Archives de catégorie : Bande annonce

Minuscule – La vallée des fournis perdues

Film d’animation de Thomas Szabo et Hélène Giraud, de 1h 28min, sorti sur les écrans en 2014, a été récompensé Meilleur film d’animation aux César 2015.

Dans une paisible forêt, les reliefs d’un pique-nique déclenchent une guerre sans merci entre deux bandes rivales de fourmis convoitant le même butin: une boîte de sucres! C’est dans cette tourmente qu’une jeune coccinelle va se lier d’amitié avec une fourmi noire et l’aider à sauver son peuple des terribles fourmis rouges…

Mêlant animation 3D et décors naturels

Minuscule – La vallée des fourmis perdues est le long-métrage adapté de la série télévisée Minuscule qui comporte deux saisons d’épisodes muets très courts racontant la vie des insectes qui nous entourent. Le film a la particularité rare de nos jours d’être un long métrage entièrement muet. Les insectes communiquent alors par petits bruits. Les metteurs en scène utilisent un procédé d’animation peu répandu au cinéma, l’intégration d’images de synthèse en décor réel. Le tournage s’est fait dans les Parcs Nationaux des Écrins et du Mercantour.

Comité de rédac’  novembre 2019

Dimanche 1er décembre 2019

en cafèt’ à 15 heures

Tracks

Film d’aventure et biopic australien de 1h 52min, réalisé par John Curran, sorti sur les écrans en avril 2016. Tracks est une adaptation des mémoires de Robyn Davidson, une Australienne qui, en 1977, à l’âge de 27 ans, a traversé le désert australien, depuis la ville d’Alice Springs jusqu’à l’océan Indien, accompagnée de son chien et de quatre chameaux. L’héroïne du film est interprétée par l’actrice australienne Mia Wasikowska, dont nous avons apprécié l’interprétation d’Alice dans le Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton.

L’histoire : En 1975, Robyn Davidson, une jeune femme en quête de sens, abandonne sa vie urbaine pour traverser le désert Australien sur 3200 km. Sa solitude sera troublée par Rick Smolan, un photographe du National Geographic qui couvre son expédition. Inspiré d’une histoire vraie, son périple est jalonné de rencontres qui lui permettent de s’ouvrir au monde et de découvrir sa force intérieure.

« Vous voulez être vous-même ? Alors n’obéissez jamais ! »

En 1975, Robyn Davidson, alias la Camel Lady, débarque à Alice Springs avec cinq dollars en poche. Son rêve : apprivoiser et domestiquer des chameaux pour traverser, à pied et en solitaire, les deux mille kilomètres de désert et de bush de l’Australie Occidentale. Commence alors un périlleux voyage avec ses chameaux Dookie, Bub, Zeleika et Goliath pour venir à bout de ce projet extravagant, malgré les préjugés, les sarcasmes et les calculs intéressés des uns et des autres. Indépendante, aventurière, battante, Robyn Davidson livre un récit intime sur la découverte de soi. Une aventure forte en émotions, menée par une femme dotée d’un courage et d’une détermination inouïs. Au cœur de ce livre désormais culte, un seul message : « vous voulez être vous-même ? Alors n’obéissez jamais ! »

Dresser les chameaux

Tracks met en scène des chameaux stars obéissant au doigt et à l’oeil, à l’instar d’un certain Morgan, capable de grogner ou faire semblant de mordre à la demande. Mia Wasikowska, qui adore les animaux, était ravie de tourner avec ces grandes bestioles : « J’ai dû m’entraîner avec les chameaux avant de commencer le tournage. C’est comme ça que j’ai rencontré Robyn Davidson. Nous sommes allées dans le sud de l’Australie et nous sommes restées plusieurs jours dans le ranch des chameaux. Robyn voulait me montrer une approche féminine de la façon dont elle avait interagi avec eux. Ils sont juste magnifiques, je les adore, ce sont des animaux excellents pour travailler dans un film, ils apportent une touche de fantaisie à tout. Ils ont été une très belle compagnie », s’enthousiasme la comédienne.

Comité de rédac’  octobre 2019

Dimanche 3 novembre 2019

en cafèt’ à 15 heures

Hola Cataluña !

Le projet est né d’une envie de voyager. Barcelone est une destination idéale pour le soleil bien sûr, la culture, l’architecture, et pour sa douceur, mais surtout pour vivre une aventure commune hors de nos murs et des frontières de l’hexagone.

Après un voyage de deux jours avec une halte à Agen, nous avons pris nos quartiers à l’appart hôlel Mics st Jond, logements adaptés pour les personnes «con discapacidad », situé dans le quartier d’affaire de Gràcia, banlieue chic de Barcelone.

Christophe, Roxane, Julien, Lucie et Carole…

La première journée a été consacrée au repos, nous avons fait une incursion dans la ville en fin d’après-midi. Chaque jour était une aventure, rien de prévu à l’avance, sauf quelques sites emblématiques comme la Sagrada Familia, les Ramblas et la visite du parc Güell.

Le premier soir, attablés en terrasse et profitant de la douceur de la soirée, une grosse pluie d’orage nous a surpris : « la Bretagne nous poursuit ! » s’exclame Christophe. La pluie ne cessant pas, nous rencontrons Alba, habitante du quartier qui nous propose son aide et celles de ses amis pour nous abriter dans le bar, séparé de la terrasse par une grosse marche. Alba parlant un peu français, a sympathisé avec nous, nous avons échangé sur notre projet dans la capitale catalane. Ce fut le début de nombreuses et chaleureuses rencontres…

L’accessibilité du métro est un atout important pour circuler de façon autonome dans cette grande ville. Les places réservées pour les « handi » sont quasiment toutes nominatives, il ne restait plus que le parking pour les camping-cars et les bus pour garer notre fourgon, une véritable mission avec notre pilote Roxane tout devient réalisable.

Au cours de nos balades, nous avons eu loisir de goûter aux spécialités locales. La paella tout d’abord, n’a rien à voir avec celle que je prends chez « Paquito » au marché de keryado, avec un riz savoureux et parfumé, servie dans un grand plat. Les incontournables tapas, au poisson, au jambon coupé en tranches fines, au fromage et à l’huile d’olive, accompagnent l’apéro. La traditionnelle sangria aux fruits marinés dans du vin rouge de pays, servie très frais c’est tout simplement délicieux. Les empanadas, sorte de chaussons garnis de légumes, de viande ou autres, les croquetas fait de boulettes de viande panée, les churros ressemblant à nos chichis des fêtes foraines. Barcelone ne manque pas de ressources gastronomiques que nous avons bien appréciées.

Nos balades ne nous ont pas conduits qu’aux restaurants et aux terrasses des bars. Nous avons découvert les richesses culturelles de la ville. Le Parc Güell réalisation de l’architecte catalan Antoni Gaudí, domine une partie de la ville. Très reposant, la fraîcheur de la végétation rend la balade fort agréable. L’architecture est étonnante, très colorée par les mosaïques mais aussi massive par les gros blocs de pierre qui font l’assise des terrasses et des bâtisses. La mythique Sagrada Familia nous a laissés sans voix… impressionnante par la force que cet édifice dégage, les différentes époques architecturales s’entrechoquent mais en même se complètent. Commencée en 1891 sous la direction de Antoni Gaudí, la cathédrale n’est toujours pas achevée, financée que par l’aumône et les dons à l’exclusion de tout fonds publics, la majorité des donateurs est anonyme et les montants inconnus. Fan de foot, je n’ai pas pu résister à l’appel du Barça. En effet une boutique du club fait face à la Sagrada, j’ai profité de cette opportunité pour m’acheter une casquette bienvenue sous le soleil catalan… l’immense marché de la Boqueria sur les Ramblas, plein de couleurs et de bonnes odeurs donne envie de tout goûter, la grande plage de Barcelone déroule son long ruban de sable blond. En soirée, les lumières du casino nous ont appelés. Nous avons tenté notre chance aux bandits manchots et à la roulette… faites vos jeux, rien ne va plus, malheureusement nous n’avons rien gagné.

Vacances ensoleillées et parenthèse enchantée… Ces mots résument notre séjour en Espagne. Mais aussi détente, bonne humeur, vie de bohème, se laissant porter par l’improvisation du moment. Hasta pronto Barcolona.

Julien P. octobre 2019

Le Grand Bain

Comédie dramatique française de 2h 12min, réalisée par Gilles Lellouche, sortie sur les écrans en octobre 2018. Malgré un casting 5 étoiles, et de très bonnes critiques, Le grand bain a reçu une douche froide recueillant un prix – celui du meilleur second rôle masculin pour Philippe Katerine – sur 10 nominations au César 2019. «  C’est déjà gagné  », avait rétorqué l’animateur vedette de TMC, mais le réalisateur était loin d’en être aussi sûr. « C’est pas dit du tout parce que souvent, quand on a beaucoup de nominations, on repart avec rien du tout. C’est assez traditionnel », avait-il expliqué. Et il avait raison !

L’histoire : C’est dans les couloirs de leur piscine municipale que Bertrand, Marcus, Simon, Laurent, Thierry et les autres s’entraînent sous l’autorité toute relative de Delphine, ancienne gloire des bassins. Ensemble, ils se sentent libres et utiles. Ils vont mettre toute leur énergie dans une discipline jusque-là propriété de la gent féminine : la natation synchronisée. Alors, oui c’est une idée plutôt bizarre, mais ce défi leur permettra de trouver un sens à leur vie…

Gilles Lellouche et son casting de dingue

Avec Le Grand bain, Gilles Lellouche avait pour volonté de réunir plusieurs acteurs issus d’horizons différents et qui avaient pour habitude de porter des films à eux seuls. Le metteur en scène indique :

« Mathieu Amalric, je l’ai rencontré sur le tournage du Rappeneau, Belles familles, j’admire son talent depuis le Cours Florent donc l’idée de travailler avec lui me trottait dans la tête depuis longtemps. Philippe Katerine, s’il m’avait dit non, j’aurais été dans une merde noire car c’est le seul qui pouvait jouer Thierry sans en faire une caricature d’homme enfant agaçante. Il a une fantaisie lunaire, dadaïste, qui collait parfaitement au personnage. Jean-Hugues Anglade, on habite dans le même quartier, je le croisais au supermarché du coin, sa poésie me touche infiniment. J’avais ce souvenir de lui dans La Reine Margot avec ses cheveux longs, c’était parfait pour mon rockeur revenu de tout. »

«  Benoît Poelvoorde était déjà dans mon premier film, pour moi c’est un génie absolu qui peut tout jouer et qui excelle dans les rôles de roublard. Leïla Bekhti, dans la vie, quand je la croisais, je voyais qu’elle avait une autorité naturelle qui n’avait jamais été exploitée au cinéma. Elle était idéale pour incarner la rigueur du sport, et Virginie Efira, la philosophie. Quant à Guillaume Canet, je craignais que le personnage l’effraie parce que c’est peut-être le moins sympathique, mais il a eu l’intelligence de voir sa beauté et ses failles. On parle souvent d’amitié à propos de Guillaume et moi, mais on est aussi beaucoup dans une relation de travail. »

Comité de rédac’

septembre 2019

Dimanche 6 octobre 2019
en cafèt’ à 15 heures

Ciné-Goûter, le rideau est tombé !

Le goûter, un moment toujours très apprécié…

La saison 2018/2019 de Ciné-Goûter, s’est achevée avec l’Emmerdeur, un film de d’Edouard Molinaro, interprété par deux immenses acteurs  : Jacques Brel et Lino Ventura. 9 films ont été projetés cette saison dans différents genres allant de la comédie (L’école Buissonnière), au fantastique (Le Tout Nouveau Testament), en passant par une séance de courts, un thriller (Le Crime de l’Orient-Express), sans oublier les films d’animation, toujours très appréciés (Croc-Blanc et Comme des bêtes). Nous avons voulu marquer le centenaire de la Grande Guerre en projetant Les Gardiennes, et la vie des femmes qui ont remplacé sur le champ du travail ceux qui sont partis sur le champ de bataille !

Pour la première fois, notre Ciné-Goûter a été invité à la Villa Soleil. Nous avons visionné Minuscule, un film d’animation que nous rediffuserons en fin d’année. L’expérience sera reconduite avec un programme plus allégé, pour ne pas empiéter sur l’heure du goûter… Ciné oui, mais Goûter avant tout…

Nous sommes déjà à la programmation de la saison prochaine. Nous espérons vous surprendre encore et vous inciter à venir voir nos films. Il y aura des comédies, biopics, documentaires… et plein d’autres bonnes surprises… alors, les hirondelles parties, le chauffage rallumé, les jour plus courts, comme on a l’habitude de vous le dire : « On se retrouve après la séance autour d’un goûter pour en discuter, venez nombreux… »

Nathalie M & Ronan LB.

avril 2019

L’emmerdeur

Pour la dernière séance de la saison de ciné goûter, nous avons mis nos propositions au vote des résidents. 4 comédies du cinéma patrimoine étaient en lice : La vache et le prisonnier avec Fernandel, Le corniaud avec Bourvil & De funès, L’Emmerdeur avec Brel & Ventura et Tandem avec Rochefort & Jugnot. Le film réalisé par Gérard Oury, Le Corniaud, a récolté largement les suffrages. Malheureusement la télé nous a devancés de quelques semaines, en le diffusant un dimanche soir, par conséquent nous avons décidé de projeter le deuxième sur la liste des préférences : L’Emmerdeur d’Edouard Molinaro, avec Jacques Brel et Lino Ventura. Espérons que nous ne serons pas E… une seconde fois…

L’Emmerdeur est une comédie réalisée par Edouard Molinaro en 1973. Le film est adapté de la pièce de Francis Veber, Le Contrat (1971), avec Jean Le Poulain et Raymond Gérôme. Le scénariste réadaptera sa pièce en 2005, qui donnera aussi lieu à un film, L’Emmerdeur (2008), avec Patrick Timsit et Richard Berry dans la peau des deux personnages principaux.

L’histoire : François Pignon, représentant en cravates, se rend à Montpellier pour essayer désespérément de reconquérir son épouse, partie avec un autre. Une fois de plus éconduit, il entreprend de se suicider dans sa chambre d’hôtel… mais échoue là encore. Le problème est que son voisin de chambre est l’imposant Milan, tueur à gages venu exécuter un contrat, et que celui-ci a d’autres choses à faire que se coltiner un dépressif gluant.

Ventura, Brel et Molinaro

A l’origine du projet d’adaptation cinématographique de la pièce initialement intitulée Le Contrat, les producteurs envisagent d’abord Yves Robert, qui doit y diriger Lino Ventura (présent dès le départ) et l’humoriste Raymond Devos. Ce dernier, toutefois, refroidi par ses expériences cinématographiques antérieures, préfère se consacrer à la scène et Ventura contacte alors un autre de ses amis, Jacques Brel, avec lequel il vient de tourner L’Aventure c’est l’aventure. Les deux hommes, ravis de partager de nouveau l’écran, soumettent alors le nom d’Édouard Molinaro, dont ils conservent un excellent souvenir, l’un pour le déjà ancien Un témoin dans la ville, l’autre pour Mon oncle Benjamin, tourné quatre ans plus tôt. Privilège rare, pour un cinéaste, que d’être plébiscité par ses comédiens : d’autant plus que si Ventura, fidèle à ses habitudes, travaille le scénario réplique par réplique, Brel, lui, s’en remet presque aveuglément à la compétence de ses amis.

Dernier film

L’Emmerdeur est le dernier film dans lequel le chanteur mythique Jacques Brel, mort en 1978, a joué. Le film marque également la première apparition du personnage culte de François Pignon, qui se retrouvera par la suite dans plusieurs films de Francis Veber : Les Compères (1983), Les Fugitifs (1986), Le Dîner de cons (1998), Le Placard (2001), La Doublure (2005) et L’Emmerdeur (2008).

Le Comité de rédac’

avril 2019

Ciné Goûter

Dimanche 21 avril 2019

à 15h à la cafèt’

Le Tout Nouveau Testament

Film fantastique produit en Belgique de 1h 54 min réalisé par Jaco van Dormael sorti sur les écrans en septembre 2015. Le film a été récompensé par 5 Magritte (équivalent au César en France) dont celui du Meilleur film, du Meilleur réalisateur, du Meilleur scénario et de la Meilleure musique originale. Hormis Catherine Deneuve, le reste du casting du film est entièrement composé de comédiens belges parmi les plus célèbres de leur génération. Beaucoup travaillent pour la première fois avec Jaco Van Dormael, à l’image de Benoït Poelvoorde, Yolande Moreau ou François Damiens. D’autres, en revanche, avaient déjà tourné pour le cinéaste belge comme Serge Larivière dans Mister Nobody ou Didier De Neck pour Le Huitième jour.

L’histoire : Dieu existe. Il habite à Bruxelles. Il est odieux avec sa femme et sa fille. On a beaucoup parlé de son fils, mais très peu de sa fille. Sa fille c’est moi. Je m’appelle Ea et j’ai dix ans. Pour me venger j’ai balancé par SMS les dates de décès de tout le monde…

Un conte contemporain…

Selon Jaco Van Dormael, Le Tout Nouveau Testament emprunte au registre du conte, notamment dans sa forme, de telle sorte qu’une personne n’ayant pas reçu d’instruction religieuse puisse rapprocher le film à des contes célèbres tels que « Le Petit Chaperon Rouge » ou « Alice au pays des merveilles ». Le réalisateur a souhaité pousser le registre du conte jusque dans les décors et les accessoires, à l’image du tunnel reliant la machine à laver de l’appartement de Dieu au Lavomatic qu’emprunte Ea puis son père.

Van Dormael a souhaité poser sa caméra dans une seule ville : Bruxelles. Le réalisateur tenait en effet à montrer la ville dans laquelle il habite et où le mélange culturel et linguistique est important. D’autre part, le fait de situer Le Tout Nouveau Testament dans la capitale belge répond également à un enjeu dramatique puisque Jaco Van Dormael voulait que son film existe dans un lieu tangible, une ville qui soit en permanence en travaux et où rien ne fonctionne.

Ciné Goûter

Dimanche 24 mars 2019

à 15h à la cafèt’

Comité de Rédac’

mars 2019

Le Crime de l’Orient-Express

Thriller américain de 1h 49 min, réalisé par Kenneth Branagh, acteur, réalisateur, scénariste et producteur britannique, sorti sur les écrans en décembre 2017. Kenneth Branagh alterne représentations théâtrales avec sa propre compagnie la Renaissance Theatre et le cinéma en tant que comédien et réalisateur. Sur un registre classique, il adapte au cinéma son auteur favori William Shakespeare (Henry V (1989) , Beaucoup de bruit pour rien (1993), Hamlet (1996)…) et surprend avec la réalisation de la superproduction Cendrillon (2015) , adaptation du classique de Disney, ou encore avec Thor (2011) un blockbuster adapté des comics Marvel, un long métrage fantastique mais à l’intrigue toute shakespearienne.

Avec Le Crime de l’Orient-Express, non content de mettre en scène, Kenneth Branagh s’offre le rôle d’Hercule Poirot et s’entoure d’un casting 4 étoiles, composé de Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Penelope Cruz, Willem DafoeJudi Dench et Daisy Ridley.

Mort sur le Nil sortira en septembre 2020, avec toujours Kenneth Branagh derrière et devant la caméra enHercule Poirot…

L’histoire : Le luxe et le calme d’un voyage en Orient Express est soudainement bouleversé par un meurtre. Les 13 passagers sont tous suspects et le fameux détective Hercule Poirot se lance dans une course contre la montre pour identifier l’assassin, avant qu’il ne frappe à nouveau. D’après le célèbre roman d’Agatha Christie.

Un parcours incroyable

Durant ses 50 ans de carrière, Agatha Christie a signé 66 romans policiers, 150 nouvelles et plus de 20 pièces de théâtre, qui se sont vendus à deux milliards d’exemplaires. Seule la Bible et William Shakespeare ont fait mieux ! Ses romans ont été édités dans plus de 100 langues, ce qui fait d’elle l’auteure la plus traduite de tous les temps et plus de 150 œuvres audiovisuelles se sont inspirées de ses écrits. Elle a eu l’occasion, à de nombreuses reprises, de se rendre au Moyen-Orient à bord de l’Orient-Express. Ses voyages lui inspirèrent plusieurs romans tels que Le Crime de l’Orient-Express, Mort sur le Nil, Meurtre en Mésopotamie, Rendez-vous avec la mort ou encore Rendez-vous à Bagdad

L’Orient-Express relie Londres et Paris à Istanbul de 1883 à 1962, avec seulement deux interruptions correspondant aux deux guerres mondiales. Ensuite, le trajet est réduit et ne roule plus que jusqu’à Bucarest en 1962, Budapest en 1992 et Vienne en 2001. Le train ne fait plus que l’aller-retour entre Strasbourg et Vienne à partir de 2007, avant de disparaître totalement en 2009. La ligne passe par le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie, la Serbie, la Bulgarie et la Turquie.

Comité de Rédac’

février 2019

Ciné Goûter

Dimanche 24 février 2019

à 15h à la cafèt’

Le court métrage tremplin et laboratoire d’essais.

Le court métrage représente un véritable tremplin, un laboratoire d’essais, où il est possible de tout tenter ou presque. Il demande beaucoup moins de moyens mais impose de rassembler toutes les qualités d’un long métrage dans une durée plus courte. C’est dans ce format que se sont aussi développées les écoles les plus notoires du film d’animation, expérimental, du documentaire, du cinéma militant… Le court métrage peut offrir, également, la possibilité de développer une œuvre personnelle. Pour d’autres cinéastes le format n’est pas décisif en soi, mais il est choisi en fonction du sujet traité, ils alternent longs et courts métrages dans leur carrière.

En France, le court métrage n’excède pas 1 600 mètres en format 35mm, soit une durée d’environ 59 minutes, les films de plus de 30 minutes sont appelés moyens métrages, et très courts les films dont la durée n’excède pas trois minutes (titre et générique non-compris).

Les films courts sont très peu projetés dans les salles de cinéma, hormis en festival ou dans certains cinémas associatifs Art et Essai. Ils trouvent leurs places à la télévision et sur internet. Des plateformes de diffusion ont émergé depuis quelques années, offrant à ces films une nouvelle vie permettant l’accès à un public mondial grâce au sous titrage.

De nombreux festivals diffusent et mettent à l’honneur ce format. Le plus connu est le Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand, les ans début février, qui est plus le grand festival consacré au court métrage au monde en termes d’entrée. Paris, Lille, Bordeaux, Nice, Toulouse, Aix-en-Provence, Angoulême… et plus près de chez nous le Festival Européen du Film Court de Brest, explorent ce domaine cinématographique très prolifique et inventif. Le programme que nous présentons est issu de cette manifestation et plus précisément du concours Estran du scénario de films en Bretagne.

Les lauréats ont vu leur film produit, et ont bénéficié d’un accompagnement à la réalisation et d’un parcours de formation. Au terme de l’aventure, les films sont diffusés sur les chaînes partenaires et en festivals.

Emilie Muller de Yvon Marciano, 1993 : le bout d’essai d’une jeune comédienne…

Baignade obligatoire de Olivier Pouteau, 2000 : un maître nageur qui ne sait pas nager… tourné à Groix.

Comptes pour enfant de Gaël Naizet, 2003 : Chez les Grall, lors des soirées d’anniversaire, on passe les plats, mais jamais l’éponge…

Clôtures de Mickaël Ragot, 2007 : lui un jour aussi s’occupera des vaches…tourné à Lanrivoaré (canton de Saint-Renan)

En boîte de Mathieu Paquier, 2010  : sa mutation a été acceptée par le Ministère de la Communication : il va pouvoir parler à des gens.

Ciné Goûter

Dimanche 27 janvier 2019

à 15h à la cafèt’

Comité de Rédac’

janvier 2019

Comme des bêtes

Comme des bêteslFilm d’animation américain de 1h 27min, réalisé par Yarrow Cheney (chef décorateur de Moi moche et méchant 2) et par Chris Renaud (réalisateur de Moi moche et méchant 1 et 2), sorti sur les écrans en juillet 2016. Le doublage français de Comme des bêtes a été assuré par Philippe Lacheau, héros de Babysitting, qui joue le rôle du chien Max. François Damiens prête quant à lui sa voix à Duke, le vilain toutou qui va bouleverser la vie de Max. Florence Foresti est également de la partie dans la fourrure de Chloé, une chatte franche du collier et Willy Rovelli (Fort Boyard) campe Pompom, un lapin siphonné.

L’histoire :  SHAPE  SHAPE La vie secrète que mènent nos animaux domestiques une fois que nous les laissons seuls à la maison pour partir au travail ou à l’école.
L’idée de départ
L’idée de Comme des bêtes est venue à Chris Meledandri, créateur et fondateur des studios Illumination, en observant ses propres animaux de compagnie : « En fait pour le film je me suis servi de tous les animaux de compagnie de ma famille. J’ai vécu avec un chat, des chiens et un oiseau, et je me suis aperçu qu’ils constituent un capital affectif énorme. Dès qu’on rentre à la maison, leur joie à notre simple vue, nous inciterait presque à nous demander si ils n’ont pas fait de grosses bêtises pendant notre absence et si ils n’exagèrent pas un peu pour nous donner le change. C’est une question que tout le monde s’est posée un jour… »
l’équipe du film s’est inspirée aussi de toutes les expériences de ses membres concernant leurs animaux de compagnie : « Dans ma famille on a eu tous les animaux domestiques possibles et imaginables, du Setter Irlandais à la tortue en passant par le chat, le lézard, le cochon d’inde, les rongeurs, ou le poisson. Mais ils ne sont pas la seule source d’inspiration du film. Tout le monde y est allé de son expérience et de ses observations », confie le réalisateur Chris Renaud.
il faut à peu près 6 mois de travail pour saisir, retranscrire et animer la gestuelle d’un personnage d’après l’observation attentive des expressions et de la gestuelle animale…
 SHAPE  SHAPE  SHAPE  SHAPE  SHAPE  SHAPE  

Le comité de rédac’
Décembre 2018

 Ciné Goûter


Dimanche 30 décembre  2018


à 15h en cafét’

 

Bande annonce :

Croc-Blanc

Croc-Blanc

Film d’animation et d’aventure français, luxembourgeois & américain de 1h 27min, réalisé par Alexandre Espigares, sorti sur les écrans en mars 2018. Couronné au Festival du Film d’Animation d’Annecy 2016, le réalisateur n’en est pas à sa première récompense puis qu’en 2014 il obtient l’Oscar du meilleur court métrage d’animation avec  Mr Hublot. Croc-Blanc (titre original : White Fang) est un roman de l’écrivain américain Jack London publié aux États-Unis en 1906. En France, il est paru pour la première fois en 1923 dans une version sensiblement raccourcie. Le roman, adapté plusieurs fois au cinéma, relate l’histoire d’un chien-loup né à l’état sauvage d’une mère mi-chienne mi-louve et d’un père loup, se trouvant confronté au monde des hommes. Croc-Blanc d’Alexandre Espigares est  la huitième adaptation du livre sur grand écran, depuis le Croc-Blanc de Lucio Fulci en 1973. Pour la version française, Virginie Efira, Raphaël Personnaz et Dominique Pinon se chargeront de faire revivre l’histoire de ce chien-loup.

L’histoire : Croc-Blanc est un fier et courageux chien-loup. Après avoir grandi dans les espaces enneigés et hostiles du Grand Nord, il est recueilli par Castor Gris et sa tribu indienne. Mais la méchanceté des hommes oblige Castor-Gris à céder l’animal à un homme cruel et malveillant. Sauvé par un couple juste et bon, Croc-Blanc apprendra à maîtriser son instinct sauvage et devenir leur ami.

Du point de vue de Croc-Blanc
Le récit se fonde sur l’expérience de Jack London dans le Grand Nord canadien lors de la ruée vers l’or du Klondike. Il reflète ses vues sur le comportement des êtres humains dans les différentes sociétés qui s’y rencontrent : pionniers rustres et brutaux voire cruels, ingénieurs des mines éduqués, amérindiens vivant en harmonie avec les animaux et la nature.
La focalisation majeure du livre est celle des animaux, le livre étant principalement écrit du point de vue de Croc-Blanc. L’histoire fait écho à celle d’un roman de London, L’Appel de la forêt , dans lequel un chien de compagnie revient cette fois-ci à l’état sauvage.

Garder l’esprit du roman Jack London
Avec Croc-Blanc, l’équipe a pour ambition de signer un film d’animation familial dont le ton et le propos sont plus adultes que ce que le genre a l’habitude d’offrir. Ainsi, le réalisateur Alexandre Espigares a immédiatement eu en tête le western italien et a rejeté l’idée de doter les animaux de la parole ainsi que de ponctuer le récit par des chansons. Il précise : « Sans vouloir dénigrer quoi que ce soit, je trouve que les films d’animation ont souvent tendance à sur-expliquer l’intrigue, à trop prendre le spectateur par la main. »
De même, le directeur artistique Stéphane Gallard tenait à participer à un projet audacieux qui rend hommage à l’esprit du roman : « Croc-Blanc est transgénérationnel. Il parle des étapes pour grandir, des premiers pas maladroits, des premières rencontres interrogatives et dangereuses, des bonnes rencontres qui vous rendent capables de faire des choix de vie. C’est un roman plutôt dur, d’aventures, initiatique mais c’est aussi une critique sociale, une peinture de l’époque. »

Le comité de rédac’
décembre 2018

Ciné Goûter

Dimanche 2 décembre 2018

à 15h en cafét’

Bande annonce :

Les Gardiennes

les gardiennesDrame de 2h 14min réalisé par Xavier Beauvois sorti sur les écrans en décembre 2017. Le réalisateur  Des hommes et des Dieux – multi-récompensé au festival de Cannes et au César (2010) –  est aussi un acteur à l’occasion, notamment pour Michel Deville (Aux petits bonheurs, 1994), Jacques Doillon (Ponette, 1996) et Philippe Garrel (Le Vent de la nuit, 1999).  On peut le voir en Louis XVI dans Les Adieux à la reine (2011) de Benoît Jacquot, ou encore, toujours dans de petits rôles, dans Django (2016) de Étienne Comar ou Chocolat de Roschdy Zem la même année.  
Si Nathalie Baye et sa  fille Laura Smet, réunies pour la première fois au cinéma, sont les têtes d’affiche des Gardiennes, c’est Iris Bry qui s’impose comme le personnage principal. Cette dernière, totalement inconnue, n’avait jamais mis les pieds sur un plateau de cinéma avant de décrocher le rôle de Francine d’une manière insolite. C’est par le plus grand des hasards que la directrice du casting, Karen Hottois, rencontre Iris Bry à la sortie d’une librairie. Elle l’arrête et lui demande si elle serait d’accord pour passer des essais. « Cela s’est joué à quelques secondes : un peu plus tôt, un peu plus tard, la rencontre n’aurait jamais eu lieu, et Iris, ce miracle, n’aurait jamais fait de cinéma ! », confie Xavier Beauvois.
Adapté à partir du roman éponyme d’Ernest Pérochon (1924), Les gardiennes est un film féministe sur la guerre, bien que la guerre ne soit jamais montrée explicitement, mais plutôt suggérée.
 
L’histoire : 1915. A la ferme du Paridier, les femmes ont pris la relève des hommes partis au front. Travaillant sans relâche, leur vie est rythmée entre le dur labeur et le retour des hommes en permission. Hortense, la doyenne, engage une jeune fille de l’assistance publique pour les seconder. Francine croit avoir enfin trouvé une famille…

Remplacez sur le champ du travail ceux qui sont sur le champ de bataille !
L’ordre de mobilisation générale est affiché le dimanche 2 août 1914. Dans les campagnes et les villes, le tocsin et le tambour public annoncent la nouvelle. Dans les campagnes, les hommes mobilisés laissent les moissons en cours et partent vers les casernes. Les animaux de bâts (bovins, chevaux) sont réquisitionnés par l’armée. Les chevaux seront attelés et tireront les canons, alors que les bovins seront consommés à raison de près de 35000 par jour.

Le 7 août 1914, René Viviani, le Président du Conseil, qui songe alors à une guerre courte, fait appel aux femmes pour qu’elles achèvent la moisson puis qu’elles entreprennent les travaux de l’automne : «Debout femmes françaises, jeunes enfants, filles et fils de la Patrie. Remplacez sur le champ du travail ceux qui sont sur le champ de bataille ! Préparez-vous à leur montrer, demain, la terre cultivée, les récoltes rentrées, les champs ensemencés ! Il n’y a pas, dans ces heures graves, de labeur infime. Tout est grand qui sert le pays. Debout ! A l’action ! A l’œuvre ! Il y aura demain de la gloire pour tout le monde… »

Il s’agit alors de se substituer toutes affaires cessantes aux millions d’hommes mobilisés juste au moment des récoltes. La France était un pays à forte dominante rurale. La mobilisation a vidé les campagnes de leurs forces vives. Ceux qui restaient se sont retrouvés seuls face aux travaux de la ferme. Les travaux agricoles, auxquels les femmes n’ont pas été préparées, exigent une grande force physique. Elles ont relevé le défi avec beaucoup de courage et c’est à elles qu’il incombe de prendre en charge la vie de la ferme. Elles permettent ainsi de nourrir les civils et les soldats. On les surnomme « les gardiennes« .

Le rôle fondamental que les femmes ont joué dans l’effort n’a pas été reconnu après guerre. Elles n’ont même pas obtenu le droit de vote contrairement aux Britanniques et aux Américaines. La France retrouve son conservatisme et les femmes leur rôle d’avant-guerre d’autant que l’on veut qu’elles fassent des enfants pour remplacer les morts. La guerre n’a pas engendré une rupture psychologique sauf dans une certaine frange de la société.

Le comité de rédac’
septembre 2018

Ciné Goûter


Dimanche 4 novembre  2018

 
à 15h en cafét’

Ce que j’en pense : Ce début de mois de novembre 2018 marque partout en France, les commémorations du centenaire de l’armistice de la Première Guerre Mondiale. Ciné-Goûter a participé à cet hommage en proposant Les Gardiennes, film de Xavier Beauvois, retraçant le destin sur fond de ruralité, de trois femmes confrontées à l’absence  dans la France du début du 20ème siècle, en proie à ce conflit mondial très destructeur. Le point de vue, le rôle indispensable à l’effort de guerre et les espoirs d’émancipation des femmes restées à « l’arrière », dans la tourmente de la Première Guerre Mondiale, ne sont  quasiment jamais montrés. Cet hommage tout en sobriété éclaire ce pan de l’histoire. Par son ampleur esthétique inspirée à la fois par le clair-obscur de Georges de La Tour, par la peinture paysanne de Jean-François Millet et la puissance de ses interprètes, Les Gardiennes se révèle un beau moment de cinéma.

Bande annonce :

 

L’Ecole buissonnière

129456Comédie dramatique française de 1h 56 min réalisée par Nicolas Vanier ( l’Odyssée sauvage, Belle et Sébastien…) sortie sur les écrans en octobre 2017. Les rôles principaux  sont interprétés par : François Cluzet qui incarne Totoche le braconnier, Eric Elmosnino, Borel le garde-chasse et Jean Scandel celui de Paul. Jean Scandel a été choisi lors d’un grand casting national où plus de 2 000 jeunes garçons se sont présentés. Le metteur en scène se rappelle : « Jean s’est finalement imposé par son intelligence et son sens du jeu. Il faut dire qu’il a dû donner dès le début la réplique à François Cluzet qui est venu en personne pour ces essais. C’est un jeune garçon naturellement doué mais j’ai également décelé chez lui une sorte de fêlure, quelque chose d’intérieur, de très touchant, qui le rendait crédible comme petit orphelin. Je n’ai jamais regretté ce choix, je le trouve merveilleux.« 
 
L’histoire : Paris 1930. Paul n’a toujours eu qu’un seul et même horizon : les hauts murs de l’orphelinat. Confié à Célestine et à son mari, Borel, le garde-chasse d’un vaste domaine en Sologne, l’enfant des villes, récalcitrant et buté, arrive dans un monde mystérieux et inquiétant, celui d’une région souveraine et sauvage.
Tout ici appartient au Comte de la Fresnaye, qui tolère les braconniers sur le domaine, mais Borel les traque sans relâche et s’acharne sur le plus rusé et insaisissable d’entre eux, Totoche. Au cœur de la féerique Sologne, aux côtés du braconnier, grand amoureux de la nature, Paul va faire l’apprentissage de la vie mais aussi celui de la forêt et de ses secrets.

Nicolas Vanier : explorateur du Grand Nord
Inlassable explorateur du Grand Nord, Nicolas Vanier a depuis le début des années 80 parcouru la Laponie – à pieds -, traversé la péninsule du nouveau Québec -Labrador – en chiens de traîneau , et parti à la rencontre du plus grand troupeau de caribous du monde – en canoë… De ses voyages, il rapporte livres, reportages photographiques et films, qu’il réalise le plus souvent pour la télévision. Son expédition en Sibérie de 1990-1991 est à l’origine de son premier long métrage, Au nord de l’hiver (1993).
Suivra en 1995 L’Enfant des neiges, qui retrace l’aventure vécue par sa petite famille durant leur voyage à travers les Rocheuses et le Yukon, jusqu’en Alaska. En 1999, il accomplit l’Odyssée Blanche, soit la traversée de tout le Grand Nord canadien, 8600 km en moins de cent jours avec son équipage de chiens de traîneau. Cinq ans plus tard, il signe pour la première fois de sa carrière une véritable fiction, Loup, conte onirique et émouvant, dont l’action se déroule sur la terre des Évènes (Peuple autochtone de la Sibérie et l’Extrême-Orient russe).
L’aventurier pousse un peu plus loin le challenge, de l’hiver 2013 au printemps 2014, avec le 3ème et dernier tome de sa trilogie dans le Grand Nord, l’Odyssée Sauvage : avec ses 10 chiens de traîneaux, il se lance dans l’exploration des territoires les plus sauvages de la côté pacifique de la Sibérie jusqu’aux rives gelées du lac Baïkal, en passant par la Chine et la Mongolie, soit près de 6000 km en moins de 3 mois.
 
Rendre hommage à la Sologne
Nicolas Vanier a grandi en Sologne, une région naturelle forestière qui a fait de lui un amoureux de la nature et de la vie sauvage. Via L’Ecole buissonnière, le metteur en scène a cherché à rendre hommage à cette « féerique région sauvage »,  « Il était naturel que je revienne chez moi pour ce film, sur ce territoire que j’aime et où j’ai développé, dans les pas de mon grand-père, mon goût pour la nature et ma connaissance de la forêt et des animaux », explique-t-il.

Le comité de rédac’
septembre 2018

Ciné Goûter


Dimanche 7 septembre  2018


à 15h en cafét’

Ce que j’en pense : Un beau film de rentrée de Ciné goûter, qui a trouvé son public. La nature y est magnifiquement mise en avant, la faune sauvage avec les grands cerfs, biches, sangliers, perdrix, faisans, et truites sauvages… sont toujours présentes et au centre de la trame de l’histoire. L’histoire elle même se résume en un conte de fée, qui finit bien. Le héros, interprété par Jean Scandel  (Paul) réussit à réconcilier les deux protagonistes opposés : le braconnier respectueux et le garde chasse obstiné, qui seront en finalité tout deux au service de la nature et de sa préservation… Comme quoi, même les meilleurs ennemis du monde peuvent se rapprocher et œuvrer ensemble pour le bien de tous.     
 

Bande annonce :

Ciné Goûter saison 2017 2018

Des fenêtres sur le monde…
Le rideau est tombé sur la saison 2017/2018 et quelle saison… Les spectateurs sont une nouvelle fois venus à ce rendez-vous mensuel, d’octobre à avril,  puisque nous avons eu en moyenne 11 personnes par séance, avec un record de fréquentation (16 personnes présentes) pour le film Patients réalisé par Grand Corps Malade. Des films actuels, de la comédie, de l’animation, un biopic, du suspens, et même un mash-up hongrois ont composé notre programmation de cette année. Le goûter a toujours autant de succès et rassemble à la cafèt’ les résidents du Foyer Soleil. Parler de ce qu’on a vu pendant la séance, partager nos critiques, faire des propositions, et surtout donner envie aux autres de découvrir le cinéma qu’on aime dans toute sa diversité. A noter que deux anciens résidents qui sont actuellement utilisateurs du DGA du Bois du Château, sont des fidèles de Ciné-Goûter.
La saison prochaine est déjà en préparation et sera toute aussi passionnante,  et nous l’espérons, vous fera découvrir les richesses du cinéma qui sont des fenêtres sur le monde. On vous fera participer aux choix de films et il y aura aussi des surprises, mais chut… on ne vous en dit pas plus pour l’instant. Alors, dès que le thermomètre descendra au dessous de 10 degrés, que les vêtements d’été seront remisés au placard, et comme on a l’habitude de vous le dire : « On se retrouve après la séance autour d’un goûter pour en discuter, venez nombreux… »  
ciné gouterUne présentation du film avant chaque projection…

Christophe R & Nathalie M
Mai 2018

l’homme qui en savait trop

the man who knew too much l'homme qui en savait trop 1956 réal : Alfred Hitchcock Collection Christophel

 

Thriller américain de 2h 00, réalisé par le grand Alfred Hitchcock sorti en France le 5 octobre 1956. Le film est un remake d’une première version déjà réalisée par le maître en 1934 lorsqu’il était encore en Angleterre. On y retrouve James Stewart dont c’est le troisième film sous la direction d’Alfred Hitchcock après La Corde (1948), Fenêtre sur cour (1954) et avant Sueurs froides (1958),  Doris Day qui était chanteuse avant d’être actrice, interprète ici le célèbre titre Que sera, sera, et Daniel Gélin, acteur francais qui fait une brève apparition dans le film.
Comme à son habitude, Hitchcock apparaît de façon fugace dans ses films, ici on peut l’observer de dos aux environs de la 24e minute, il regarde les acrobates sur la place Jamâa El Fna à Marrakech.

L’histoire : En vacances au Maroc avec sa femme et son fils, le Dr McKenna fait la connaissance d’un Français qui sera assassiné sous leurs yeux le lendemain de leur rencontre. Quelques jours plus tard, leur fils est enlevé. Ils vont devoir mener leur enquête.

Hitchcock : séduire, manipuler et surprendre le public…
Sir Alfred Hitchcock est né le 13 août 1899 à Londres. Après des études d’ingénieur, Alfred Hitchcock,  intègre la compagnie Famous Players Lasky (filiale de la Paramount à Londres) où il s’occupe des sous-titres pour les films muets. Cette expérience lui permet de se familiariser avec tous les métiers du cinéma. Avec Le Jardin du plaisir (1925), il signe son véritable premier film. Son apogée en Angleterre est marquée par des films tels que L’Homme qui en savait trop (1934), Les Trente-Neuf Marches (1935), Agent secret – Quatre de l’espionnage (1936) et Une femme disparaît (1938).  
A la veille de la guerre, il a déjà une solide réputation. Il est invité à Hollywood où il finira par se fixer. Le premier film de sa période américaine, Rebecca (1940), est un triomphe. A la différence de nombreux cinéastes, il tente avant tout de séduire, manipuler et surprendre le public. Il aime jouer avec ce dernier pour qu’il fasse partie intégrante de l’action. Il devient le maître du suspense adulé par le public ainsi que par la critique alors qu’il ne prétend qu’au divertissement.

Les années 50 marquent une période prolifique où il réalise des chefs d’œuvres tels que Sueurs froides (1958), La Mort aux trousses (1959), Psychose (1960) et enfin Les Oiseaux (1963). Le succès d’Hitchcock a été aussi dû au choix de ses acteurs, James Stewart, Cary Grant, Grace Kelly qui ont su porter de façon monumentale ses films. Autre facteur déterminant, le compositeur Bernard Herrmann qui crée la musique de tous ses films à partir de 1957, compositions en parfaite harmonie avec les ambiances recherchées par Hitchcock.

La seconde moitié des années 60 est marquée par des films comme Pas de printemps pour Marnie (1964) et Le Rideau déchiré (1966). En 1972, il tourne Frenzy, son premier « thriller » britannique après plus de 30 ans aux États-Unis. Complot de famille (1976) est sa dernière œuvre. Avec 54 films à son actif, Hitchcock s’est imposé comme le maître incontestable du suspense et de l’angoisse sur grand écran.
Quatre de ses films ont été nommés dans la catégorie meilleur film, seul Rebecca l’emporta (en sachant que cet Oscar ne nomme et ne récompense que les producteurs !!!).

Nathalie M.
Avril 2018 

Ciné Goûter

Dimanche 22 avril  2018

à 15h en cafét’

Ce que j’en pense : Pour finir la saison, comme à notre habitude, nous avons projeté un classique du cinéma. Cette année Alfred Hitchcock était notre invité, avec son talent sans pareil d’embarquer le spectateur dans les méandres d’histoires à rebondissements.
Pour certains d’entre nous, c’était le premier Hitchcock qu’ils visionnaient et pour d’autres, véritables spécialistes du maître du suspens, L’homme qui en savait trop, n’a aucun secret. Le plaisir de voir ou de revoir ce monument du cinéma mondial demeure toute fois entier.
Ce film reste dans un genre de cinéma intemporel, où la mise en scène est toujours aussi inventive et de très grande classe. Sorti en 1956, il n’a rien à envier au cinéma moderne. James Stewart et Doris Day y sont éblouissants, et représentent tout une époque du cinéma américain. Le seul contre pied à ce chef d’œuvre est peut être les dialogues un peu désuets, et qui évidement ne sont plus adaptés au langage de nos jours.
L’homme qui en savait trop restera un grand film, et fait partie incontestablement du patrimoine du 7ème art…

Nathalie M
mai 2018 

Bande annonce :

Lion

LionBiopic américain, australien et britannique de 1h 58min, réalisé par Garth Davis, sorti sur les écrans français en février 2017. 6 fois nommé aux Oscar 2017, Lion passera à coté de la prestigieuse récompense mais obtiendra le BAFTA Awards (équivalent britannique des Césars du cinéma français) du Meilleur acteur dans un second rôle pour Dev Patel et de la Meilleure adaptation du scénario et le Prix du Meilleur film du  SHAPE  SHAPE Directors Guild of America Awards 2017 (récompenses de cinéma américaines décernées depuis 1949 aux réalisateurs).
Lion est le premier long-métrage de Garth Davis, jeune réalisateur australien qui a notamment dirigé 4 épisodes de Top of the lake série crée et écrite par Jane Campion – réalisatrice néo-zélandaise de La Leçon de piano : Palme d’Or à Cannes 1993,  César du Meilleur film étrange 1994 et Oscar du Meilleur scénario original 1994 – et Gerard Lee, diffusé sur ARTE (2013 et 2017). Le casting du film est conduit par des acteurs confirmés : Dev Patel, connu mondialement pour son rôle de Jamal dans le multi-oscarisé Slumdog Millionaire, la très glamour Nicole Kidman, Rooney Mara Prix d’interprétation féminine à Cannes 2015 et David Wenham acteur, réalisateur et producteur australien. Sunny Pawar, qui pour son premier film crève l’écran par son jeu d’acteur.

L’histoire : Une incroyable histoire vraie : à 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l’Inde qui l’emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l’immense ville de Calcutta. Après des mois d’errance, il est recueilli dans un orphelinat et adopté par un couple d’Australiens. 25 ans plus tard, Saroo est devenu un véritable Australien, mais il pense toujours à sa famille en Inde.
Armé de quelques rares souvenirs et d’une inébranlable détermination, il commence à parcourir des photos satellites sur Google Earth, dans l’espoir de reconnaître son village. Mais peut-on imaginer retrouver une simple famille dans un pays d’un milliard d’habitants ?

Destins croisés et extraordinaires de Saroo et de son personnage…
Le personnage de Saroo est  joué par deux  acteurs à des âges différents. Saroo adulte est campé par  Dev Patel, la révélation de Slumdog Millionaire, et Saroo enfant par Sunny Pawar.
Il a fallu plusieurs mois de recherche à la production pour dénicher le garçonnet, qui avec Lion, signe son tout premier rôle au cinéma. Sunny a été repéré dans une école pour enfants défavorisés de Bombay), la capitale de l’État indien du Maharashtra. Nicole Kidman, qui joue sa mère adoptive dans le long-métrage, est revenue sur sa relation avec Sunny : « Quand je l’ai rencontré, il ne parlait pas un mot d’anglais. Il n’avait jamais tourné dans un film (…) C’est en jouant au cricket que j’ai gagner sa confiance » explique l’actrice.
Aujourd’hui âgé de dix ans, Sunny Pawar vit toujours à Mumbai avec sa famille et va à l’école. En revanche, le septième art semble lui avoir définitivement ouvert les bras puis qu’après Lion, il tournera le film Love Sonia, aux côtés de Demi Moore.
 
Le périple de Saroo a été long et semé d’embûches avant qu’il soit recueilli et élevé par sa famille de cœur. A l’âge de 5 ans, il s’est retrouvé seul et perdu à 1 500 km de son village après s’être endormi dans un wagon vide de marchandises. Après vingt-neuf heures de voyage, seul et sans nourriture, il débarque à Calcutta, la ville aux mille dangers. Le gamin, qui ne parle que le dialecte de son petit village d’Inde centrale, se retrouve seul et sans famille au cœur de la mégalopole de plus de quatre millions d’habitants. Tandis que sa mère biologique le recherche en vain… Saroo sera déclaré officiellement enfant perdu. L’avis de recherche de la police de Calcutta n’est jamais arrivé dans les lointaines contrées de son village. Inscrit dans une agence d’adoption, le petit Saroo devient le fils aîné d’une famille australienne aimante, les Brierley, et s’envole pour la Tasmanie.
Aujourd’hui, alors qu’il a retrouvé sa mère biologique, après vingt-cinq ans de séparation, Saroo vit près de chez ses parents adoptifs et travaille avec son père dans l’entreprise familiale de plomberie. Fière du parcours de son fils, Sue reste époustouflée par sa résilience et sa capacité à surmonter les épreuves. « A chaque étape, nous l’avons soutenu dans la recherche de ses origines. Nous connaissons tout de son enfance. Pourtant, voir sa vie défiler sur grand écran m’a bouleversée. Saroo n’a jamais cessé de me subjuguer« .

Nathalie M, & Christophe R.
mars 2018

Ciné Goûter
Dimanche 25 mars 2018
15 heures à la cafèt’

Ce que j’en pense : Très beau Film, qui a su tenir en haleine jusqu’à la fin, tous les spectateurs de notre ciné–goûter du mois de mars. Cette histoire (vraie) aborde plusieurs sujets, les conditions de vie des indiens des basses castes, l’adoptions et la recherche de l’identité qui parait indispensable pour avancer dans la vie : « Si tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens » (proverbe berbère).
Une superbe interprétation des deux acteurs jouant tour à tour le rôle de Saroo enfant  – Sunny Pawar la révélation du film du haut de ses huit ans – et Saroo adulte – Dev Patel la révélation de Slumdog Millionaire. Le film fait de réguliers flash back dans l’histoire de ce personnage qui n’a de cesse de retrouver ses origines dans ce vaste sous continent indien. Les paysages sont remarquablement mis en scène avec le contraste d’une Inde bouillonnante et la sauvage Tasmanie, et nous embarquent littéralement dans les pas du héros.  
Nicole Kidman incarnant magnifiquement la mère adoptive, pleine d’humanité, de patience et d’amour pour ses enfants, malgré les difficultés rencontrées et la violence des questionnements, rien ne la détournera de son rôle de mère aimante.
Un film à ne pas manquer, les acteurs sont formidables et l’histoire stupéfiante…

Nathalie M.
Avril 2018
 

Bande annonce:

Patients

Patients, Affiche

Comédie dramatique française de 1h 52 min réalisée par Grand Corps Malade (Fabien Marsaud) et Mehdi Idir. Le film est sorti il y a un an tout juste et a déjà une belle carrière : 1er prix au Festival du Film de Cabourg 2017 ; Prix d’interprétation masculine, Prix des Lycéens et Meilleur Film au festival de Sarla 2017. Il concourt aux César 2018 (vendredi 2 mars) dans les catégories : Meilleur Film, Meilleur espoir masculin, Meilleure adaptation et Meilleur premier film… Avec Patients, Fabien Marsaud alias Grand Corps Malade met en scène son premier film qui est une adaptation de son roman autobiographique du même nom, paru en 2012, racontant son année de rééducation dans un centre après un accident.

L’histoire : Se laver, s’habiller, marcher, jouer au basket, voici ce que Ben ne peut plus faire à son arrivée dans un centre de rééducation suite à un grave accident. Ses nouveaux amis sont tétras, paras, traumas crâniens…. Bref, toute la crème du handicap. Ensemble ils vont apprendre la patience. Ils vont résister, se vanner, s’engueuler, se séduire mais surtout trouver l’énergie pour réapprendre à vivre. Patients est l’histoire d’une renaissance, d’un voyage chaotique fait de victoires et de défaites, de larmes et d’éclats de rire, mais surtout de rencontres : on ne guérit pas seul.

 
Véritable leçon de vie et d’optimisme
Grand Corps Malade est épaulé à la co-réalisation par Mehdi Idir qui réalise ses clips, même s’il est habitué à manier la caméra, Patients est également son premier long métrage. Le film se déroule principalement dans un centre de rééducation, le même que celui où Grand Corps Malade a effectué sa rééducation au de Centre de Réadaptation de Coubert ( Seine-et-Marne).
Si le personnage de Ben est inspiré de Grand Corps Malade, l’une des principales différences entre eux réside dans le fait que le premier est en fauteuil tandis que le second marche depuis 17 ans. « Comme Ben, j’étais basketteur, j’ai eu un accident et un jour je me suis relevé en m’appuyant sur deux barres… Pourtant, durant le tournage, je ne pensais qu’au taf. Je n’ai jamais eu le sentiment de revivre des moments douloureux ou une forme de thérapie qui m’aurait fait dire : « Ça y est, je me suis libéré de cette histoire » », explique l’auteur-cinéaste.
Le film souligne avec justesse l’extrême difficulté à ne pas être autonome dans les gestes les plus élémentaires du quotidien comme aller aux toilettes, s’habiller, se laver… et l’atteinte sur la dignité des patients. Souhaitant avant tout combattre les préjugés et changer le regard sur le handicap, Grand Corps Malade fait le choix de l’humour et de l’autodérision pour aborder ces moments de gravité avec sensibilité.
Le film a été bien accueilli par la critique et a rassemblé près de 1 500 000 spectateurs.

Le comité de rédac’
février 2018

Ciné Goûter

Dimanche 25 février  2018

à 15h en cafét’

 

Ce que j’en pense : Une belle affluence en ce dimanche de ciné-goûter de ce froid mois de février. 16 personnes ont assisté à la projection du film, c’est notre record…
Le film aborde des sujets aux quelles nous sommes confrontés tous les jours, notamment le regard des autres. Sans être mélo, cette immersion dans la réalité du handicap est traitée avec beaucoup de justesse et d’humour, et il en faut une bonne dose pour avancer malgré toutes ces nouvelles difficultés. Un parallèle qu’on peut retrouver ici, au foyer soleil, où rire de nous mêmes permet de dédramatiser des situations souvent difficiles et laisser une bonne place à la vie.
Le film aborde également des thèmes récurrents comme la sexualité, la solitude, la mort mais aussi l’amitié, le combat et la volonté acharnés de sortir de son fauteuil. Le film nous a tous remués pour des raisons qui nous sont propres à chacune et à chacun d’entre nous, faisant référence à nos parcours et histoires personnels : « on est là, on en bave, mais la vie vaut quand même le coup d’être vécue… »
Patients est un très bon film, et même s’il n’a pas décroché de César, il a rendu le handicap plus visible auprès des plusieurs centaines de spectateurs qui sont allés à sa rencontre, et c’est le plus important…

Nathalie M, Franck M & Françoise J.
Mars 2018

 

Bande annonce :

Final Cut : Ladies and Gentlemen

final cut Mash-up* produit en Hongrie et réalisé par György Pálfi réalisateur et scénariste, hongrois. Ce film ne sortira pas dans les salles de cinéma, ni en DVD, et ce pour des questions de droit d’auteur. Final Cut : Ladies and Gentlemen a été présenté en clôture du Festival de Cannes 2012.
L’histoire : Deux personnages seulement, un homme et une femme, mais des centaines d’acteurs qui se succèdent à l’écran. Une histoire à la fois classique et pas comme les autres, qui nous fait voyager au cœur du cinéma et de nos souvenirs, et nous montre que l’amour est universel.
Contraint par l’absence de moyens de production, György Palfile a imaginé, avec ses élèves de l’école de cinéma de Budapest, de piocher la matière dans les grands films de l’histoire du cinéma, de La Ruée vers l’Or (1925) de Charlie Chaplin, à Avatar (2009) de James Cameron. Raconter une histoire d’amour et faire se rencontrer, par la magie du montage, Audrey Hepburn et Gérard Depardieu, Humphrey Bogart et Penelope Cruz etc… au total, György Palfi a puisé dans 450 films et plus de 1000 plans pour raconter son histoire . Le résultat est brillant et jubilatoire.
Final Cut : Ladies and Gentlemen représente un immense travail de montage, avec des raccords hyper justes et précis, des scènes et des plans qui se répondent et se complètent au millimètre. On voyage à travers l’histoire du cinéma et ses plus belles histoires d’amour. Ce voyage est aussi bien visuel que sonore, grâce à une superbe bande son qui fera écho à vos meilleurs souvenirs…Un chef-d’œuvre du mash-up.  
Il n’y a pas beaucoup de dialogue, quelques phrases de temps à autre dans plusieurs langues, mais l’histoire est plutôt marquée par le visuel.

*mash-up : C’est un art du recyclage, du réemploi d’images empruntées et tournées par d’autres.

Le Comité de Rédac’
janvier 2018

Dimanche 28 janvier 2018
15 heures à la cafèt’

Ce que j’en pense : Déroutant par la construction, Final Cup n’a pas été évident pour quelques-uns d’entre nous qui n’ont pas attendu le mot Fin pour y mettre un terme. Troublant avec les deux personnages principaux joués par plusieurs dizaines d’acteurs (impossible de compter), déconcertant les dialogues en plusieurs langues sous titré en hongrois, qui, bien que pas nécessaire pour la compréhension du film ont dérangé quelque peu…
Amusant avec les plans de différentes époques entremêlés qui passe de la couleur au noir et blanc,  divertissant  ce voyage dans l’histoire du cinéma en essayant de jauger nos connaissances en tentant de reconnaître les extraits des films, avec le risque de perdre le fil de l’histoire.
En tout cas même diversement apprécié, ce film a fait parlé de lui, et montre la richesse des genres cinématographiques. Cette proposition reste intéressante à partager avec le plus grand nombre, il est d’ailleurs accessible en intégralité sur notre blog.  

Le comité de Rédact’
février 2018

 

Pour visionner le film en intégralité :

 

Ernest et célestine

Ernest et célestine
Film d’animation de 1h 16min, coproduit par la France, la Belgique et le Luxembourg, réalisé par Benjamin Renner, Stéphane Aubier  et Vincent Patar (co réalisateurs de Panique au village), sorti sur les écrans en décembre 2012. Le scénario et les dialogues sont signés par Daniel Pennac écrivain de la célèbre Saga Malaussène. Le Film est tiré de l’œuvre de Gabrielle Vincent. Ernest et Célestine ont remporté 7 prix donc le César du film d’animation en 2013. Lambert Wilson a prêté sa voix à l’ours Ernest et Pauline Brunner à celle de  la souris Célestine.

L’histoire : Dans le monde conventionnel des ours, il est mal vu de se lier d’amitié avec une souris. Et pourtant, Ernest, gros ours marginal, clown et musicien, va accueillir chez lui la petite Célestine, une orpheline qui a fui le monde souterrain des rongeurs. Ces deux solitaires vont se soutenir et se réconforter, et bousculer ainsi l’ordre établi.

Trois réalisateurs
Travailler en équipe peut s’avérer difficile mais les trois réalisateurs Vincent Patar, Stéphane Aubier et Benjamin Renner se sont répartis équitablement les taches. Ce dernier raconte : « Nous avons convenu de travailler ensemble sur le storyboard et le découpage, et que j’assurerai la création graphique du film. Il était convenu que Vincent et Stéphane interviendraient également à la fin, sur les bruitages, le mixage son et la musique. »
Ernest et Célestine a été présenté lors du festival de Cannes 2012 pour la Quinzaine des Réalisateurs.

Des critiques unanimes
« … La magie et la grâce du dessin artisanal alliées à l’intelligence et l’humour du scénario écrit par le romancier Daniel Pennac font de ce film d’animation français une pure merveille… »         Télé 7 jours
« …Il est de ces films sans âge, que l’on apprécie de sept à soixante-dix-sept ans… » Critikat.com
« … Un enchantement total, graphique, poétique et…politique !  » Marianne
« … Une merveille pleine de trouvailles, subtile, épurée et naïve… » Ecran Large
« … Une fable au graphisme délicieux sur un rejet de la mixité plus que jamais d’actualité… »  VSD

Ce que j’en pense : Une très belle histoire pour les petits comme pour les grands. Les dessins fait à l’aquarelle donnent un rendu original et renforcent la poésie de ce conte. Les deux héros sont touchants et illustrent à leur façon la différence, un thème qu’on connaît bien et qu’on vit au quotidien. Un deuxième épisode de Ernest et Célestine est sorti sur les écrans en ce mois de décembre 2017, il est sûr que nous regarderons d’un autre œil ce dessin animé qui à priori s’adresse aux enfants, mais que les adultes ont pris plaisir à suivre.

Le Comité de Rédac’
décembre 2017

 

Ciné Goûter 

dimanche 3  décembre 2017

à 15h en cafét’

Bande annonce :

L’Odyssée

l'odyssée 5 novembre 2017 

Biopic et film d’aventure français de 2h 03 min, réalisé par Jérôme Salle, sorti sur les écrans en octobre 2016.  La découverte à la télévision du monde sous-marin par le grand public a touché bon nombre de téléspectateurs, et a fait prendre conscience que la mer est un environnement  très précieux et fragile qu’il faut préserver. Les expéditions au bout du monde de la Calypso ont transporté pendant de nombreuses années les spectateurs du dimanche soir vers le monde du silence, guidés par le commandant Cousteau et son fameux bonnet rouge.
Lambert Wilson (Jacques-Yves Cousteau) et Pierre Niney (Philippe Cousteau), ont dû suivre une formation très poussée en plongée dans le cadre de la préparation du film, Audrey Tautou  incarne Simone Cousteau. La Calypso, le célèbre bateau du commandant Cousteau, constitue un personnage à part entière du film.

L’histoire :1948. Jacques-Yves Cousteau, sa femme et ses deux fils, vivent au paradis, dans une jolie maison surplombant la mer Méditerranée. Mais Cousteau ne rêve que d’aventure. Grâce à son invention, un scaphandre autonome qui permet de respirer sous l’eau, il a découvert un nouveau monde. Désormais, ce monde, il veut l’explorer. Et pour ça, il est prêt à tout sacrifier.

Cousteau est au départ un militaire qui s’est reconverti dans la fabrication de détendeurs de plongée, puis dans la confection de petits reportages et la diffusion de livres sur ses aventures. Tout commence dans les années 1960 lorsqu’un riche armateur anglais lui procure un vieux dragueur de mines américain. Il le rebaptisera la Calypso. L’exploration sous-marine en est alors à ses balbutiements. Tout est à montrer cinématographiquement, et il faut tout inventer sur le plan technique : les caméras, les soucoupes plongeantes, l’éclairage sous-marin. Cousteau a démocratisé la plongée autonome et l’a rendue accessible au plus grand nombre.
Le premier film de Cousteau, le Monde du silence, sera couronné par une Palme d’or à Cannes en 1956, une première pour un film documentaire.

Le Comité de Rédac’
octobre 2017

Ce que j’en pense : Cousteau reste une légende, il a permis non seulement de développer la plongée en autonomie (détendeur*) pour monsieur et madame tout le monde, mais a eu l’idée de génie de ne nous faire découvrir au travers de la télévision les beautés et les fragilités de ce monde sous-marin alors inconnu. L’interprétation de Lambert Wilson est tellement juste, que c’est Cousteau lui même qu’on voit à l’écran, surtout dans les scènes tournées en antarctique. L’histoire d’un homme qui veut à tout prix vivre ses rêves et les partager…  
Magnifique film qui m’a rappelé les années durant lesquelles j’ai moi aussi goûté avec passion aux sensations de liberté décrites dans le film.

*Un détendeur de plongée est un mécanisme qui permet à un plongeur de respirer l’air contenu dans sa bouteille de plongée à la pression à laquelle il évolue.

Françoise J.
novembre 2017

 

Dimanche  5 novembre 2017
en cafèt’ à 15 heures

Bande annonce :