Quentin au Pays de la BD !

Pour sa 22ème édition, le concours de BD Hippocampe a l’honneur de voir participer un illustre résident du Foyer Soleil ! Ce concours, parrainé par le festival d’Angoulême, invite des jeunes et adultes en situation de handicap à prendre le crayon, réel ou virtuel, et de s’exprimer en bandes dessinées sur une thématique posée (https://www.hippocampe-culture.fr/).

Cette année, crise climatique et Covid occupant le devant de l’actualité planétaire, le thème est évident :« la Terre perd la boule… » !

Ni une, ni deux, notre auteur fétiche a employé son temps libre, imposé par le premier confinement, à mettre en bulles un personnage nommé « Terre »… Sur fond d’humour caustique et farfelu Quentin fait passer le message suivant : « on fait n’importe quoi ! »

En exclusivité inter-planétaire, il a accepté de dévoiler son travail qu’il vous présente ici :

Le Comité de Rédaction novembre 2020

Joyeuse retraite !

Ciné Goûter

Dimanche 8 novembre 2020

à 15h en cafét’

Joyeuse retraite ! est une comédie française réalisée par Fabrice Bracq, d’après le roman de Guillaume Clicquot «  Poivre et Sel » , sortie en 2019.

L’histoire: Philippe et son épouse Marilou vont enfin partir à la retraite ! Ils ont pour projet de partir au Portugal pour passer leur fin de vie au soleil. Mais leurs proches ont de tout autres projets pour eux. Sur le conseil de leurs amis, Philippe et Marilou vont donc tout faire pour dissuader leurs enfants d’avoir recours à eux pour garder leurs petits-enfants.

L’équipe de Réduc’
novembre 2020

Bande annonce : 

DONNE-MOI DES AILES

Ciné Goûter

Dimanche 11 octobre 2020

à 15h en cafét’

Donne-moi des ailes est un film d’aventures français réalisé par Nicolas Vanier, sorti en 2019. Le film est inspiré par l’histoire de Christian Moullec, l’homme qui a volé avec les oies1.
Nicolas Vanier a écrit un livre et une BD adaptés du film.
Il est présenté en avant-première au festival du film francophone d’Angoulême en 2019.

L’histoire :Christian est un scientifique visionnaire, spécialiste des oies sauvages. Thomas, son fils, est obligé de passer des vacances avec son père, car sa mère ne peut pas le garder. Pour cet adolescent obnubilé par les jeux vidéo, ce séjour en pleine nature s’annonce comme un véritable cauchemar. Pourtant, il va se rapprocher de son père et adhérer à son projet fou : sauver des oies naines, une espèce d’oies en voie de disparition, en les guidant depuis son ULM afin de leur apprendre une nouvelle route migratoire moins dangereuse que celle qu’elles adoptent normalement. C’est le début d’un incroyable et périlleux voyage vers la Norvège.

L’équipe de Rédac’ octobre  2020

Bande annonce :

Les Machines de l’Île

Déjà, il faisait beau, mais ce n’était pas la canicule heureusement. Première impression, et de taille, c’est grand !!!

L’éléphant, immense et immobile, attendait, que les visiteurs grimpent dans son ventre. Malheureusement, on ne put y monter à plusieurs en fauteuils. Cela n’empêcha pas ce géant pachyderme mécanique de nous arroser de sa trompe !


Par la suite, nous avons croisé le chemin d’un vieux coucou, d’une araignée géante, et de la branche gigantesque d’un arbre en construction !!!…

Nathalie, Françoise et Quentin. Juillet 2020

Le départ de Thierry (ou un AMP en balade…) 

Merci encore pour toutes ces années passées avec nous ! Que d’émotions ressenties (rires, joie, tristesse…) lors de cette mémorable journée qui fut ta dernière ici au Foyer.

Pour l’occasion, nous avions mis les petits plats dans les grands ! La haie d’honneur de rigueur, le tapis rouge prêté par le Festival de Cannes, le buffet fait maison bien garni, les punch’s de Marie, et les hommages au cinéma, à la photo, au journal…

Bonne continuation à toi sur des nouveaux chemins !

Le Comité de Rédac’ juillet 2020

Un truk qui Klak !

Par deux reprises, pendant le confinement, la tribu du Klak est venue crier en bas du Foyer Soleil.

Ǣ

Quelle bonne idée que de faire scander nos messages de soutien, de solidarité et de remerciements aux professionnels du Foyer. Nous étions heureux d’entendre de vive voix ce que nous avions écrit, le tout dans la joie et la bonne humeur.

Ça nous permettait d’oublier un peu ce qui nous tombait sur la tête le temps d’un instant.

Le Comité de Rédac’


Paroles de confinés

Depuis plusieurs semaines maintenant, le Foyer Soleil et ses résidents vivent au rythme du confinement. Malgré les difficultés et restrictions qu’il implique, nous nous efforçons de rendre ce moment le moins pénible possible. Aussi, les résidents peuvent, à tour de rôle, prendre l’air sur la terrasse et siroter un café (comme dirait un de nos résidents : « au moins, la cafetière n’a pas attrapé le virus ! ») ou se balader dans le quartier accompagnés d’un professionnel

Mais la plus grande force se trouve dans ce que les résidents eux-mêmes mettent en œuvre : à qui reprend le pinceau, le crayon, le clavier, à qui profite de relire la collection complète d’Astérix et Obélix ou de s’enfiler des pavés entiers de 500 pages (au moins), à qui apprécie de recevoir la blague quotidienne de son père ou de reprendre le contact avec des proches éloignés, à qui créé sa chaîne Youtube, alimente joyeusement les réseaux sociaux et découvre les richesses du streaming, à qui, à qui, à qui… à elles, à eux, donc, qui, tant bien que mal, continuent de vivre malgré le confinement.

Xavier M mai 2020

Malgré le confinement, le moral est resté bon, j’ai essayé de sortir des bêtises et de rigoler pour oublier le temps sans la visite de mes parents et les balades dans le quartier. Tous les jours je téléphonais à ma famille qui m’encourageait à garder la forme en attendant que la situation aille vers le mieux. Cette période n’a pas été trop difficile, j’ai été entouré par le personnel du Foyer Soleil qui m’a soutenu, j’ai essayé de le leur rendre à ma façon avec mes sourires et ma bonne humeur.

A partir de début juin, les proches sont autorisés à nous visiter dans nos studios, j’espère que par la suite nous n’allons pas connaître cette même situation… ça m’a tout de même manqué de ne pas voir les copains et de participer aux activités.

Franck M. juin 2020

Continuer la lecture

40 ans : l’âge de raison

le Foyer Soleil a mis les petits plats dans les grands pour fêter, à sa manière, ses 40 ans d’existence. Ouvert le 3 septembre 1979, ce Foyer atypique accueillait 15 résidents et une dizaine de locataires valides dans l’immeuble du 26 rue de kersabiec à Lorient. En 1996, faute de locaux et faisant face à une demande croissante de places en institution, l’AIPSH (Association d’Insertion des Personnes en Situation de Handicap) récupère les studios des locataires valides et crée 10 places supplémentaires en hébergement. En 2009, 10 places d’Accueil de Jour complètent le dispositif. En 2013, la Mutualité 29/56 prend le relais de l’AIPSH et rapidement se pose la question d’un agrandissement avec la construction d’un futur foyer, ayant une capacité d’accueil plus importante. Ce projet est actuellement en cours de réflexion, le lieu se situe à Lanester au cœur du quartier de Keraliguen. C’est dans ce contexte, que nous avons fêté, le 22 octobre dernier les 40 ans du Foyer Soleil.

Les responsables de la Mutualité 29/56 : Alain Yven Président de la Mutualité, Nathalie Croiger Directrice des Activités handicap et Vanessa Lambert Directrice du Foyer Soleil et de la Villa Soleil, ainsi que Alain Planson Directeur du Foyer Soleil de 1979 à 2004, ont évoqué les valeurs et les missions du Foyer Soleil, au travers de son histoire et des évolutions futures.
Le collectif Solar a enchaîné avec des extraits de son spectacle, qui fut très apprécié à la Scène Ouverte qui s’est tenue au début du mois d’octobre. Bien que serrés dans la cafèt’, les artistes ont apporté toute leur énergie et ont fait bouger l’assistance.
Nous nous sommes ensuite déployés dans la salle de restaurant où un excellent « apéro dînatoire » nous attendait. Le groupe Myriades a assuré l’animation, et fait sensation pendant toute la soirée. Nous avons dansé toute la nuit, nous avons chanté, ri, peut-être pleuré… beaucoup de joie, une ambiance du tonnerre, de l’émotion lorsque le gros gâteau d’anniversaire a fait son entrée, du plaisir de se retrouver, du bonheur d’être ensemble… il faudrait encore de nombreux qualificatifs pour évoquer cette soirée très marquante et qui restera longtemps dans nos mémoires.
Bravo le Foyer Soleil.

Le Comité de Rédac’ décembre 2019/janvier 2020

Le futur du Foyer Soleil ?

En 2009, l’équipe de rédac’ écrivait dans l’édito du spécial anniversaire, le numéro 16 du Canard Ensoleillé, qui paraissait à cette époque en version papier :

« Le foyer a 30 ans ! 30 ans déjà, Le canard n’a pas loupé ce rendez-vous incontournable de la jet-set de la rue de Kersabiec, qui a eu lieu par un bel après-midi de septembre. Les acteurs qui ont marqué la vie du foyer vont vous faire revivre ce moment festif, avec un zest de nostalgie, et un regard porté vers l’avenir. Les bougies ont été soufflées, on se promet de garder le cap contre vents et marées, et si on se donnait rendez- vous dans 10 ans, même jour, même heure, même port, on verra quand on aura 40 ans…  Mais comment résumer trente ans d’existence… en s’adressant tout simplement aux témoins de cette histoire unique et originale… » Nous avons posé alors une seule question : Que représente pour vous le Foyer soleil ?

On s’est donné rendez-vous 10 ans après, presque à la même date et à la même heure, avec le regard tourné vers l’avenir et une autre question, que nous avons soumis à Madame Lambert, directrice du Foyer Soleil et de la Villa Soleil, à Xavier, personnel soignant et bien sûr à Nathalie, résidente au Foyer Soleil : Comment envisagez-vous le futur du Foyer Soleil ?

Le Comité de Rédac’ décembre 2019/janvier 2020

Continuer la lecture

Ciné-Goûter, stoppé net…

Cette saison a connu un dénouement particulier. Le confinement nous a privé des deux derniers rendez-vous dont celui programmé avec Achille, une séance cinéma 16mm parlant, avec la projection de cartoons sur un écran blanc… rassurez vous la reprogrammation est déjà prévue.

La saison prochaine va connaître quelques changements. Pascaline va reprendre l’activité sur le même rythme, un dimanche par mois d’octobre à avril, sur le week-end des « Bisousnours » et non sur celui des « Dark Vador » (pour les explications voir avec Valérie).

En tout cas, ça a été un grand plaisir pour moi de faire rentrer à nouveau le cinéma au foyer avec la complicité et l’implication des résidents, comme dans les années 90 où un ciné-club fonctionnait à la cafèt’, le 7ème art devenait alors accessible à la maison avec l’invention du magnétoscope VHS.

La visite d’une partie des genres cinématographiques a donné l’occasion à notre petite équipe d’explorer les thèmes mis en évidence par les films, aux travers des histoires, des œuvres des réalisateurs (trices) et des interprètes, ou encore des techniques de réalisation, et les faire partager avec le public du Foyer Soleil. Mais peut-être que l’important n’est pas là, l’idée de départ a toujours été claire : « si tu viens au ciné il y a goûter, si tu n’y viens pas il y a goûter quand même… », le but est de passer un bon moment ensemble. Ciné-Goûter a toujours rempli amplement sa mission…

Alors, dès les premières couleurs de l’automne, le parasol remisé, et les décos d’halloween trônant à la devanture des magasins, comme on a l’habitude de vous le dire : « On se retrouve après la séance autour d’un goûter pour en discuter, venez nombreux… »

« Pour moi, le cinéma n’est pas une tranche de vie, mais un morceau de gâteau. » Alfred Hitchcock

Thierry G.juin 2020

La vie est un long fleuve tranquille

On rit d’abord, on pense après, chronologie idéale pour une comédie réussie

Dimanche 22 mars 2020

A la cafét’ à 15 heures

Comédie française de 1h30min, réalisée par Étienne Chatiliez, sortie sur les écrans en février 1988. Ce 1er long métrage a remporté un franc succès auprès du public et de la critique. Il est couronné par 4 Césars : celui de la meilleure actrice dans un second rôle (Hélène Vincent) , du meilleur jeune espoir féminin (Catherine Jacob), de la meilleure première œuvre et du meilleur scénario original ou adaptation. Le réalisateur souhaitait éviter au maximum les vedettes et choisir exclusivement des comédiens de théâtre. Mis à part Daniel Gélin, acteur déjà confirmé, on y retrouve André Wilms, acteur fétiche de Chatiliez (Tatie Danielle, Tanguy), Catherine Hiegel, sociétaire de la Comédie-Française, Benoît Magimel qui, a l’âge de 12 ans, a répondu à une annonce de casting qui lui permis de décrocher le rôle principal de Momo et Patrick Bouchitey incarnant l’inénarrable père Aubergé…

L’histoire : Dans une petite ville du nord de la France, deux familles nombreuses, les Le Quesnoy et les Groseille, d’origines bien différentes, n’auraient jamais dû se rencontrer. Mais c’était sans compter sur Josette, l’infirmière dévouée du docteur Mavial, amoureuse et lasse d’attendre qu’il quitte sa femme. Dans un moment d’égarement, la douce infirmière a échangé deux nouveau-nés, un Groseille (les pauvres) contre un Le Quesnoy (les riches), pour se venger de la vie et du docteur. Comprenant que Mavial ne l’épousera jamais, elle révèle le-pot-aux roses aux deux familles…

Des répliques mémorables

Premier long métrage d’Etienne Chatiliez, La Vie est un long fleuve tranquille a constitué un triomphe inattendu dès sa sortie. Ce film culte a laissé quelques traces indélébiles dans la mémoire collective grâce à certaines répliques devenues cultes, comme « le lundi, c’est raviolis ! », et la chanson écrite spécialement pour le film : « Jésus, reviens ! », entonnée par le père Aubergé, joué par Patrick Bouchitey.

« Confinons-nous avec les Groseille et Le Quesnoy ! Son titre ironique résonne étrangement aujourd’hui mais, puisque nous sommes tous dans le même bain, autant essayer de surnager en nous amusant. Ce film est une bonne manière de le faire. » Télérama

L’équipe de Rédac’ mars 2020

L’arrangeur au grand cœur

Marc Gauvin et Julien

Marc Gauvin a accompagné les résidents et le personnel dans l’aventure du Collectif solar, qui a donné naissance à un CD et un spectacle à l’Océanis lors de la Scène Ouverte. Pour mieux connaître ce musicien, j’ai échangé avec lui sur sa passion et son métier.

Bonjour Marc, merci de m’accorder cet entretien. Comment as-tu connu le Foyer Soleil, et comment t’est venu l’idée de ce projet ?

J’ai déjà fait des interventions dans le milieu scolaire, dans des hôpitaux et des maisons de retraite. J’ai travaillé avec Madame Lambert, qui était directrice d’une maison pour personnes âgées, où j’avais fait un CD avec les résidents et un spectacle. C’est ainsi qu’elle m’a proposé de venir au Foyer Soleil et il est vrai que, lorsque je suis venu ici la première fois pour vous rencontrer lors d’un atelier théâtre, j’ai tout de suite compris qu’on allait faire des choses très chouettes.

Je sais que tu as travaillé avec des stars, avec Portishead notamment, qu’est-ce qui t’a donné l’envie et l’idée de travailler avec des amateurs ?  

Ce qui m’intéresse surtout c’est de travailler avec des gens qui ont quelque chose à dire, amateur ou professionnel peu importe. Je dois dire qu’il y a certains professionnels qui n’ont pas grand-chose à dire et puis il n’y a pas beaucoup d’émotion a véhiculer… donc ça ne m’intéresse pas tellement. Tandis que, lorsque je travaille avec des gens qui n’ont pas l’habitude, il y a une fraîcheur, une envie et un culot aussi, il y a une belle énergie. En tant qu’artiste c’est la création et l’émotion qui me touchent, ce n’est pas le niveau technique qui n’a pas vraiment d’intérêt pour moi.

Depuis combien de temps animes-tu ces ateliers ?

Depuis très très longtemps… Je fais de la musique depuis toujours et je fais ce genre d’atelier depuis une dizaine d’années.

On a fait dernièrement une vidéo pour promouvoir la poursuite du projet et j’espère que l’aventure va se renouveler. Tous les résidents ont trouvé cette rencontre et cet atelier très intéressants et tous les résidents ont encore beaucoup de choses à dire. Je te remercie Marc d’avoir répondu à mes questions.

Merci Julien, et je veux juste rajouter que cette expérience aussi m’a permis de rencontrer des amis que j’aimerais revoir pour un nouveau projet également. À bientôt Julien.

Julien P. février 2020

L’affaire Patrick Henry

Robert Badinter lors du procès de Patrick Henry

En 1976, l’affaire Patrick Henry commence.
Patrick Henry est accusé d’avoir enlevé et assassiné Philippe Bertrand, alors âgé de sept ans. Il est défendu par Robert Badinter, un ténor du barreau, assisté par Robert Bocquillon.
Peu avant son arrestation, interviewé par la télévision, il affirmait qu’il était pour la peine de mort pour les assassins d’enfants… alors qu’il a été reconnu coupable.

Photo prise le 18 janvier 1977 de Patrick Henry (lunette) dans le box des accusés et de son défenseur Me Robert Badinter (1er plan) -STF-AFP

Grâce à son avocat Robert Badinter, Patrick Henry échappe à la peine capitale. Comment a-t’il pu trouver les bonnes phrases pour sa plaidoirie et sauver la tête de son client. La profession d’avocat est très difficile, il faut savoir convaincre à tous prix les jurés et la cour. J’imagine l’émotion de l’avocat au moment de plaider.
Le 23 juin Robert Badinter devient Ministre de la Justice après l’élection de François Mitterrand. Il obtient l’’abolition de la peine de mort le 9 octobre 1981.

Robert Badinter défend l’abolition de la peine de mort en septembre 1981 (©MaxPPP)

L’affaire Patrick Henry est le premier fait divers que j’ai suivi, comme un feuilleton avec de nombreux rebondissements . Les avocats de la défense, Robert Bocquillon et Robert Badinter, ont dû trouver des arguments pour défendre un grand criminel comme Patrick Henry, qui a assassiné le petit Philippe Bertrand en 1976. Je m’intéresse au métier d’avocat qui m’a toujours attiré, c’est une profession que j’aurais voulu exercer, je suis toujours sensible à la justice. Pouvoir défendre l’indéfendable…

Martial M. Janvier 2020

La Vie moderne

Dimanche 23 février 2020

A la cafét’ à 15 heures

Documentaire français de 1h 30min réalisé par Raymond Depardon, sorti sur les écrans en 2008 et récompensé par le prix Louis-Delluc 2008.La vie moderne clôt (provisoirement) une trilogie intitulé Profils paysans, commencé en 2001 avec l’approche et le quotidien en 2005.

Raymond Depardon prend ses premiers clichés dans la ferme familiale. A 16 ans, il monte à Paris, où il devient assistant photographe. Associé à l’agence Delmas, Depardon est envoyé en Afrique pour suivre l’expédition SOS-Sahara en 1960, il en revient avec un reportage très remarqué. En 1966, il co-fonde la mythique agence Gamma, pour laquelle il part en reportage au Tchad, au Biafra ou encore à Prague… Raymond Depardon, s‘essaie à la caméra dans les années 70. Patience, discrétion, attention de tous les instants : telles sont les règles d’or du cinéaste, qui se fait le témoin du quotidien des photographes de presse (Reporters, César du meilleur documentaire en 1982) ou d’une équipe de policiers (Faits divers), et s’immisce dans des institutions aussi fermées que l’univers hospitalier (l’asile psychiatrique de San Clemente, le service des Urgences de l’Hôtel-Dieu) ou la justice, avec Délits flagrants (1994), qui lui vaut un deuxième César. Photographe et cinéaste à la réputation mondiale, Depardon multiplie les projets les plus variés (films, expos, ouvrages, publicités…) tout en restant fidèle à certaines thématiques : affirmant au magazine Studio que « le vrai documentaire est finalement plus proche du théâtre ».

L’histoire : Raymond Depardon a suivi pendant dix ans des paysans de moyenne montagne. Il nous fait entrer dans leurs fermes avec un naturel extraordinaire. Ce film nous parle, avec une grande sérénité, de nos racines et du devenir des gens de la terre.

Depardon cultive son jardin

Ce fils de paysans cultive si bien son jardin personnel, que celui de ses parents commence à lui manquer. C’est à la fin des années 1990 que lui vient une idée, un peu folle en termes de production, mais passionnante sur le plan du cinéma : filmer durant dix ans ces paysans de moyenne montagne, entre l’Ariège, la Lozère, la Haute-Loire et la Haute-Saône, dont tout porte à croire qu’ils vont disparaître sous l’effet des mutations économiques.

A travers ce film, Raymond Depardon rend hommage à un monde rural qu’il connaît bien : « J’ai passé mon enfance dans une ferme et j’ai mis du temps à prendre conscience de cette réalité même si j’ai quitté cette ferme très tôt, à l’âge de 16 ans… Comme beaucoup de gens dans les années 60, j’ai un peu fui ce milieu par complexe, quelquefois même par honte. Ensuite, s’est installé tout doucement un phénomène inverse : j’étais fier d’être né dans une ferme. Mais je n’arrivais pas à faire un film sur ce sujet-là. Il a fallu que je fasse un grand détour, le tour du monde en quelque sorte, pour oser filmer les paysans. A la fin des années 80, j’ai d’abord travaillé pour le magazine Le Pèlerin et ensuite pour le journal Libération sur la disparition des paysans. A cette occasion, j’avais été surpris de voir que ce monde rural, celui de mon enfance, n’avait pas beaucoup bougé finalement. Et je me suis dit qu’il fallait que je poursuive ce travail en le filmant. »

L’équipe de Rédac’ février 2020

Ciné-Goûter à la Villa Soleil

Comme l’année dernière, notre petite troupe du foyer Soleil s’est rendue à la Villa Soleil, où Fred nous attendait avec des nouveaux courts métrages. Nous avons été très bien accueilli par Julie, son collègue et les résidents de la Villa. Après la projection des courts spécialement adaptés aux résidents de la villa, un brownie au chocolat et un gâteau aux pommes nous promettaient un goûter savoureux, nous en avons goûtés un peu de chaque . Nous avons discuté ensemble tout en sirotant notre café ou pour certains leur chocolat chaud. Nous nous sommes quittés en se donnant rendez-vous l’année prochaine ou peut être avant !

L’équipe de Rédac‘ février 2020

Il mio viaggio in Italia (Mon voyage en Italie)

Monument à Victor-Emmanuel II

Je suis parti en vacances en Italie au mois d’octobre, accompagné par Stéphane, que j’ai rencontré lors de séjours en montagne. L’Italie m’a toujours fait rêver, la beauté du pays, son architecture, son histoire, sa douceur de vivre, ses habitants hauts en couleur et sa gastronomie. Notre « road tripe » a commencé par Bologne, ville étape avant la capitale Rome, puis Florence berceau de la renaissance et Pise avec sa fameuse tour. Nous avons visité beaucoup de lieux magnifiques : des musées, des églises et monuments religieux, des places et jardins, des moments antiques et les studios de Cinecittà… il est difficile pour moi de choisir, tant il y a à voir et à admirer. J’ai été submergé par des vagues de beauté.

Bien que la chronologie ne soit pas respectée, je vais dire un petit mot sur l’étape florentine, une ville plus calme que la bouillante Rome. Florence est un musée à ciel ouvert, il y a toujours une découverte à faire à chaque détour d’une rue pour peu qu’on soit aventureux. Vous l’avez compris Florence est une ville merveilleuse. Nous avons visité la « Cattedrale Santa Maria del Fiore ou Duomo » avec ses peintures monumentales sur ses murs et sa coupole, flâné dans le célèbre jardin Boboli remarquable pour la valeur historique de sa collection de sculptures romaines et florentines, puis enjambé le fleuve Arno sur le très célèbre « Vecchio », emblème de la ville de Florence, cet ouvrage à la particularité d’être habité. Il abrite des magasins de joailleries et des bijouteries.

Trivoli, un autre lieu remarquable qui a marqué ce voyage en Italie. Situé non loin de Rome, Trivoli est rendu célèbre par l’empereur Hadrien (IIe siècle) qui fit son lieu de villégiature, et également grâce à ses eaux thermales réputées. Le parc abritant la villa d’Este, est un modèle de jardin d’eau. La promenade dans ses allées, bien que pentues, est incomparable avec d’autres jardins que j’ai pu visiter. Nous nous sommes baladés au gré de nos envies toute une après midi dans ces paysages magnifiques, des surprises à chaque point de vue, les fontaines sont spectaculaires, la verdure apaisante et fraîche, certainement très appréciée lors de chaudes journées d’été.

Continuer la lecture

La fête du court métrage

Dimanche 26 janvier 2020

A la cafét’ à 15 heures

Cette année, Fred de l’association Chlorofilm nous a présenté une sélection de courts métrages. Les spectateurs du Foyer Soleil ont répondu présent à cette invitation. Les courts métrages ont été appréciés, une histoire de pompe funèbre pas triste, des bonnes sœurs silencieuses mais malicieuses, un tramway nommé désir, des fonds sous marins recyclés, des hommes sans bouche qui retrouvent la parole par accident… il y avait pour tout les goûts dans ces petits voyages pleins d’aventures.
Une après midi sympa, avec la douce chaleur d’un feu de cheminée, qui s’est conclu autour du traditionnel goûter. Une expérience à renouveler l’année prochaine.

L’équipe de Rédac’ février 2020

Bonne année 2020

Déjà 2020… 2019 a été une année chaude, une des plus chaudes jamais enregistrées sur la planète depuis que les relevés météo existent… Ici au Foyer Soleil, 2019 a été aussi une année chaude, beaucoup de fêtes dans son agenda : celle de Martine en février, de Marie en mars, des 40 ans en octobre et de Valérie le même mois… 2019 est aussi l’année de la concrétisation du projet du nouveau Foyer Soleil à Lanester dans le quartier de Keraliguen, qui sera construit sur un vaste terrain non loin des commodités citadines (transports, commerces, santé, culture…), un beau projet, qui nous l’espérons, tiendra toutes ses promesses . En attendant la suite, nous vous souhaitons, chers lecteurs, la plus belle des années… N’hésitez pas à nous contacter pour donner vos avis et idées, nous comptons sur vous…

L’équipe de Rédac’ janvier 2020

Bohemian Rhapsody

Biopic américain de Bryan Singer de 2h 15min, sorti sur les écrans en 2018. Le film a connu un triomphe international, en France, le biopic a attiré plus de 4,3 millions de spectateurs en salles, devenant le 5ème plus gros succès de l’année 2018. Bohemian Rhapsody a été récompensé par 9 prix dont 4 Oscar, 2 British Academy Film Awards, 1 Screen Actors Guild Awards (syndicat d’acteurs américains) et de 2 Golden Globes. Rami Malek, qui incarne Freddie Mercury fait l’unanimité et reporte le Prix pour le meilleur acteur dans chacune de ces cérémonies. L’acteur construit sa carrière par des allers retours entre cinéma  (La Nuit au musée 2006, 2015, Papillon 2018) et télévision (24 Heures Chrono 2010, Twilight 2012, Mr. Robot 2015). C’est le chanteur canadien Marc Martel qui interprète les chansons de Queen dans le film. Cet artiste a la particularité d’avoir quasiment le même timbre de voix que Freddie Mercury.

Bohemian Rhapsody retrace le destin extraordinaire du groupe Queen et de leur chanteur emblématique Freddie Mercury, qui a défié les stéréotypes, brisé les conventions et révolutionné la musique. Du succès fulgurant de Freddie Mercury à ses excès, risquant la quasi-implosion du groupe, jusqu’à son retour triomphal sur scène lors du concert Live Aid, alors qu’il était frappé par la maladie, découvrez la vie exceptionnelle d’un homme qui continue d’inspirer les outsiders, les rêveurs et tous ceux qui aiment la musique.

Un mélange musical habile et audacieux

13 juillet 1985. Les stars du rock sont réunis à Londres, mais aussi à Wembley pour le concert gigantesque de Live Aid. C’est l’heure du concert de Queen. Freddie Mercury entrent sur scène avec ses comparses. Il salue le public, s’installe au piano. Le stade plein à craquer retient son souffle. Les premières notes de piano de Bohemian Rhapsody résonnent. Une clameur immense monte du public… Qui aurait prédit, 10 ans plus tôt un tel engouement autour d’un titre que la propre maison de disques de Queen refusait et que les radios boycottaient, jugeant la chanson trop longue et trop baroque ? Et pourtant avec Bohemian Rhapsody, issu de l’album A Night at The Opera, Queen a inventé le premier opéra rock et a bouleversé les codes en vigueur. Freddie Mercury a composé Bohemian Rhapsody sur le piano droit installé dans son appartement londonien. Il mélange quatre styles de musique : une balade au piano, un solo de guitare rock signé Brian May, des envolées lyriques, et un final hard rock. Une construction complètement inédite à l’époque. Cette œuvre dont personne ne voulait va rencontrer un immense succès commercial et faire entrer définitivement Queen au Panthéon du rock. Selon un sondage d’opinion commandé au Royaume-Uni par la BBC Two et paru en 2007, Queen est considéré comme étant le « meilleur groupe britannique de tous les temps », devançant les Beatles et les Rolling Stones. Bohemian Rhapsody (1975) vient d’atteindre le milliard de vues sur Youtube et continue de séduire le public d’internet, 44 ans après sa sortie.   francetvinfo.fr

Tout y était…

Bohemian Rhapsody commence et se termine sur le phénoménal concert du Live Aid pour lever des fonds contre la famine en Afrique. Peu auparavant au bord de l’implosion, Queen effectue ce jour-là un retour triomphal au stade de Wembley. Alors que Freddie Mercury se sait désormais atteint du sida, il fait la démonstration absolue de ses talents de bête de scène et ces 18 minutes de concert restent dans les mémoires comme un set d’anthologie (avec au menu, entre autres, « Bohemian Rhapsody », « Radio Ga Ga », « We Will Rock You » et « We Are the Champions »). Wembley a été reproduit d’après les images d’époque sur l’aérodrome de Bovingdon dans le Hertfordshire. Une immense plateforme de 5 mètres de haut a été dressée sur la piste d’atterrissage, à l’identique de celle du Live Aid. Également reproduites soigneusement : les coulisses, les échafaudages, les affiches et les bannièrf es qui encadraient la scène. L’illusion est parfaite. Au point que Brian May dit lui-même avoir été stupéfait. « Des amplis qui se trouvaient derrière moi aux pédales d’effets en passant par le chiffon que j’utilisais pour faire briller ma guitare », tout y était. 
Ensuite, Rami Malek a étudié chaque regard et chaque geste de Freddie Mercury. Il suffit de comparer avec la vidéo du concert original : la chorégraphie du chanteur, ses sautillements et ses petits gestes de boxeur, sa façon de tenir le pied de micro et surtout de sembler s’adresser à chaque fan dans l’assistance, sont reproduits fidèlement. Impossible de ne pas avoir le regard au minimum embué. francetvinfo.fr

Dimanche 29 décembre 2019

A la Cafét’ à 15 heures

Le comité de Rédac’ –  décembre 2019

Destination Jamaïque au Quai 9 à Lanester, le 26 juin 2019.

Notre équipage est heureux de vous accueillir pour « Destination Jamaïque ». Embarquement immédiat au Quai 9…

le 26 juin à 15 heures, les passagers pour la Destination Jamaïque, se sont rassemblés dans le grand hall du quai 9, à Lanester, pour assister à la représentation de la pièce mise en scène par les «Filles» de l’ADJ et jouée par les utilisateurs de l’ADJ et les résidents du Foyer Soleil.

Une salle comble (et climatisée) a accueilli cette troupe de théâtre, prête à tout donner pour faire décoller les spectateurs vers des aventures extraordinaires.

« Ce projet m’a donné le plaisir de jouer le rôle du serveur de l’hôtel du Jamaïque club. La scène du quai 9 est grande, quand j’étais sur scène, je pensais aux spectateurs qui sont venus nous voir. J’ai été touché par mes camarades qui malgré leur difficultés ont réussi à jouer leur rôle et faire vivre la pièce. » Franck

« l’installation sur scène, le bus en carton, l’estrade pour être visible, le micro, la cigarette électronique, que de bons souvenirs, et de tout ce travail en amont que les gens n’ont pas vu… J’ai encore ce moment, où le public est présent, qui m’encourage à faire ma scène et qui en redemande : « yo, man »… un sincère merci aux Filles. » Françoise

«Il me reste des moments de joie et du travail avant. J’ai eu un doute avant. Est-ce qu’ils vont tous arriver à jouer ? La magie a opéré et tout s’est bien passé pour tout le monde. J’ai encore joué un rôle de femme, la deuxième fois (Les voisins 2014), j’aime bien me déguiser. Merci à vous les filles et aux autres. » Quentin

Continuer la lecture