Archives pour la catégorie Bande annonce

Ciné Goûter saison 2017 2018

Des fenêtres sur le monde…
Le rideau est tombé sur la saison 2017/2018 et quelle saison… Les spectateurs sont une nouvelle fois venus à ce rendez-vous mensuel, d’octobre à avril,  puisque nous avons eu en moyenne 11 personnes par séance, avec un record de fréquentation (16 personnes présentes) pour le film Patients réalisé par Grand Corps Malade. Des films actuels, de la comédie, de l’animation, un biopic, du suspens, et même un mash-up hongrois ont composé notre programmation de cette année. Le goûter a toujours autant de succès et rassemble à la cafèt’ les résidents du Foyer Soleil. Parler de ce qu’on a vu pendant la séance, partager nos critiques, faire des propositions, et surtout donner envie aux autres de découvrir le cinéma qu’on aime dans toute sa diversité. A noter que deux anciens résidents qui sont actuellement utilisateurs du DGA du Bois du Château, sont des fidèles de Ciné-Goûter.
La saison prochaine est déjà en préparation et sera toute aussi passionnante,  et nous l’espérons, vous fera découvrir les richesses du cinéma qui sont des fenêtres sur le monde. On vous fera participer aux choix de films et il y aura aussi des surprises, mais chut… on ne vous en dit pas plus pour l’instant. Alors, dès que le thermomètre descendra au dessous de 10 degrés, que les vêtements d’été seront remisés au placard, et comme on a l’habitude de vous le dire : « On se retrouve après la séance autour d’un goûter pour en discuter, venez nombreux… »  
ciné gouterUne présentation du film avant chaque projection…

Christophe R & Nathalie M
Mai 2018

l’homme qui en savait trop

the man who knew too much l'homme qui en savait trop 1956 réal : Alfred Hitchcock Collection Christophel

 

Thriller américain de 2h 00, réalisé par le grand Alfred Hitchcock sorti en France le 5 octobre 1956. Le film est un remake d’une première version déjà réalisée par le maître en 1934 lorsqu’il était encore en Angleterre. On y retrouve James Stewart dont c’est le troisième film sous la direction d’Alfred Hitchcock après La Corde (1948), Fenêtre sur cour (1954) et avant Sueurs froides (1958),  Doris Day qui était chanteuse avant d’être actrice, interprète ici le célèbre titre Que sera, sera, et Daniel Gélin, acteur francais qui fait une brève apparition dans le film.
Comme à son habitude, Hitchcock apparaît de façon fugace dans ses films, ici on peut l’observer de dos aux environs de la 24e minute, il regarde les acrobates sur la place Jamâa El Fna à Marrakech.

L’histoire : En vacances au Maroc avec sa femme et son fils, le Dr McKenna fait la connaissance d’un Français qui sera assassiné sous leurs yeux le lendemain de leur rencontre. Quelques jours plus tard, leur fils est enlevé. Ils vont devoir mener leur enquête.

Hitchcock : séduire, manipuler et surprendre le public…
Sir Alfred Hitchcock est né le 13 août 1899 à Londres. Après des études d’ingénieur, Alfred Hitchcock,  intègre la compagnie Famous Players Lasky (filiale de la Paramount à Londres) où il s’occupe des sous-titres pour les films muets. Cette expérience lui permet de se familiariser avec tous les métiers du cinéma. Avec Le Jardin du plaisir (1925), il signe son véritable premier film. Son apogée en Angleterre est marquée par des films tels que L’Homme qui en savait trop (1934), Les Trente-Neuf Marches (1935), Agent secret – Quatre de l’espionnage (1936) et Une femme disparaît (1938).  
A la veille de la guerre, il a déjà une solide réputation. Il est invité à Hollywood où il finira par se fixer. Le premier film de sa période américaine, Rebecca (1940), est un triomphe. A la différence de nombreux cinéastes, il tente avant tout de séduire, manipuler et surprendre le public. Il aime jouer avec ce dernier pour qu’il fasse partie intégrante de l’action. Il devient le maître du suspense adulé par le public ainsi que par la critique alors qu’il ne prétend qu’au divertissement.

Les années 50 marquent une période prolifique où il réalise des chefs d’œuvres tels que Sueurs froides (1958), La Mort aux trousses (1959), Psychose (1960) et enfin Les Oiseaux (1963). Le succès d’Hitchcock a été aussi dû au choix de ses acteurs, James Stewart, Cary Grant, Grace Kelly qui ont su porter de façon monumentale ses films. Autre facteur déterminant, le compositeur Bernard Herrmann qui crée la musique de tous ses films à partir de 1957, compositions en parfaite harmonie avec les ambiances recherchées par Hitchcock.

La seconde moitié des années 60 est marquée par des films comme Pas de printemps pour Marnie (1964) et Le Rideau déchiré (1966). En 1972, il tourne Frenzy, son premier « thriller » britannique après plus de 30 ans aux États-Unis. Complot de famille (1976) est sa dernière œuvre. Avec 54 films à son actif, Hitchcock s’est imposé comme le maître incontestable du suspense et de l’angoisse sur grand écran.
Quatre de ses films ont été nommés dans la catégorie meilleur film, seul Rebecca l’emporta (en sachant que cet Oscar ne nomme et ne récompense que les producteurs !!!).

Nathalie M.
Avril 2018 

Ciné Goûter

Dimanche 22 avril  2018

à 15h en cafét’

Ce que j’en pense : Pour finir la saison, comme à notre habitude, nous avons projeté un classique du cinéma. Cette année Alfred Hitchcock était notre invité, avec son talent sans pareil d’embarquer le spectateur dans les méandres d’histoires à rebondissements.
Pour certains d’entre nous, c’était le premier Hitchcock qu’ils visionnaient et pour d’autres, véritables spécialistes du maître du suspens, L’homme qui en savait trop, n’a aucun secret. Le plaisir de voir ou de revoir ce monument du cinéma mondial demeure toute fois entier.
Ce film reste dans un genre de cinéma intemporel, où la mise en scène est toujours aussi inventive et de très grande classe. Sorti en 1956, il n’a rien à envier au cinéma moderne. James Stewart et Doris Day y sont éblouissants, et représentent tout une époque du cinéma américain. Le seul contre pied à ce chef d’œuvre est peut être les dialogues un peu désuets, et qui évidement ne sont plus adaptés au langage de nos jours.
L’homme qui en savait trop restera un grand film, et fait partie incontestablement du patrimoine du 7ème art…

Nathalie M
mai 2018 

Bande annonce :

Lion

LionBiopic américain, australien et britannique de 1h 58min, réalisé par Garth Davis, sorti sur les écrans français en février 2017. 6 fois nommé aux Oscar 2017, Lion passera à coté de la prestigieuse récompense mais obtiendra le BAFTA Awards (équivalent britannique des Césars du cinéma français) du Meilleur acteur dans un second rôle pour Dev Patel et de la Meilleure adaptation du scénario et le Prix du Meilleur film du  SHAPE  SHAPE Directors Guild of America Awards 2017 (récompenses de cinéma américaines décernées depuis 1949 aux réalisateurs).
Lion est le premier long-métrage de Garth Davis, jeune réalisateur australien qui a notamment dirigé 4 épisodes de Top of the lake série crée et écrite par Jane Campion – réalisatrice néo-zélandaise de La Leçon de piano : Palme d’Or à Cannes 1993,  César du Meilleur film étrange 1994 et Oscar du Meilleur scénario original 1994 – et Gerard Lee, diffusé sur ARTE (2013 et 2017). Le casting du film est conduit par des acteurs confirmés : Dev Patel, connu mondialement pour son rôle de Jamal dans le multi-oscarisé Slumdog Millionaire, la très glamour Nicole Kidman, Rooney Mara Prix d’interprétation féminine à Cannes 2015 et David Wenham acteur, réalisateur et producteur australien. Sunny Pawar, qui pour son premier film crève l’écran par son jeu d’acteur.

L’histoire : Une incroyable histoire vraie : à 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l’Inde qui l’emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l’immense ville de Calcutta. Après des mois d’errance, il est recueilli dans un orphelinat et adopté par un couple d’Australiens. 25 ans plus tard, Saroo est devenu un véritable Australien, mais il pense toujours à sa famille en Inde.
Armé de quelques rares souvenirs et d’une inébranlable détermination, il commence à parcourir des photos satellites sur Google Earth, dans l’espoir de reconnaître son village. Mais peut-on imaginer retrouver une simple famille dans un pays d’un milliard d’habitants ?

Destins croisés et extraordinaires de Saroo et de son personnage…
Le personnage de Saroo est  joué par deux  acteurs à des âges différents. Saroo adulte est campé par  Dev Patel, la révélation de Slumdog Millionaire, et Saroo enfant par Sunny Pawar.
Il a fallu plusieurs mois de recherche à la production pour dénicher le garçonnet, qui avec Lion, signe son tout premier rôle au cinéma. Sunny a été repéré dans une école pour enfants défavorisés de Bombay), la capitale de l’État indien du Maharashtra. Nicole Kidman, qui joue sa mère adoptive dans le long-métrage, est revenue sur sa relation avec Sunny : « Quand je l’ai rencontré, il ne parlait pas un mot d’anglais. Il n’avait jamais tourné dans un film (…) C’est en jouant au cricket que j’ai gagner sa confiance » explique l’actrice.
Aujourd’hui âgé de dix ans, Sunny Pawar vit toujours à Mumbai avec sa famille et va à l’école. En revanche, le septième art semble lui avoir définitivement ouvert les bras puis qu’après Lion, il tournera le film Love Sonia, aux côtés de Demi Moore.
 
Le périple de Saroo a été long et semé d’embûches avant qu’il soit recueilli et élevé par sa famille de cœur. A l’âge de 5 ans, il s’est retrouvé seul et perdu à 1 500 km de son village après s’être endormi dans un wagon vide de marchandises. Après vingt-neuf heures de voyage, seul et sans nourriture, il débarque à Calcutta, la ville aux mille dangers. Le gamin, qui ne parle que le dialecte de son petit village d’Inde centrale, se retrouve seul et sans famille au cœur de la mégalopole de plus de quatre millions d’habitants. Tandis que sa mère biologique le recherche en vain… Saroo sera déclaré officiellement enfant perdu. L’avis de recherche de la police de Calcutta n’est jamais arrivé dans les lointaines contrées de son village. Inscrit dans une agence d’adoption, le petit Saroo devient le fils aîné d’une famille australienne aimante, les Brierley, et s’envole pour la Tasmanie.
Aujourd’hui, alors qu’il a retrouvé sa mère biologique, après vingt-cinq ans de séparation, Saroo vit près de chez ses parents adoptifs et travaille avec son père dans l’entreprise familiale de plomberie. Fière du parcours de son fils, Sue reste époustouflée par sa résilience et sa capacité à surmonter les épreuves. « A chaque étape, nous l’avons soutenu dans la recherche de ses origines. Nous connaissons tout de son enfance. Pourtant, voir sa vie défiler sur grand écran m’a bouleversée. Saroo n’a jamais cessé de me subjuguer« .

Nathalie M, & Christophe R.
mars 2018

Ciné Goûter
Dimanche 25 mars 2018
15 heures à la cafèt’

Ce que j’en pense : Très beau Film, qui a su tenir en haleine jusqu’à la fin, tous les spectateurs de notre ciné–goûter du mois de mars. Cette histoire (vraie) aborde plusieurs sujets, les conditions de vie des indiens des basses castes, l’adoptions et la recherche de l’identité qui parait indispensable pour avancer dans la vie : « Si tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens » (proverbe berbère).
Une superbe interprétation des deux acteurs jouant tour à tour le rôle de Saroo enfant  – Sunny Pawar la révélation du film du haut de ses huit ans – et Saroo adulte – Dev Patel la révélation de Slumdog Millionaire. Le film fait de réguliers flash back dans l’histoire de ce personnage qui n’a de cesse de retrouver ses origines dans ce vaste sous continent indien. Les paysages sont remarquablement mis en scène avec le contraste d’une Inde bouillonnante et la sauvage Tasmanie, et nous embarquent littéralement dans les pas du héros.  
Nicole Kidman incarnant magnifiquement la mère adoptive, pleine d’humanité, de patience et d’amour pour ses enfants, malgré les difficultés rencontrées et la violence des questionnements, rien ne la détournera de son rôle de mère aimante.
Un film à ne pas manquer, les acteurs sont formidables et l’histoire stupéfiante…

Nathalie M.
Avril 2018
 

Bande annonce:

Patients

Patients, Affiche

Comédie dramatique française de 1h 52 min réalisée par Grand Corps Malade (Fabien Marsaud) et Mehdi Idir. Le film est sorti il y a un an tout juste et a déjà une belle carrière : 1er prix au Festival du Film de Cabourg 2017 ; Prix d’interprétation masculine, Prix des Lycéens et Meilleur Film au festival de Sarla 2017. Il concourt aux César 2018 (vendredi 2 mars) dans les catégories : Meilleur Film, Meilleur espoir masculin, Meilleure adaptation et Meilleur premier film… Avec Patients, Fabien Marsaud alias Grand Corps Malade met en scène son premier film qui est une adaptation de son roman autobiographique du même nom, paru en 2012, racontant son année de rééducation dans un centre après un accident.

L’histoire : Se laver, s’habiller, marcher, jouer au basket, voici ce que Ben ne peut plus faire à son arrivée dans un centre de rééducation suite à un grave accident. Ses nouveaux amis sont tétras, paras, traumas crâniens…. Bref, toute la crème du handicap. Ensemble ils vont apprendre la patience. Ils vont résister, se vanner, s’engueuler, se séduire mais surtout trouver l’énergie pour réapprendre à vivre. Patients est l’histoire d’une renaissance, d’un voyage chaotique fait de victoires et de défaites, de larmes et d’éclats de rire, mais surtout de rencontres : on ne guérit pas seul.

 
Véritable leçon de vie et d’optimisme
Grand Corps Malade est épaulé à la co-réalisation par Mehdi Idir qui réalise ses clips, même s’il est habitué à manier la caméra, Patients est également son premier long métrage. Le film se déroule principalement dans un centre de rééducation, le même que celui où Grand Corps Malade a effectué sa rééducation au de Centre de Réadaptation de Coubert ( Seine-et-Marne).
Si le personnage de Ben est inspiré de Grand Corps Malade, l’une des principales différences entre eux réside dans le fait que le premier est en fauteuil tandis que le second marche depuis 17 ans. « Comme Ben, j’étais basketteur, j’ai eu un accident et un jour je me suis relevé en m’appuyant sur deux barres… Pourtant, durant le tournage, je ne pensais qu’au taf. Je n’ai jamais eu le sentiment de revivre des moments douloureux ou une forme de thérapie qui m’aurait fait dire : « Ça y est, je me suis libéré de cette histoire » », explique l’auteur-cinéaste.
Le film souligne avec justesse l’extrême difficulté à ne pas être autonome dans les gestes les plus élémentaires du quotidien comme aller aux toilettes, s’habiller, se laver… et l’atteinte sur la dignité des patients. Souhaitant avant tout combattre les préjugés et changer le regard sur le handicap, Grand Corps Malade fait le choix de l’humour et de l’autodérision pour aborder ces moments de gravité avec sensibilité.
Le film a été bien accueilli par la critique et a rassemblé près de 1 500 000 spectateurs.

Le comité de rédac’
février 2018

Ciné Goûter

Dimanche 25 février  2018

à 15h en cafét’

 

Ce que j’en pense : Une belle affluence en ce dimanche de ciné-goûter de ce froid mois de février. 16 personnes ont assisté à la projection du film, c’est notre record…
Le film aborde des sujets aux quelles nous sommes confrontés tous les jours, notamment le regard des autres. Sans être mélo, cette immersion dans la réalité du handicap est traitée avec beaucoup de justesse et d’humour, et il en faut une bonne dose pour avancer malgré toutes ces nouvelles difficultés. Un parallèle qu’on peut retrouver ici, au foyer soleil, où rire de nous mêmes permet de dédramatiser des situations souvent difficiles et laisser une bonne place à la vie.
Le film aborde également des thèmes récurrents comme la sexualité, la solitude, la mort mais aussi l’amitié, le combat et la volonté acharnés de sortir de son fauteuil. Le film nous a tous remués pour des raisons qui nous sont propres à chacune et à chacun d’entre nous, faisant référence à nos parcours et histoires personnels : « on est là, on en bave, mais la vie vaut quand même le coup d’être vécue… »
Patients est un très bon film, et même s’il n’a pas décroché de César, il a rendu le handicap plus visible auprès des plusieurs centaines de spectateurs qui sont allés à sa rencontre, et c’est le plus important…

Nathalie M, Franck M & Françoise J.
Mars 2018

 

Bande annonce :

Final Cut : Ladies and Gentlemen

final cut Mash-up* produit en Hongrie et réalisé par György Pálfi réalisateur et scénariste, hongrois. Ce film ne sortira pas dans les salles de cinéma, ni en DVD, et ce pour des questions de droit d’auteur. Final Cut : Ladies and Gentlemen a été présenté en clôture du Festival de Cannes 2012.
L’histoire : Deux personnages seulement, un homme et une femme, mais des centaines d’acteurs qui se succèdent à l’écran. Une histoire à la fois classique et pas comme les autres, qui nous fait voyager au cœur du cinéma et de nos souvenirs, et nous montre que l’amour est universel.
Contraint par l’absence de moyens de production, György Palfile a imaginé, avec ses élèves de l’école de cinéma de Budapest, de piocher la matière dans les grands films de l’histoire du cinéma, de La Ruée vers l’Or (1925) de Charlie Chaplin, à Avatar (2009) de James Cameron. Raconter une histoire d’amour et faire se rencontrer, par la magie du montage, Audrey Hepburn et Gérard Depardieu, Humphrey Bogart et Penelope Cruz etc… au total, György Palfi a puisé dans 450 films et plus de 1000 plans pour raconter son histoire . Le résultat est brillant et jubilatoire.
Final Cut : Ladies and Gentlemen représente un immense travail de montage, avec des raccords hyper justes et précis, des scènes et des plans qui se répondent et se complètent au millimètre. On voyage à travers l’histoire du cinéma et ses plus belles histoires d’amour. Ce voyage est aussi bien visuel que sonore, grâce à une superbe bande son qui fera écho à vos meilleurs souvenirs…Un chef-d’œuvre du mash-up.  
Il n’y a pas beaucoup de dialogue, quelques phrases de temps à autre dans plusieurs langues, mais l’histoire est plutôt marquée par le visuel.

*mash-up : C’est un art du recyclage, du réemploi d’images empruntées et tournées par d’autres.

Le Comité de Rédac’
janvier 2018

Dimanche 28 janvier 2018
15 heures à la cafèt’

Ce que j’en pense : Déroutant par la construction, Final Cup n’a pas été évident pour quelques-uns d’entre nous qui n’ont pas attendu le mot Fin pour y mettre un terme. Troublant avec les deux personnages principaux joués par plusieurs dizaines d’acteurs (impossible de compter), déconcertant les dialogues en plusieurs langues sous titré en hongrois, qui, bien que pas nécessaire pour la compréhension du film ont dérangé quelque peu…
Amusant avec les plans de différentes époques entremêlés qui passe de la couleur au noir et blanc,  divertissant  ce voyage dans l’histoire du cinéma en essayant de jauger nos connaissances en tentant de reconnaître les extraits des films, avec le risque de perdre le fil de l’histoire.
En tout cas même diversement apprécié, ce film a fait parlé de lui, et montre la richesse des genres cinématographiques. Cette proposition reste intéressante à partager avec le plus grand nombre, il est d’ailleurs accessible en intégralité sur notre blog.  

Le comité de Rédact’
février 2018

 

Pour visionner le film en intégralité :

 

Ernest et célestine

Ernest et célestine
Film d’animation de 1h 16min, coproduit par la France, la Belgique et le Luxembourg, réalisé par Benjamin Renner, Stéphane Aubier  et Vincent Patar (co réalisateurs de Panique au village), sorti sur les écrans en décembre 2012. Le scénario et les dialogues sont signés par Daniel Pennac écrivain de la célèbre Saga Malaussène. Le Film est tiré de l’œuvre de Gabrielle Vincent. Ernest et Célestine ont remporté 7 prix donc le César du film d’animation en 2013. Lambert Wilson a prêté sa voix à l’ours Ernest et Pauline Brunner à celle de  la souris Célestine.

L’histoire : Dans le monde conventionnel des ours, il est mal vu de se lier d’amitié avec une souris. Et pourtant, Ernest, gros ours marginal, clown et musicien, va accueillir chez lui la petite Célestine, une orpheline qui a fui le monde souterrain des rongeurs. Ces deux solitaires vont se soutenir et se réconforter, et bousculer ainsi l’ordre établi.

Trois réalisateurs
Travailler en équipe peut s’avérer difficile mais les trois réalisateurs Vincent Patar, Stéphane Aubier et Benjamin Renner se sont répartis équitablement les taches. Ce dernier raconte : « Nous avons convenu de travailler ensemble sur le storyboard et le découpage, et que j’assurerai la création graphique du film. Il était convenu que Vincent et Stéphane interviendraient également à la fin, sur les bruitages, le mixage son et la musique. »
Ernest et Célestine a été présenté lors du festival de Cannes 2012 pour la Quinzaine des Réalisateurs.

Des critiques unanimes
« … La magie et la grâce du dessin artisanal alliées à l’intelligence et l’humour du scénario écrit par le romancier Daniel Pennac font de ce film d’animation français une pure merveille… »         Télé 7 jours
« …Il est de ces films sans âge, que l’on apprécie de sept à soixante-dix-sept ans… » Critikat.com
« … Un enchantement total, graphique, poétique et…politique !  » Marianne
« … Une merveille pleine de trouvailles, subtile, épurée et naïve… » Ecran Large
« … Une fable au graphisme délicieux sur un rejet de la mixité plus que jamais d’actualité… »  VSD

Ce que j’en pense : Une très belle histoire pour les petits comme pour les grands. Les dessins fait à l’aquarelle donnent un rendu original et renforcent la poésie de ce conte. Les deux héros sont touchants et illustrent à leur façon la différence, un thème qu’on connaît bien et qu’on vit au quotidien. Un deuxième épisode de Ernest et Célestine est sorti sur les écrans en ce mois de décembre 2017, il est sûr que nous regarderons d’un autre œil ce dessin animé qui à priori s’adresse aux enfants, mais que les adultes ont pris plaisir à suivre.

Le Comité de Rédac’
décembre 2017

 

Ciné Goûter 

dimanche 3  décembre 2017

à 15h en cafét’

Bande annonce :

L’Odyssée

l'odyssée 5 novembre 2017 

Biopic et film d’aventure français de 2h 03 min, réalisé par Jérôme Salle, sorti sur les écrans en octobre 2016.  La découverte à la télévision du monde sous-marin par le grand public a touché bon nombre de téléspectateurs, et a fait prendre conscience que la mer est un environnement  très précieux et fragile qu’il faut préserver. Les expéditions au bout du monde de la Calypso ont transporté pendant de nombreuses années les spectateurs du dimanche soir vers le monde du silence, guidés par le commandant Cousteau et son fameux bonnet rouge.
Lambert Wilson (Jacques-Yves Cousteau) et Pierre Niney (Philippe Cousteau), ont dû suivre une formation très poussée en plongée dans le cadre de la préparation du film, Audrey Tautou  incarne Simone Cousteau. La Calypso, le célèbre bateau du commandant Cousteau, constitue un personnage à part entière du film.

L’histoire :1948. Jacques-Yves Cousteau, sa femme et ses deux fils, vivent au paradis, dans une jolie maison surplombant la mer Méditerranée. Mais Cousteau ne rêve que d’aventure. Grâce à son invention, un scaphandre autonome qui permet de respirer sous l’eau, il a découvert un nouveau monde. Désormais, ce monde, il veut l’explorer. Et pour ça, il est prêt à tout sacrifier.

Cousteau est au départ un militaire qui s’est reconverti dans la fabrication de détendeurs de plongée, puis dans la confection de petits reportages et la diffusion de livres sur ses aventures. Tout commence dans les années 1960 lorsqu’un riche armateur anglais lui procure un vieux dragueur de mines américain. Il le rebaptisera la Calypso. L’exploration sous-marine en est alors à ses balbutiements. Tout est à montrer cinématographiquement, et il faut tout inventer sur le plan technique : les caméras, les soucoupes plongeantes, l’éclairage sous-marin. Cousteau a démocratisé la plongée autonome et l’a rendue accessible au plus grand nombre.
Le premier film de Cousteau, le Monde du silence, sera couronné par une Palme d’or à Cannes en 1956, une première pour un film documentaire.

Le Comité de Rédac’
octobre 2017

Ce que j’en pense : Cousteau reste une légende, il a permis non seulement de développer la plongée en autonomie (détendeur*) pour monsieur et madame tout le monde, mais a eu l’idée de génie de ne nous faire découvrir au travers de la télévision les beautés et les fragilités de ce monde sous-marin alors inconnu. L’interprétation de Lambert Wilson est tellement juste, que c’est Cousteau lui même qu’on voit à l’écran, surtout dans les scènes tournées en antarctique. L’histoire d’un homme qui veut à tout prix vivre ses rêves et les partager…  
Magnifique film qui m’a rappelé les années durant lesquelles j’ai moi aussi goûté avec passion aux sensations de liberté décrites dans le film.

*Un détendeur de plongée est un mécanisme qui permet à un plongeur de respirer l’air contenu dans sa bouteille de plongée à la pression à laquelle il évolue.

Françoise J.
novembre 2017

 

Dimanche  5 novembre 2017
en cafèt’ à 15 heures

Bande annonce :

Cigarettes et chocolat chaud

cigarettes et chocolat chaudComédie française de 1h38 min, réalisée par Sophie Reine sortie sur les écrans en décembre 2016. Pour débuter la saison de Ciné- Goûter, place à la comédie.
Sophie Reine est à la base monteuse et réalise son premier long métrage avec Cigarettes et chocolat chaud. Elle s’entoure de Gustave Kervern et de  Camille Cottin.
Gustave Kervern  fait la rencontre de Benoît Delépine en 1999 avec qui il se lance dans une aventure créative qui s’épanouit sur Canal + dans l’émission Groland.  Le duo collabore par la suite à la réalisation de Louise Michel (2008), et de Mammuth en 2010 subtilement porté par Gérard Depardieu et Yolande Moreau. Parallèlement à sa carrière de scénariste/réalisateur, Gustave Kervern continue d’apparaître dans plusieurs films, en plus des siens.
Camille Cottin apparaît dans la série familiale Pep’s, sous les traits de Marina Trufaine, un parent d’élève aux méthodes strictes, mais est surtout révélée par son rôle dans Connasse, le programme court de Canal+, où derrière une caméra cachée, elle sème la pagaille dans chacun des lieux où elle se rend.

L’histoire : Denis Patar est un père aimant mais débordé qui se débat seul avec l’éducation de ses filles, Janis 13 ans et Mercredi 9 ans, deux boulots et une bonne dose de système D. Un soir Denis oublie, une fois de trop, Mercredi à la sortie de l’école. Une enquêtrice sociale passe alors le quotidien de la famille Patar à la loupe et oblige Denis à un « stage de parentalité ». Désormais les Patar vont devoir rentrer dans le rang…
Une part autobiographique
Ce portrait d’une famille hors normes est quelque peu autobiographique pour Sophie Reine. La réalisatrice raconte en effet avoir grandi dans un appartement à Paris avec un singe et une chèvre comme animaux de compagnie ! Elle s’en amuse : « Chez les Patar, comme chez les Reine, on porte des chaussettes dépareillées, on va au boulot avec des fringues multicolores parce que les tutus fuchsia des unes ont déteint sur les pantalons crème des autres, on mange des chips au petit-déj… bien loin des 5 fruits et légumes par jour et du régime sans gluten ! Mon père s’est retrouvé seul à nous élever avec mon frère et ma sœur, j’ai eu envie de décrire cette vie là : un papa débordé qui cherche à protéger à tout prix ses enfants d’un monde « où les mamans et les cochons d’inde meurent sans prévenir ». »

Ce que j’en pense : Une comédie agréable, qui présente une famille qui sort de la norme. De la poésie et de la tendresse, des situations décalées et touchantes, mais l’ensemble du film manque de rythme, il y en a même qui se sont endormis, chut ! on ne dira pas qui…

Le Comité de Rédac’
octobre 2017

 

 

Ciné Goûter

Dimanche 8 octobre  2017

à 15h en cafét’

 
Bande annonce :

 

Ciné-Goûter : clap de fin de la saison 2016/2017

Clap de fin de la saison Ciné-Goûter 2016/2017, avec  Nationale 7 (2000), film qui, à son époque, a mis un grand coup de pied dans la fourmilière, en montrant le quotidien des personnes handicapées. La fréquentation à nos séances du dimanche est en hausse, puisqu’elles ont suscitées l’intérêt de presque 10 personnes par projection sur 7 séances de novembre 2016 à mai 2017, avec en point d’orgue notre Jour le plus court (programme de courts métrages) et Chocolat (avec Omar Sy) qui ont attiré chacune 13 spectateurs. Comme à notre habitude, nous proposons durant la saison, de visiter plusieurs genres cinématographiques allant du western en passant par le documentaire, de la comédie au dessin animé en faisant un crochet par un programme de court métrage, que nous avons sélectionné et monté avec l’aide de Mickaël de la Cordée.
Toutes les séances se clôturent par un traditionnel goûter qui, comme l’an passé, rassemble plus de personnes qu’a la séance elle même… mais l’importance c’est de se retrouver autour d’un chocolat chaud et d’une part de gâteau moelleux, de parler du film qu’on a vu et, peut être susciter, l’envie aux résidants qui n’ont pas encore franchi le pas…
Le millésime 2017/2018 s’annonce tout aussi intéressant, avec des films actuels qui feront découvrir aux spectateurs des univers cinématographiques divers : science fiction, aventure, dessin animé, comédie… alors, dès que les feuilles commencent à tomber et que le soleil pâlit,  comme on a l’habitude de vous le dire : « On se retrouve après la séance autour d’un goûter pour en discuter,  venez nombreux… »  photo 1

Goûter de fin de saison, rendez-vous en octobre 2017…

Comité de Rédac’
juin 2017
 

Nationale 7

nationale 7Comédie dramatique française de 1h 30min, réalisée par Jean-Pierre Sinapi, sortie en salle en décembre 2000. Pour clôturer la saison ciné-goûter 2016/2017, nous avons choisi un film « patrimoine » qui met en lumière le handicap et ses difficultés dans la vie au quotidien. Nationale 7 reste encore  d’actualité bien que tourné il y a 17 ans.  Il est vrai que le thème du film, la sexualité et la vie affective des personnes handicapées, rencontre beaucoup de points de blocage dans notre société, le sujet reste tabou et n’évolue pas ou peu dans la volonté et le discours des politiques à porter ce thème de société au devant de la scène. Dans les institutions le dialogue est ouvert, des avancées importantes sont faites, et reste rigoureusement dans un cadre légal.
le film a fait beaucoup parler à sa sortie, reste peut être encore inégalé sur la justesse des propos employés, à noter l’excellent jeu d’acteur du grand Olivier Gourmet, qui porte ce film avec beaucoup d’énergie et de simplicité.

L’histoire : Dans un foyer pour handicapés près de Toulon, René est unanimement détesté de tous. Myopathe de cinquante ans, il possède un caractère irascible et rebelle. Mais ses provocations ne résistent pas à la candeur et à la droiture de Julie, une éducatrice spécialisée débutante. Il lui avoue qu’il veut faire l’amour avec une femme avant que sa maladie évolutive ne le rattrape définitivement. Julie se met en quête d’une de ces prostituées qui oeuvrent en camping-car le long de la nationale 7.

handicap, vie affective et sexualité…
L’accompagnement à la vie affective et sexuelle est apparu aux Etats-Unis durant les années 1970. Cette pratique est par la suite apparue aux Pays-Bas, en Allemagne, au Danemark, en Suisse en Belgique et balbutiante en Espagne.  
En France sur le plan légal, l’assistance sexuelle est  assimilée à la prostitution. Un membre du personnel médical qui organiserait une rencontre sexuelle pour un résidant en institution ou un patient à domicile risquerait d’être accusé de proxénétisme. Un véritable engagement en faveur de l’accompagnement sexuel a cependant émergé à partir de 2007, année de l’organisation du colloque « Dépendance physique : intimité et sexualité » à Strasbourg, suivi en novembre 2010 d’un colloque à Paris sur « Handicap et sexualité ».
Le premier ministre François Fillon, pour réfléchir à « l’évolution des mentalités et le changement du regard de la société sur les personnes handicapées », travaille sur un projet de loi pour légaliser les assistants sexuels. De nombreuses associations, dont l’APF (Association des Paralysés de France) et le CNCPH (Conseil National Consultatif des Personnes Handicapées), travaillent également sur le sujet. La ministre de la Solidarité et de la Cohésion sociale Roselyne Bachelot s’est déclarée le 6 janvier 2010 « rigoureusement opposée » au recours à des assistants sexuels pour les personnes handicapées.
Mars 2015, Marcel Nuss, et son Association Pour la Promotion de l’Accompagnement Sexuel (Appas), organise la première formation d’accompagnant sexuel en France.

Nicolas K., Nathalie M., Ronan le B.
Mai 2017

Ciné Goûter


Dimanche 21 mai  2017


à 15h en cafét’

 

 

Le Pouvoir

le pouvoirDocumentaire français de 1h 40min, réalisé par Patrick Rotman sorti le 15 mai 2013. L’interprète principal est François Hollande, qui dans un souci de transparence, n’a imposé ni censure, ni retouche aux monteurs du film. Bien sûr, l’équipe de tournage n’a pas eu accès aux couloirs de l’Élysée 24h/24, mais il était rare que le Président leur refuse de filmer une réunion ou un déplacement. Pénétrer ainsi dans les coulisses du pouvoir est une grande première pour le septième art. Il y eu quelques images tournées pendant la présidence de François Mitterrand, presque rien sous Jacques Chirac. Les portes de l’Élysée étaient également hermétiquement fermées aux caméras pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

L’histoire : Dans les coulisses de l’Élysée pendant les 7 premiers mois d’exercice du Président. Patrick Rotman, en exclusivité et pour la première fois, filme le métier de Président au quotidien. Avec une mise en scène dépouillée, le film pénètre et dévoile le cœur de l’Élysée.

Patrick Rotman a choisi de traiter la forme et le fond de son film de manière indépendante : en privilégiant les plans longs et les cadres fixes pour englober le décor, associés à de nombreux gros plans sur les visages des protagonistes. Comme il l’explique lui-même, le cinéaste a tenu à ce que « la mise en scène reflète ce sentiment étrange que l’on ressent à l’Élysée. Le contraste entre ce lieu qui semble immuable, hors du temps, avec ses rituels surannés, et l’intensité de ce qui se décide : l’éternel et l’immédiat, l’histoire et l’actualité. »
L’utilisation de la voix off de François Hollande (extraits choisis des divers entretiens conduits avec le président de la République qui viennent se calquer sur les images du film) a pour but d’apporter un côté plus confidentiel au film et de donner l’impression au spectateur de se sentir pris à part : « Le Président vous parle dans l’oreille », explique le réalisateur…

Ce que j’en pense : En ce jour du premier tour des élections présidentielles 2017, ciné-goûter a projeté Le pouvoir, documentaire sur « le métier de président au quotidien ». Ce qui frappe tout d’abord c’est  la solitude du chef de l’état, bien qu’entouré de conseillers et de ministres. Les plans entre deux interventions du Président Hollande sont des mises en scène du lieu lui même. Ce qui nous fait penser qu’il y a deux acteurs principaux dans ce film : le chef de l’état et le lieu du pouvoir.   Le palais de l’Élysée* est une très belle demeure, presque tranquille, presque à la campagne bien qu’au centre de la vie bouillonnante de la capitale. Un autre élément qui nous a interpellé est l’impression d’un quotidien routinier, atmosphère feutrée, ton mesuré, les réunions s’enchaînent, avec presque toujours les mêmes intervenants, un parfum d’ennui s’installe peu à peu au 55 Rue du Faubourg Saint-Honoré. La mise en scène du protocole, avec notamment les huissiers en queue de pie, donne un petit côté désuet et suranné à cet endroit prestigieux. Un documentaire qui nous donne à découvrir un homme, François Hollande, Président de la République Française en fonction, restant très disponible et chaleureux envers son entourage de travail et avec les Français lors de rencontres en dehors du palais de l’Élysée.

*Construit en 1718, le palais devient en 1873 le palais officiel du Président de la République.

 Le comité de Rédac’
mai 2017

Ciné Goûter
Dimanche  23 avril 2017
en cafèt’ à 15 heures

 

Jour du premier tour des élections présidentielle 2017

 

Bande annonce:

 

Chocolat

Chocolat 26 mars 2017Biopic français de 2h 00min, réalisé par Roschdy Zem sorti sur les écrans le 3 février 2016. le scénario est l’adaptation à l’écran du parcours hors du commun des clowns Foottit et Chocolat. On connaît plus Roschdy Zem en tant qu’acteur, mais il n’est pas à son coup d’essai de réalisateur, puisqu’il a déjà signé trois films : Mauvaise foi, Omar m’a tuer et Bodybuilder. Trois longs métrages ayant pour point commun de parler du racisme sous diverses formes. 

Le film est porté par deux grand acteurs . Le très populaire Omar Sy qui a découvert l’existence de Chocolat lors d’un tournage (De l’autre côté du périph). Le comédien s’est ensuite documenté sur cet homme né esclave et devenu artiste, et accepta rapidement de se glisser dans la peau de Chocolat. Pour incarner Foottit, Roschdy Zem souhaitait quelqu’un qui soit à la fois acteur mais aussi se produisant au cirque. C’est dans cette optique que James Thierrée, petit-fils de Charlie Chaplin qui est également danseur, acrobate et musicien, fut choisi. Le film chocolat a été distingué par le César 2017 du Meilleur acteur dans un second rôle pour James Thiérrée et le César 2017 des Meilleurs décors, du Globe de Cristal 2017 du meilleur film et du Globe de Cristal 2017 du meilleur acteur pour Omar Sy

L’histoire : Du cirque au théâtre, de l’anonymat à la gloire, l’incroyable destin du clown Chocolat, premier artiste noir de la scène française. Le duo inédit qu’il forme avec Foottit, va rencontrer un immense succès populaire dans le Paris de la Belle époque avant que la célébrité, l’argent facile, le jeu et les discriminations n’usent leur amitié et la carrière de Chocolat. Le film retrace l’histoire de cet artiste hors du commun.  

Qui est Chocolat ? 

Rafael né esclave entre 1865 et 1868 à Cuba alors colonie espagnole, est vendu à l’age de 10 ans comme garçon de ferme pour la mère d’un négociant espagnol près de Bilbao. Il s’enfuit vers 14 ans et vit  de petits métiers. 

Le célèbre clown blanc Tony Grice découvre Rafael végétant sur les quais de Bilbao, impressionné par sa force physique et ses talents de danseur. Il en fait d’abord son domestique et homme à tout faire puis son partenaire dans certains de ses numéros.

Arrivé  à Paris en  1886, Henri Agoust, régisseur du Nouveau Cirque, voit en Chocolat un mime et un danseur original, si bien qu’il l’engage et connaît un succès individuel avec son premier spectacle. En 1895, le directeur du Nouveau Cirque, forme un nouveau duo. Il associe Chocolat avec un clown britannique, George Foottit. Le duo comique fait équipe pendant une quinzaine d’années…

Foottit  et Chocolat furent, au tournant du XXe siècle, des étoiles parisiennes de tout premier plan ; ils étaient les clowns vedettes du très élégant Nouveau Cirque de la rue Saint-Honoré. Ils sont souvent reconnus comme les créateurs du duo traditionnel clown/auguste qui devint la norme dans le cirque européen du XXe siècle. Foottit et Chocolat eurent un rôle primordial dans le développement de l’art clownesque européen pendant cette période, et ils en personnifient encore aujourd’hui une étape importante. 

L’expression « je suis chocolat », signifiant « je suis berné », a été popularisée par les dialogues de leur numéro.

Ce que j’en pense : Les décors et les costumes nous font plonger dans le Paris du début du siècle dernier. Omar Sy est encore une fois impeccable,les performance de James Thierrée complète à merveille ce duo d’acteurs qui donne à découvrir au cinéma une histoire extraordinaire et méconnue. un film touchant, avec des moments drôles, délivrant  néanmoins un discours explicite sur le racisme et la condition des noirs dans la société blanche des années 1900. Un beau film au message intemporel d’égalité et de fraternité.

 

Ciné Goûter
Dimanche 26 mars  2017
à 15h en cafét’

Bande annonce : 

True Grit

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Western américain de 1h 50min, réalisé par les frères Coen (Ethan et Joel), sorti en février 2011. Le scénario est tiré du Roman culte de Charles Portis paru en 1968, déjà adapté au cinéma en 1969 : 100 dollars pour un shérif, tourné par Henry Hathaway avec John Wayne

Le casting du film est mené brillamment par Jeff Bridges (Rooster Cogburn) qui retrouve les Frères Coen 13 ans après The Big Lebowski où il joue le rôle du Dude, glandeur invétéré. Josh Brolin (Tom Chaney) un autre habitué du duo de réalisateurs puisqu’on peut le retrouver dans No Country for Old Men (2007) et Avé, César ! (2016). Matt Damon (LaBoeuf) est le « petit nouveau » de la bande ainsi que Hailee Steinfeld (13 ans à l’époque du tournage) pour qui le rôle de Mattie Ross lancera sa carrière d’actrice. 

L’histoire : 1870, juste après la guerre de Sécession, sur l’ultime frontière de l’Ouest américain. Seul au monde, Mattie Ross, 14 ans, réclame justice pour la mort de son père, abattu de sang-froid pour deux pièces d’or par le lâche Tom Chaney. L’assassin s’est réfugié en territoire indien. Pour le retrouver et le faire pendre, Mattie engage Rooster Cogburn, un U.S. Marshal alcoolique. Mais Chaney est déjà recherché par LaBoeuf, un Texas Ranger qui veut le capturer contre une belle récompense. Ayant la même cible, les voilà rivaux dans la traque. Tenace et obstiné, chacun des trois protagonistes possède sa propre motivation et n’obéit qu’à son code d’honneur. Ce trio improbable chevauche désormais vers ce qui fait l’étoffe des légendes : la brutalité et la ruse, le courage et les désillusions, la persévérance et l’amour… 

Les réalisateurs :Les frères Coen souvent surnommés « le réalisateur à deux têtes » dépeignent une Amérique haute en couleur. Mêlant des personnages aux allures de losers à des situations décapantes, ils brisent le mythe du rêve américain à travers leurs films. En faveur du cinéma indépendant américain, Joel et Ethan ont réussi à créer leur propre style, jamais encore égalé.

Leur filmographie repose sur un « partage des tâches » : Joel à la réalisation, Ethan à la production, l’écriture (ou adaptation) du scénario étant commune. Mais depuis Ladykillers (2004), Ethan Coen est également mentionné comme réalisateur de leurs films. Ils travaillent également ensemble pour le montage de leurs films.

Les frères Coen c’est : 35 ans de carrière, 34 films  tournés et 15 récompenses reçues : Oscar du Meilleur réalisateur du Meilleur film du Meilleur scénario adapté dans : No Country for Old Men (2008), Prix de la mise en scène festival de Cannes dans : The Barber (2001), Oscar du Meilleur scénario original dans : Fargo (1997), Palme d’Or au festival de Cannes dans : Barton Fink (1991)… 

Ce que j’en pense : True Grit est un western moderne dans la plus pure tradition, avec ses chevauchées haletantes dans les grandes plaines de l’ouest et dans des paysages hivernaux de toute beauté, ses personnages hauts en couleur, ses coups de feu et tout l’univers des frères Coen qui fait de ce film une passionnante aventure servie par un trio de personnages attachants et plein d’humanité. 

L’équipe de rédac’

mars 2017

 

Ciné Goûter


Dimanche 26 février  2017


à 15h en cafét’

 

Bande annonce :

 

 

Le Jour le plus Court

le jour le plus courtLe jour le plus court marque le solstice d’hiver, qui en 2016 tombe le mercredi 21 décembre à 10h44, c’est aussi la nuit la plus longue de l’année. Il met également à l’honneur, depuis 5 ans, le cinéma au travers du court métrage qui est, en quelque sorte, l’antichambre du long métrage. Sans être dépourvus de qualité, ces petits films font souvent place à l’inventivité des réalisateurs qui ne manquent pas d’inspiration pour faire apprécier une histoire dans un temps réduit.
Depuis sa première édition en 2011, le Jour le plus Court a rencontré son public, avec 6000 séances organisées dans 350 villes de France pour près d’un million et demi de spectateurs et est fêté dans une dizaine d’autres pays. Puis le succès est allé grandissant, on le retrouve dans toute l’Europe jusqu’au Canada. Des séances  autour du court sont organisées un peu partout, même en dehors des cinémas. Elles sont libres d’accès pour promouvoir la diversité  et la créativité du court métrage auprès du grand public.

Avec un mois de retard, ciné-goûter fêtera à sa façon le court métrage en proposant sa sélection de films (programme de 1h24). Le spectateur sera entraîné dans une ville enveloppée par la végétation, découvrira des voisins qui se rencontrent, fera la connaissance d’Anatole et de sa petite casserole, appréciera la gouaille de Claudine et de ses amies dans la minute vieille, sera étonné par ce clip australien qui utilise la photo et le morphing aux effets saisissants et sera peut être attendri par des petits oiseaux bleus pourtant bien chahuteurs… Des surprises et encore des surprises dans notre Jour le plus Court.

Un grand merci à Mikaël qui a réalisé le montage, à la cordée, du  programme de notre Jour le plus Court.

Le Comité de Rédac’
décembre 2016

Ciné Goûter


Dimanche 29 janvier 2017


à 15h en cafét’

 

Extrait du court métrage : For the Birds (Pixar)

SHAUN LE MOUTON

shaun-le-mouton-le-film-afficheFilm d’animation Britannique de 1h25min, réalisé par Richard Starzak et  Mark Burton, sorti le 1 avril 2015. Shaun n’est pas un inconnu puisqu’il apparaît pour la première fois à l’écran, dans Wallace et Gromit en 1995. Shaun le mouton a été réalisé au studio Aardman Animation, le plus célèbre studio de films en pâte à modeler au monde qui, depuis plus de quarante ans, nous étonne par leur inventivité, chaque sortie de film est un événement. On a d’abord connu Wallace et Gromit, le maître et son chien, puis il y eut Chicken Run, la grande évasion dans un poulailler, on a ensuite fait connaissance avec des Pirates, bons à rien, mauvais en tout  et c’est enfin Shaun le mouton qui débarque sur nos écrans.  Le prénom du mouton Shaun a été choisi car, prononcé en anglais, il se rapproche de « shorn », qui signifie « tondu »…
L’histoire : Lorsque qu’une blague de Shaun entraîne accidentellement le fermier jusqu’à la Grande Ville, Shaun, Bitzer et le reste du troupeau se retrouvent embarqués dans une aventure complêêêêtement inattendue en pleine Grande Ville… Shaun arrivera-t-il à retrouver le Fermier dans cette ville étrangère et inconnue avant de s’y perdre pour toujours ?
Ce que j’en pense : Shaun le mouton est avant tout un film sans dialogue, avec des bruitages et des onomatopées, qui lui donne un caractère universel pour que chacun comprenne l’histoire. Le travail sur les personnages et les décors en pâte à modeler est très réussi et participe au succès du film. L’humour est évidemment omniprésent, excellent dans le registre du burlesque décalé et touche la sensibilité des plus jeunes comme des plus âgés. Un bon moment de cinéma….

Ciné-Goûter


Dimanche 4 décembre 2016


à 15h en cafèt’

Bande Annonce:

Tout pour être heureux

tout-pour-etre-heureuxComédie romantique de 1h37min, réalisée par Cyril Gelblat, sortie le 13 avril 2016. Tout pour être heureux a remporté le prix du meilleur acteur pour Manu Payet au festival du film romantique de Cabourg. Manu Payet y tient le premier rôle, acteur et humoriste célèbre  qui a commencé sa carrière  en tant qu’animateur radio, sur son île de La Réunion. On y retrouve Audrey Lamy sœur d’Alexandra Lamy plus connue par le rôle de  Marion aux côtés de Cédric (Loup-Denis Elion), tous les soirs dans Scènes de ménages sur M6.

L’histoire : Antoine, bientôt quarantenaire, dilettante, égoïste et insatisfait ne s’est jamais réellement senti investi d’une mission pour s’occuper de ses filles, âgées de 5 et 9 ans.
Infantilisé par sa femme Alice, Antoine n’arrive pas à trouver sa place dans son foyer et décide subitement de la quitter pour une histoire sans lendemain. Lorsqu’Alice lui confie leurs filles quelques jours par surprise, Antoine va se retrouver sur un continent inconnu…

Le réalisateur : né à Nice, Cyril Gelblat (39 ans) se lance d’abord dans des études de droit, puis de commerce. Durant cette période, il consacre la majeure partie de son temps libre au théâtre, où il s’essaie aux métiers d’acteur et de metteur en scène.
A sa sortie de l’école, il se lance dans le milieu du cinéma et, après quelques expériences, crée sa propre maison de production en 2001 : 6 Phalanges Films. Dans ce cadre, il réalise deux courts-métrages dont le très remarqué Âges ingrats qui lui permet de se faire connaître.
En 2008, il réalise son premier long-métrage, Les Murs porteurs, réussissant à attirer vers lui deux poids lourds du cinéma français, Charles Berling et Miou-Miou.

Ce que j’en pense : Tout pour être heureux est une bonne comédie romantique. Ce qui m’a plu dans le film c’est la relation des parents avec les enfants et la famille qui doit trouver des terrains d’ententes pour que chacun y trouve un lieu pour s’épanouir et grandir. C’est compliqué , la communication est parfois difficile.  Des personnages  attachants,  Manu Payet et Audrey Lamy trouvent deux rôles à la hauteur de leurs talents. Une comédie à la fois drôle et émouvante.

Nicolas K.
Octobre 2016

Ciné-Goûter


Dimanche 6 novembre 2016


à 15h en cafèt’

 

Bande annonce :

Chocolat, thé, cocotte poulette et ciné !

La saison de ciné-goûter s’achève sur une bonne note puisque Les Barbouzes de Georges Lautner ont conquis les spectateurs plus de 50 ans après leur sortie au Cinéma.
Un bref retour sur notre saison qui s’annonçait passionnante. Du côté ciné,   les séances du dimanche ont réussi à capter le public du Foyer Soleil avec un certain nombre de fidèles et une moyenne de 8 résidants par film pour 7 séances réalisées d’octobre 2015 à avril 2016. Nos choix se sont faits sur plusieurs critères : des films grand public, assez récents et touchants, différents genres cinématographiques : comédie, science-fiction, biopic (biographie), animation, thriller et une entorse à ces conditions avec un film du patrimoine. Une autre innovation qui nous a semblé importante est de projeter un court métrage avant le « grand » film. Le court métrage, est un peu comme « un apéritif » pour le spectateur et l’antichambre du long métrage pour les futurs grands réalisateurs. Nous allons continuer dans ce sens la saison prochaine.cine gouter« si tu viens au ciné il y a goûter, si tu n’y viens pas il y a goûter quand même… »
Du côté goûter, net succès avec une fréquentation plus nombreuse que celle des cinéphiles. Qu’importe, l’idée de départ a toujours été claire : « si tu viens au ciné il y a goûter, si tu n’y viens pas il y a goûter quand même… », le but est de passer un bon moment ensemble autour d’un café, d’un chocolat ou d’un thé en dégustant une moelleuse tranche de « cocotte poulette ».
La saison prochaine s’annonce toute aussi passionnante. Le court métrage sera à l’honneur et peut-être avec notre participation au « Jour le plus court » en décembre prochain. Des propositions de films nous arrivent des « quatre coins » du foyer, nous nous réservons toutefois le choix de certains films en explorant encore plus d’autres catégories du cinéma : le documentaire, le western, l’aventure, l’action… et pourquoi pas le péplum. En tout cas nous vous donnons rendez-vous aux premiers signes des frimas d’octobres 2016 et comme on a l’habitude de vous le dire : « on se retrouve après la séance autour d’un goûter pour en discuter,  venez nombreux… »

Nicolas K. & Quentin H.
mai 2016

 

Les barbouzes

les barbouzesLes Barbouzes
Comédie de 1h45min réalisée par Georges Lautner sortie en décembre 1964. Les Tontons flingueurs et Les Barbouzes réunissent quasiment la même équipe aussi bien devant que derrière la caméra. Tout comme pour « Les Tontons« , le scénario du film est cosigné par Albert Simonin et Michel Audiard. Michel Magne compose la bande originale. Le casting est lui aussi reconduit. On retrouve donc Lino Ventura, Francis Blanche, Bernard Blier, Robert Dalban… Deux nouveautés sont cependant à signaler, Jess Hahn et de Mireille Darc, dont la plastique enflamma la critique. Les Barbouzes a totalisé 2 430 000 entrées.

L’histoire : Un célèbre trafiquant d’armes lègue à sa jeune veuve un château et une importante collection de brevets qui intéresse les services secrets de plusieurs pays. Ainsi quatre barbouzes sont envoyés pour récupérer les précieux documents mais c’est l’agent français Lagneaux qui, recevant l’ordre de séduire la blonde héritière, accomplira sa mission jusqu’au bout.

« Les ordres sont les suivants : on courtise, on séduit, on enlève et en cas d’urgence : on épouse ! »

Le réalisateur : Né en 1926 à Nice, fils de la comédienne Renée Saint-Cyr, Georges Lautner commence des études de droit avant de se lancer dans le cinéma. Il est assistant réalisateur sur de nombreux films entre 1949 et 1957.
1960 marque sa première collaboration avec Bernard Blier, dans le film Marche ou crève, que le réalisateur considère comme son premier film. Ils se retrouveront ensuite sept fois, Mais on se souvient surtout de la collaboration Blier/Lautner pour l’énorme succès des  Tontons flingueurs, en 1963. Ce film marque également le début d’une équipe fructueuse avec le dialoguiste Michel Audiard avec qui il aura ses plus gros succès, comme Les Barbouzes en 1964, Le Pacha trois ans plus tard, Ne nous fâchons pas, Flic ou voyou , ou enfin, en 1981, Le Professionnel, qui réalise plus de 5 millions d’entrées. Entre 1963 et 1985, ils vont faire quatorze films ensemble, représentant le cinéma populaire français, et dont les héros ont souvent été incarnés par Francis Blanche, Lino Ventura, Jean Lefebvre ou Bernard Blier.
En 1970, il tente une expérience hollywoodienne en réalisant La Route de Salina, avec Rita Hayworth. Le film est un échec commercial, et le pousse à revenir à la comédie, avec Quelques messieurs trop tranquilles, ou La Valise, film dans lequel il retrouve Mireille Darc. Il tourne ensuite deux films policiers avec Alain Delon dans le rôle principal, Les Seins de glace en 1974 et Mort d’un pourri en 1977.
Mais les années 70 marquent surtout le début d’une nouvelle équipe formée par Georges Lautner et Jean-Paul Belmondo, à qui il concocte des rôles sur mesure avec Flic ou voyou, ou Le Guignolo, dans lequel  » Bébel  » effectue la cascade la plus dangereuse de sa carrière. Vient ensuite Le Professionnel au début des années 80, le plus gros succès commercial du réalisateur, et dont la musique est composée par l’immense Ennio Morricone.
A la mort de Michel Audiard, en 1985, le réalisateur oscille entre comédies et policiers. Dans le premier genre il tourne La Vie dissolue de Gérard Floque en 1986 avec l’équipe du splendid et Michel Galabru , ou L’Invité surprise avec Victor Lanoux et Jean Carmet en 1989. A côté, il réalise des films à suspense, comme La Maison assassinée avec Patrick Bruel. En 1992, il met fin à sa carrière au cinéma avec L’Inconnu dans la maison avec Jean-Paul Belmondo .
Georges Lautner a tourné 60  films en 68 ans de carrière, il s’éteint à l’age de 87 ans.

Ce que j’en pense : le film d’espionnage est un genre que j’apprécie particulièrement. Les barbouzes tourné dans les années 60 par Georges Lautner, met en scène volontairement toutes les caricatures du film d’espionnage :  l’invasion de chinois, les espions russes, explosions, chasse d’eau piégée, pistolets avec silencieux, bagarres… mais ce qui domine le film est le ton hilarant de cette grande farce totalement décalée mise en image et en parole par le tandem Lautner/Audiar servie par une troupe d’acteurs qui a déjà fait ses preuves dans les « Tontons ».

Quentin H.
avril 2016

 

Ciné-Goûter

Dimanche 24 avril 2016

à 15h en cafèt’

 

Bande annonce :

Paddington

paddingtonComédie britannique et française de 1h35min, qui combine la technique d’animation et des prises de vue réelles, réalisée par Paul King, sortie en décembre 2014. Paddington a été un grand succès, il a rassemblé plus 2 780 000 spectateurs, il se murmure que l’ours « so british » sera sur les grands écrans prochainement pour de nouvelles aventures.

L’histoire : Paddington raconte l’histoire d’un jeune ours péruvien fraîchement débarqué à Londres, à la recherche d’un foyer et d’une vie meilleure. Il réalise vite que la ville de ses rêves n’est pas aussi accueillante qu’il croyait. Par chance, il rencontre la famille Brown et en devient peu à peu un membre à part entière.

L’ours préféré des britanniques
Tout a commencé à Noël 1956 à Londres. Michael Bond rentrait chez lui, lorsqu’il vit un petit ours en peluche laissé seul dans un magasin. Il décida de l’acheter et de l’offrir à sa femme. Ils le nommèrent Paddington, comme la gare près de laquelle ils vivaient. Michael Bond se mit à écrire quelques histoires à son propos et bientôt se retrouva avec un livre. La suite : un premier album en 1958 puis presque une trentaine d’autres, une traduction dans 40 langues et plus de 35 millions de livres vendus dans le monde. Dans l’œuvre de Bond, la famille Brown trouve le petit ours seul dans la gare avec une étiquette indiquant « S’il vous plaît, prenez soin de cet ours. Merci ». Une statue de l’ours le plus connu de Grande Bretagne a d’ailleurs été érigée dans la station de métro londonienne qui a inspiré son nom.

Dans la version française, c’est le césarisé et sociétaire de la comédie-Française Guillaume Galienne qui interprète Paddington.

Ce que j’en pense : le personnage principal, Paddington m’a beaucoup plu dans son rôle comique où il enchaîne maladresses et situations drôles provoquant immanquablement des rires. Ce film est un très bon divertissement qui convient aux petits comme aux grands. C’est un petit bijou de tendresse, d’émotion, d’humour et de naïveté.

Nicolas K.
mars 2016

Ciné-Goûter


Dimanche 27 mars 2016


à 15h en cafèt

Bande annonce :

 

Gravity

gravityFilm de science fiction américain de 1h30min,  réalisé par Alfonso Cuarón sorti sur les écrans en octobre 2013. Ce film a reçu une avalanche de récompenses en 2014 dont 7 Oscar, 6 Award et le Golden Glob du meilleur réalisateur. On y retrouve en  tête à tête, la pétillante Sandra Bullock et l’inimitable George Clooney toujours prêt pour l’aventure.

L’histoire : Pour sa première expédition à bord d’une navette spatiale, le docteur Ryan Stone, brillante experte en ingénierie médicale, accompagne l’astronaute chevronné Matt Kowalsky. Mais alors qu’il s’agit apparemment d’une banale sortie dans l’espace, une catastrophe se produit. Lorsque la navette est pulvérisée, Stone et Kowalsky se retrouvent totalement seuls, livrés à eux-mêmes dans l’univers. Le silence assourdissant autour d’eux leur indique qu’ils ont perdu tout contact avec la Terre et la moindre chance d’être sauvés…

Syndrome de Kessler
Les satellites hors d’usage et les déchets laissés par d’anciennes missions spatiales ont engendré une quantité importante de débris risquant de provoquer un accident catastrophique, comme ce qui se produit dans Gravity. C’est un phénomène réel, baptisé syndrome de Kessler par la NASA. « C’est un vrai problème », indique le producteur David Heyman : « Chaque vis ou bout de ferraille qui ont été abandonnés ou jetés se retrouvent en orbite et lorsqu’ils se percutent, ils créent davantage de débris encore. Cela met en danger la vie des astronautes, les vaisseaux spatiaux, voire les êtres humains sur Terre. »

L’avis d’un spécialiste
Le retraité de la Nasa  Buzz Aldrin, qui a accompagné Neil Armstrong sur la lune en 1969, a trouvé le film très réaliste. Dans un article publié dans le Hollywood Reporter, il explique à quel point il a été impressionné par Gravity, que ce soit au niveau de la représentation de l’espace ou de la psychologie des personnages. La seule réserve que le spécialiste a émise concerne le manque de nuages dans le film.

Entre infographie et animation
Le décor de la capsule spatiale russe nommée Soyouz a été construit en dur. « On avait assez de matière pour construire une reproduction fidèle de la véritable capsule Soyouz, à quelques exceptions près, comme la trappe latérale. On a eu la chance d’avoir l’astronaute Andy Thomas à nos côtés, (…) qui nous a appris à manipuler l’interface informatique et les commandes de la capsule », observe Andy Nicholson, le chef décorateur. L’essentiel du long-métrage est le résultat d’un mélange entre infographie et animation.

Ce que j’en pense : les effets spéciaux sont remarquables, Gravity entraîne littéralement le spectateur en orbite autour de la terre, dans l’immensité silencieuse et angoissante du cosmos …  Le duo d’acteurs avec Sandra Bullock,  qui tient le rôle principal et Georges Clooney est épatant,  leurs relations dans cette situation de survie met en évidence la profondeur des valeurs humaines.

Nicolas. K
février 2016

Ciné-Goûter


Dimanche 28 février 2016


à 15h en cafèt’ 

Bande annonce :