec l’ADJ, tu as écrit « ton » livre : « Moi, Corinne, la mascotte » aidé par Danielle Thomas (animatrice d’ateliers d’écriture) sur ta vie et surtout pour faire changer le regard des valides sur les handicapés, d’ailleurs tu avais presque fini le deuxième tome…

Tu appréciais particulièrement les sorties avec les résidents du Foyer : assister aux concerts, le dernier en juin 2018 Calogero au Zénith à Nantes, les bonnes « bouffes » au restaurant , les balades au bord de mer, boire un pot le week-end à la Base, les cavalcades de Scaër, de Guémené/Scorff ton fief familial…

En début d’année, tu as voulu marquer les 20 ans de ton arrivée au Foyer Soleil. On a trinqué ensemble à cet événement, on ne savait pas que c’était la dernière fois qu’on riait ensemble, on ne savait pas que c’était la dernière fois qu’on était heureux ensemble…

« Peut-être que j’aurais eu une belle vie si je n’avais pas été handicapée, si j’avais été valide. J’aurais fait toutes ces choses que les gens peuvent faire. Cependant je pense avoir une belle vie malgré mes problèmes, et j’ai l’intention de rester vivante le plus longtemps possible… » (Moi, Corinne, la mascotte)

Corinne, tu resteras vivante dans nos cœur et nos pensées…

Ronan LB, Valérie P, Christophe R & Yoann LM.Janvier 2019

Bonne année 2019 

2018 a été aussi marquée, par le départ de deux résidents, Thierry en plein cœur de l’été et Corinne en ce tout début d’année. Deux fortes personnalités qui laissent un grand vide dans nos vies au foyer. Nous pensons très fort à eux, ils restent présents dans nos cœurs et nos mémoires.

De quelles couleurs sera teintée cette nouvelle année 2019 ? En attendant d’en faire un bilan chromatique, nous vous souhaitons, chers lecteurs, la plus belle des années… N’hésitez pas à nous contacter pour donner vos avis et idées, on compte sur vous…

L’équipe de Rédac’

janvier 2019

Comme des bêtes

Comme des bêteslFilm d’animation américain de 1h 27min, réalisé par Yarrow Cheney (chef décorateur de Moi moche et méchant 2) et par Chris Renaud (réalisateur de Moi moche et méchant 1 et 2), sorti sur les écrans en juillet 2016. Le doublage français de Comme des bêtes a été assuré par Philippe Lacheau, héros de Babysitting, qui joue le rôle du chien Max. François Damiens prête quant à lui sa voix à Duke, le vilain toutou qui va bouleverser la vie de Max. Florence Foresti est également de la partie dans la fourrure de Chloé, une chatte franche du collier et Willy Rovelli (Fort Boyard) campe Pompom, un lapin siphonné.

L’histoire :  SHAPE  SHAPE La vie secrète que mènent nos animaux domestiques une fois que nous les laissons seuls à la maison pour partir au travail ou à l’école.
L’idée de départ
L’idée de Comme des bêtes est venue à Chris Meledandri, créateur et fondateur des studios Illumination, en observant ses propres animaux de compagnie : « En fait pour le film je me suis servi de tous les animaux de compagnie de ma famille. J’ai vécu avec un chat, des chiens et un oiseau, et je me suis aperçu qu’ils constituent un capital affectif énorme. Dès qu’on rentre à la maison, leur joie à notre simple vue, nous inciterait presque à nous demander si ils n’ont pas fait de grosses bêtises pendant notre absence et si ils n’exagèrent pas un peu pour nous donner le change. C’est une question que tout le monde s’est posée un jour… »
l’équipe du film s’est inspirée aussi de toutes les expériences de ses membres concernant leurs animaux de compagnie : « Dans ma famille on a eu tous les animaux domestiques possibles et imaginables, du Setter Irlandais à la tortue en passant par le chat, le lézard, le cochon d’inde, les rongeurs, ou le poisson. Mais ils ne sont pas la seule source d’inspiration du film. Tout le monde y est allé de son expérience et de ses observations », confie le réalisateur Chris Renaud.
il faut à peu près 6 mois de travail pour saisir, retranscrire et animer la gestuelle d’un personnage d’après l’observation attentive des expressions et de la gestuelle animale…
 SHAPE  SHAPE  SHAPE  SHAPE  SHAPE  SHAPE  

Le comité de rédac’
Décembre 2018

 Ciné Goûter


Dimanche 30 décembre  2018


à 15h en cafét’

 

Bande annonce :

Salut le Poitou/Charente, on arrive !

Les derniers préparatifs de notre projet Futuroscope sont bouclés : les bagages, l’intendance, les réservations confirmées… Bref, nous sommes prêts à partir. Avec Charline, Françoise J, Nathalie, Sébastien et Olivier accompagnés de Laurianne, Lucie et Julie, nous avons pris la route par une belle matinée de mai, pour la région Poitou/Charente, avec au programme, une escale au Futuroscope et une autre à l’île de Ré.image 01Après quelques heures de route dans la bonne humeur, nous arrivons au gîte de Surgères qui sera notre quartier général pendant notre séjour, idéalement placé entre le parc d’attraction et l’île aux roses trémières. La découverte de notre nouvel espace de vie nous conforte, bien adapté avec un environnement extérieur agréable. Les 3 chambres sont distribuées rapidement : une pour les garçons une autre pour les filles et la troisième pour nos accompagnatrices. Chacun a mis la main à la pâte pour la préparation de notre premier repas commun : une quiche lorraine… 
Le lendemain cap vers l’aventure sous un soleil radieux. La première attraction testée par notre bande d’intrépides, le cinéma 4 D qui nous a transportés au cœur de la « Vienne dynamique » : sièges animés, effets de vitesse, eau, vent…cette attraction propose un voyage touristique décapant et plein d’humour… Après un pique-nique revigorant, nous avons poursuivi, pour les plus courageux, avec la Gyrotour,  qui est un observatoire circulaire qui s’élève à 45 mètres au-dessus du sol, pour profiter d’un panorama exceptionnel sur l’ensemble du site du Futuroscope et de la campagne environnante. Puis en voiture… avec Sébastien Loeb, 9 fois Champion du Monde des Rallyes. Bien calés dans leur siège baquet dynamique, Olivier et Sébastien ainsi que Françoise, Laurianne et Julie ont expérimenté la conduite sportive, équipés de casque de réalité virtuelle… Espérons que les deux gars, emportés par leur élan ne mettront pas en application la conduite explosive du Champion du Monde des Rallyes…  

Tout en confiance, profitant du soleil de ce mois de mai, un très gros orage s’est soudainement invité, en déversant son lot de grêlons, de pluie et d’éclairs et surtout provoquant de violentes bourrasques de vent qui rendaient malheureusement impossible toute poursuite de la visite. Suite à cet aléa météo, le parc a fermé ses portes. Un peu déçus d’avoir écourté notre journée, nous sommes rentrés au gîte, avec malgré tout, un grand sourire…  Après la pluie vient le beau temps !
En effet, l’adage n’a pas menti. Le lendemain un soleil éclatant est au rendez-vous, cap sur Ré la blanche… Les paysages maritimes, les plages de sable blanc plongeant dans les eaux turquoise, les maisons blanches avec des volets bleus ou verts, le phare des baleines, le Bois de Trousse-Chemise , chanté par Charles Aznavour… nous avons finalement fait une halte à Saint-Martin en Ré, petit port de pêche, pour profiter de la douceur du climat, du ciel bleu azur et de l’ambiance avec déjà un air de vacances. Journée relax avec restaurant le midi et flânerie dans les rues de Saint Martin, ponctuée de petites emplettes, nous avions surtout besoin de nous protéger du soleil et l’achat de chapeaux nous était indispensable…   image 02Le retour fut joyeux avec un arrêt Mac-Do à Nantes, qui n’a pas manqué de réjouir toute notre petite troupe. Nous sommes tous prêts à repartir, nous avons d’ailleurs des projets plein la tête. Se retrouver hors du Foyer et de son quotidien permet de construire d’autres rapports entre nous, nous apporte une bouffée d’air, un dépaysement et créer de ces bons moments de nombreux souvenirs.  
Merci aux filles qui nous ont accompagnés durant ce séjour…

Nathalie M.
octobre 2018

Au gars Thierry…

Thierry tu es descendu de Poullaouen, perché sur tes Menez Du, pour venir t’installer ici dans le sud, à Lorient, à l’occasion de l’agrandissement du Foyer Soleil en 1996. Tu t’es familiarisé avec la ville, toi le gars de la campagne. Tu as exploré ses quartiers, et défriché les moindres recoins de ses rues et ruelles. Attentif à tout, plus rien de la ville n’avait de secret pour toi. Tu connaissais les histoires, et les curiosités de chacunes d’entre elles. Tu en as dressé une géographie utile à nos déplacements en fauteuil, avec les raccourcis, les accès faciles ou au contraire à éviter, les sites en travaux, les chantiers futurs…

Thierry, je n’oublierai jamais les balades que nous faisions ensemble. C’était ta façon de partager avec bienveillance, de transmettre tes connaissances et tes observations du terrain, de faire confiance, un peu comme un éclaireur qui guide les pionniers dans la plaine du grand Ouest. Tout ce que nous avons fait ensemble me permet de voler de mes propres ailes, d’être plus libre, et c’est à mon tour maintenant de transmettre aux autres ce que tu m’as appris.

Thierry, combien de fois n’avons-nous pas été déçus par les performances du FCL… tu as été pendant de nombreuses années, avant leur installation au centre de Kerlir, un fidèle aux entraînements du club lorsqu’il se déroulaient au stade du Moustoir. Tu avais une proximité amicale avec une bonne partie des joueurs de l’équipe, que tu interpellais, lors des rencontres, par leur prénom suivi d’un qualificatif chaleureux : « Bien le gros Audar… »…

On y retournait quand même, sans rechigner, dans notre tribune fétiche, nous y avions nos habitudes, c’est là aussi que nous avons connu les plus belles heures de Lorient. Animés par la passion, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il fasse froid, nous étions des fidèles supporters. Tu nous « bichonnais » avec tes pique-niques « premium » : café chaud en hiver, boissons fraîches aux beaux jours, apéro, saucisson… que de bons moments passés ensemble.

Thierry, tu m’avais surnommé ton « Padawan »… c’est vrai que dès mon entrée au Foyer Soleil en janvier 2006, tu m’as pris sous ton aile, comme un grand frère attentionné, souhaitant m’accompagner pour que je sois plus indépendant dans la vie, dans la ville, me donnant des clefs pour mieux avancer dans la société.

Thierry, j’aurais encore tant de choses à te dire, c’est vrai qu’on a traîné un peu à écrire ces quelques mots pour toi, peut être pour te garder encore un peu auprès de nous. Je sais que tu aimais que les choses se fassent séance tenante, la rigueur et le tempérament entier qui sont tiens auraient fait des étincelles. D’ailleurs, tu n’hésitais pas à aller porter la voix des résidents au conseil de la vie social ou auprès de la direction, argumentant nos revendications avec ténacité et pragmatisme. Ta franchise pouvait aussi te jouer des tours. Des paroles étaient alors lancées, pouvant blesser tel un projectile, ton caractère d’homme fier t’interdisait de faire demi tour.

Thierry, tu resteras dans nos mémoires et dans nos cœurs, comme un homme épris de liberté, avec un charisme et une grande personnalité, qui n’a eu de cesse de faire entendre un peu plus fort et un peu plus haut notre parole, qui a trop souvent bien peu d’écho. C’est à nous maintenant de suivre le sillon que tu as tracé, d’y mettre de l’énergie pour continuer ton travail dans le dialogue et la passion tout en restant vigilants.

Pour conclure je laisse le mot de la fin à « Voisin » qui dans son éloquence légendaire résume à merveille notre état d’esprit à nous tous, ici au Foyer : « tu nous manques, tu nous manques, tu nous manques…»

Julien P.

décembre 2018

Je n’aurais jamais imaginé écrire ces quelques mots pour toi dans ces circonstances. Toi qui paraissais si fort, assis dans ton fauteuil, droit comme un I, le crane rasé et la barbe soignée, tel un colosse de la mythologie, tu en imposais… Tu m’as toujours impressionnée, peut-être que tu en jouais. On a eu parfois des mots piquants, mais je tenais sincèrement à t’accompagner, comme d’autres, une dernière fois sur tes terres, pour te témoigner ma tendresse. J’ai encore une fois beaucoup pleuré, ce qui avait, je le sais, le don de t ‘énerver….

Françoise J

Lorsque tu étais alité, j’allais souvent te voir, et nous discutions de choses et d’autres, de foot bien sûr, des « exploits » du FCL, des potins du foyer, du passé… Nous passions alors de bons moments ensemble. Ton départ nous a tous pris de court. Au printemps tu allais mieux et je me souviens encore de t’avoir croisé sur la place de la Liberté à Keryado, en mai dernier, avec ta longue barbe et ton légendaire chapeau, tu revenais sans doute d’une de tes virées habituelles. La vie avait alors repris son cours, je me suis senti rassuré et tout allait bien…

Ronan L.B


Une flèche en or fatale !

Cette année, le Championnat de France de sarbacane s’est déroulé à Villefontaine (banlieue de Lyon) du 12 au 14 octobre 2018. Accompagnés de Sylvie, nous avons rejoint Le club Trégor Sarbacane à Saint-Brieuc, et nous avons fait le voyage ensemble dans un bus aménagé. Le départ très tôt le matin a nécessité pour nous lorientais une nuit étape hôtel à Saint-Brieuc, dans une chambre malheureusement pas adaptée. Pour parcourir ce trajet de 875 km, nous avons mis 14 heures. C’est très long et fatigant, j’ai dormi un peu et regardé des vidéos sur l’écran du bus.

Après avoir repéré la salle de sport où aura lieu la compétition, nous nous sommes installés à l’hôtel. Malgré un bon accueil, les chambres proposées n’étaient encore là, pas adaptées : salle de bain trop petite avec une marche pour accéder à la douche, des toilettes sans barre d’appui, un lit confortable mais pas de possibilité de poser mes affaires à proximité… Le lendemain un petit déjeuner copieux et convivial nous attendait… place à la compétition…

Le tournoi a commencé à 11heures le samedi, j’ai remporté la première manche, j’ai fait égalité à la deuxième et la flèche en or* (cible du haut) m’a été fatale… Toujours le même problème, le contrôle du stress… L’après-midi, j’ai joué la consolante*, en deux manches que j’ai remportées. Je suis satisfait de ce week-end de compétition, mais il faut que je maîtrise encore plus les tensions provoquées par la compétition. Rendez vous l’année prochaine pour, peut-être, être cette fois sur la plus haute marche.

*En cas d’égalité parfaite, les compétiteurs  se départagent avec la flèche en or : tirer flèche par flèche jusqu’à ce qu’un tireur marque plus de points que son concurrent.

*Les non qualifiés du tir de qualification se retrouvent dans une consolante.

Maxime Le S. déc 2018

Toutes en rose…

Toutes de rose vêtues, 10. 000 femmes se sont élancées dans les rues de Lorient en ce petit matin frisquet de début d’octobre. Nous étions contentes d’être au départ de la Lorientaise pour représenter le Foyer Soleil et la Mutualité. Nous étions accompagnées par le personnel du foyer et l’équipe de direction.

Dans une ambiance bon enfant, nous avons accompli les trois quarts du parcours, ce qui est pour nous un petit exploit. L’important était de participer à cette manifestation, qui a pour but de récolter des fonds pour la lutte contre le cancer du sein. Malgré un temps froid et venteux nous avons passé ensemble une bonne matinée. Merci à celles qui ont rendu cette sortie possible.

Nathalie M. octobre 2018

Croc-Blanc

Croc-Blanc

Film d’animation et d’aventure français, luxembourgeois & américain de 1h 27min, réalisé par Alexandre Espigares, sorti sur les écrans en mars 2018. Couronné au Festival du Film d’Animation d’Annecy 2016, le réalisateur n’en est pas à sa première récompense puis qu’en 2014 il obtient l’Oscar du meilleur court métrage d’animation avec  Mr Hublot. Croc-Blanc (titre original : White Fang) est un roman de l’écrivain américain Jack London publié aux États-Unis en 1906. En France, il est paru pour la première fois en 1923 dans une version sensiblement raccourcie. Le roman, adapté plusieurs fois au cinéma, relate l’histoire d’un chien-loup né à l’état sauvage d’une mère mi-chienne mi-louve et d’un père loup, se trouvant confronté au monde des hommes. Croc-Blanc d’Alexandre Espigares est  la huitième adaptation du livre sur grand écran, depuis le Croc-Blanc de Lucio Fulci en 1973. Pour la version française, Virginie Efira, Raphaël Personnaz et Dominique Pinon se chargeront de faire revivre l’histoire de ce chien-loup.

L’histoire : Croc-Blanc est un fier et courageux chien-loup. Après avoir grandi dans les espaces enneigés et hostiles du Grand Nord, il est recueilli par Castor Gris et sa tribu indienne. Mais la méchanceté des hommes oblige Castor-Gris à céder l’animal à un homme cruel et malveillant. Sauvé par un couple juste et bon, Croc-Blanc apprendra à maîtriser son instinct sauvage et devenir leur ami.

Du point de vue de Croc-Blanc
Le récit se fonde sur l’expérience de Jack London dans le Grand Nord canadien lors de la ruée vers l’or du Klondike. Il reflète ses vues sur le comportement des êtres humains dans les différentes sociétés qui s’y rencontrent : pionniers rustres et brutaux voire cruels, ingénieurs des mines éduqués, amérindiens vivant en harmonie avec les animaux et la nature.
La focalisation majeure du livre est celle des animaux, le livre étant principalement écrit du point de vue de Croc-Blanc. L’histoire fait écho à celle d’un roman de London, L’Appel de la forêt , dans lequel un chien de compagnie revient cette fois-ci à l’état sauvage.

Garder l’esprit du roman Jack London
Avec Croc-Blanc, l’équipe a pour ambition de signer un film d’animation familial dont le ton et le propos sont plus adultes que ce que le genre a l’habitude d’offrir. Ainsi, le réalisateur Alexandre Espigares a immédiatement eu en tête le western italien et a rejeté l’idée de doter les animaux de la parole ainsi que de ponctuer le récit par des chansons. Il précise : « Sans vouloir dénigrer quoi que ce soit, je trouve que les films d’animation ont souvent tendance à sur-expliquer l’intrigue, à trop prendre le spectateur par la main. »
De même, le directeur artistique Stéphane Gallard tenait à participer à un projet audacieux qui rend hommage à l’esprit du roman : « Croc-Blanc est transgénérationnel. Il parle des étapes pour grandir, des premiers pas maladroits, des premières rencontres interrogatives et dangereuses, des bonnes rencontres qui vous rendent capables de faire des choix de vie. C’est un roman plutôt dur, d’aventures, initiatique mais c’est aussi une critique sociale, une peinture de l’époque. »

Le comité de rédac’
décembre 2018

Ciné Goûter

Dimanche 2 décembre 2018

à 15h en cafét’

Bande annonce :