Archives de catégorie : le télégramme du canard

Une flamme s’est éteinte …

01 Johnny

Johnny est parti et je suis triste. Johnny est mon idole, il m’a accompagné depuis mon enfance, j’ai suivi l’histoire de l’homme au travers de sa carrière. Ses chansons me touchent, sa voix et la force qu’il y met me transpercent et me font vibrer. En l’écoutant chanter je danse dans mon fauteuil, un façon pour moi d’oublier ma vie de tous les jours.

02 JohnnyAvec mon frère David au concert de Johnny à Nantes.

J’ai été voir au moins 4 fois Johnny sur scène. Ses spectacles sont extraordinaires, les lumières prennent tout l’espace de la salle, le son est d’une qualité exceptionnelle, son jeu de scène époustouflant, il était heureux de retrouver son public et de lui faire plaisir. Une chorale géante reprenait alors les refrains de ses morceaux, on était tous heureux de participer à cette communion avec l’artiste.  J’ai encore des frissons en y pensant, et je suis fier de faire partie de son public. Ces moments restent inoubliables, j’en parle encore avec mon frère qui m’a accompagné.03 JohnnySes spectacles sont extraordinaires…

Je veux rendre hommage ici à Johnny, ce grand Monsieur de la chanson qui, au fil de la vie a gardé la même force, sa voix puissante capable de transcender les mots de ses chansons et une générosité sans faille envers son public. Johnny tu es parti mais tu resteras toujours vivant dans mon cœur.

Franck M.
janvier 2018

04 Johnny  tu resteras toujours vivant dans mon cœur.

Le 6 décembre 2017, une triste nouvelle résonne : Johnny Hallyday nous a quittés…
J’ai le cœur déchiré, j’ai si mal, il y a des souffrances qui pèsent des tonnes. Une voix, une prestance… cet homme profondément bon et humain a rejoint les étoiles et la sienne est celle d’une éternelle légende. Une passion ne s ‘explique pas, elle se vit…
Salut l’artiste,
« Que je t’aime… »  

Corinne L.
janvier 2018

Johnny Hallyday  » Laura « 

Bonne année 2018

voeux 2018 Le comité de rédac’ du Canard Ensoleillé, fin d’atelier rendez-vous dans 15 jours…
Nathalie M. ,  Thierry G. , Christophe R. , Quentin H. , Corinne B. , Christophe L B. et Ronan L B.

C’est avec un peu de retard que toute la Rédac’ du Canard Ensoleillé vous souhaite une bonne et heureuse année 2018.
Avec ses succès et ses peines, l’année 2017 a vu le triomphe de l’équipe de France de foot fauteuil qui a ravi  le trophée aux américains, la belle deuxième place de Maxime au championnat de France de sarbacane, une prometteuse ascension de Sébastien L B. qui,  pour la première fois, va disputer le championnat de France de boccia à Amiens en juin prochain, sans oublier la troupe des Illuminés qui nous entraîne au théâtre pour regarder la télé… Y’a quoi à la télé aujourd’hui  : un spectacle jubilatoire… Le mouvement continue au Foyer Soleil, avec le départ de Sébastien S. pour Rennes pour se rapprocher de sa famille et le projet de Michel qui aboutit avec son installation dans un appartement au centre ville de Lorient…
Beaucoup de bons moments, de joie et de bonheur qui font la vie, et d’autre plus douloureux avec une pensée pour Hervé qui nous a quittés en fin d’année.
2018 est devant nous, comme une page blanche où tout reste à écrire… vous trouverez en bas de page, un résumé en image de ce 2017 qui nous a tant animés…  
Nous vous souhaitons encore, chers lecteurs, tous nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année et… n’hésitez pas à nous contacter et donner vos avis,  vos idées, on compte sur vous…

Le comité de Rédact’
janvier 2018  

 

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Hervé : le charme discret

Hervé 2Hervé tu es parti avec l’automne, en ce presque début d’hiver. Ces dernier temps, on te voyait rarement,  tu restais dans ton studio, et tu étais toujours content de nos visites.
Tu es arrivé au Foyer Soleil pour te rapprocher de ta famille, content de cette vie nouvelle, avec quand même un peu de nostalgie de laisser tes amis de Ty Aven (Rosporden), avec qui tu as toujours gardé des liens très forts.
Discret mais à la fois présent, tu étais souvent partant pour participer avec nous à une virée  en bord de mer, au centre ville de Lorient ou encore t’enfermer au cinéma pour mieux t’évader. Lorsque tu pouvais encore te rendre à « l’Inter » de Saint Armel ou au K2 pour faire tes courses tu profitais  de ces moments de liberté et c’était important pour toi. Alors on t’accompagnait dans ces petites escapades, attablés à la terrasse du « Beaulieu » devant un petit café, tu nous racontais tes petites histoires de ta vie d’avant .Tu adorais tenter ta chance avec les « gratte-gratte », on gagnait plus que toi, mais cela m’entamait pas ta bonne humeur.
Hervé tu aimais aussi la tranquillité, rester chez toi devant ta télé en buvant un thé avec des petits morceaux de chocolat. il t’arrivait aussi parfois de t’interposer aux chamailleries des uns ou des autres, en disant qu’il y avait mieux à faire que de se disputer…  
Te sentir libre, être utile, autonome, rire de la vie, être avec les gens que tu appréciais, rien de plus que ces petits bonheurs que tu affectionnais. 

 

Corinne B. & Valérie P.
Janvier 2018

Le Foyer Soleil sur scène…

00 théâtre 01La troupe des Illuminés du Foyer Soleil a eu la joie de présenter leur pièce « Y’a quoi à la télé aujourd’hui » le jeudi 6 et le vendredi 7 juillet à la salle du City à LORIENT.

Dans le cadre de l’activité théâtre menée par les professionnels du Foyer Soleil, les résidents et usagers participants ont travaillé trois années sur la construction de cette pièce. La troupe, composée de 17 « comédiens » atteints de handicap moteur, travaille dans un premier temps sur du théâtre d’improvisation. Cela consiste à réaliser une performance sur l’instant, à partir d’un thème donné. Les participants peuvent improviser ensemble ou chacun leur tour en construisant une histoire, des personnages. Les improvisations sur le même thème s’enchaînent afin de créer un spectacle complet, des décors sont alors crées en fonction de ce thème.

Ces deux jours de représentation se sont soldés par un franc succès, souligné par les rires et les applaudissements du public. Malgré la fatigue engendrée par ce travail intense, les comédiens étaient contents de leur prestation et fiers de dévoiler leur talent.

La troupe des Illuminés remercie vivement l’ensemble de ses partenaires, et notamment « Plateau en toute liberté » pour la mise à disposition de la salle du City.
Un grand merci également à tous les bénévoles qui ont su apporter une aide précieuse dans la logistique de ces deux journées « pas comme les autres ».

Ressentis des comédiens :

01 corinne 01Corinne : « Beaucoup d’émotions, joie et tract, mon meilleur moment : le final avec tout le groupe ! »02 corinne 02Corinne

03 Françoise 01Françoise : « Moi, j’ai trouvé ça super, c’est pour ça que je m’inscris à l’activité cette année ! »04Frédo 01 Frédo

05 Françoise 02Françoise et Frédéric

07 thibault 02Thibault : « J’ai bien aimé, ça m’a permis de montrer ce que je pouvais faire en tant que  comédien. »

08Jérémy 01Jérémy : « J’ai hâte de recommencer ! »09 Jérémy 02Jérémy 10 gwendal 01Gwendal : « Cette expérience était géniale, j’étais impressionné, car pour mon rôle, j’étais seul sur scène et j’avais 3 textes à apprendre, ça m’a demandé beaucoup de concentration, j’étais stressé ! »11 gwendal 02Gwendal 12 quentin 01Quentin : « j’ai su me débrouiller avec ma voix, et je pense que c’était bien. »

13 quentin 02 Quentin

14 Elisa 01Élisa

15 Elisa 02Elisa

16 Grégory 01Grégory :  « C’était chouette ! »17 Grégory 02Grégory

18 Alann 01
Alann : « Génial! Enrichissant ! Merci à la troupe de m’avoir intégré à mon arrivée… »

19 Charline 01Charline : « C’était plus que super ! »

20 Charline 02Charline 22Julien 02Julien : « C’était une belle aventure, riche en émotions… »21 julien 01Julien

23 réda 01Réda : « Je ne peux pas exprimer toutes mes émotions en une seule phrase tellement c’était fort ! »24 franck 01 Franck  25 franck 02Franck : « J’étais heureux de jouer mon rôle, on s’est bien amusé ! »26 franck 03 Franck  27 Gaïdig 01Gaïdig  

28 Gaïdig 02Gaïdig

29 Gaïdig 03Gaïdig   30 Olivier 01Olivier : « C’était bien, ça m’a plu ! »

31 olivier 02 Olivier

32 Emmanuel 01Emmanuel : « Moi, j’aime bien le théâtre, je suis content de pouvoir participer à l’activité cette année ! »

33 Caroline 01Caroline :« C’était super ! »34 Caroline 02Caroline  35 théâtre 02Théâtre

DGA : que du bonheur et un tremplin pour ailleurs…

Fin novembre 2016, tout le Foyer Soleil s’est réuni autour de Seiko, Christophe et Nicolas pour fêter une nouvelle étape de leur vie et leur installation en appartement. Beaucoup d’émotions de part et d’autre, en effet trois départs d’un coup ce n’est pas fréquent et laisse un grand vide dans l’établissement. De leur côté, nos trois amis ont très hâte de goûter à cette nouvelle existence, avec quand même un peu de nostalgie et une pointe d’appréhension.

01 DGAUne page se tourne au Foyer Soleil, une autre s’ouvre au DGA…

Mi septembre 2017, Christophe et Nicolas nous accueillent au bas de leur immeuble tout neuf,  inauguré au début de l’été 2016, et situé au 14 rue Jules Massenet dans le quartier du Bois du Château. Ils ont aménagé dans leurs nouveaux appartements fin novembre 2016. Ils bénéficient d’un dispositif original, un DGA (Domicile Groupé Accompagné).
Notre groupe du Canard Ensoleillé (Ronan, Julien et Maxime) s’est exceptionnellement « délocalisé » pour recueillir leurs impressions après ces quelques mois de recul.  

Qu’est ce qu’un DGA ?
« Le DGA est un dispositif intermédiaire entre le domicile individuel et l’établissement social ou médico-social. Il permet l’inclusion d’adultes en situation de handicap dont le choix est de vivre à domicile mais qui, au vu de leur autonomie, nécessitent un soutien adapté de professionnels de l’accompagnement . »
Le DGA du Bois du Château bénéficie d’un accompagnement social individualisé avec l’intervention d’un AMP (aide de proximité) et d’un responsable de service (garant de la gestion de l’équipe, des liens avec les personnes et les partenaires). Le noyau de ce dispositif est de favoriser et de développer l’autonomie de la personne accompagnée. Un projet d’accompagnement est élaboré avec la personne. Il met en évidence les besoins et les moyens à mettre en œuvre et est évalué régulièrement. Le DGA travaille en étroite collaboration avec l’ensemble des partenaires identifiés dans l’accompagnement de la personne (SAVS, SAMSAH, SAAD…).
Concrètement les objectifs principaux sont : l’appropriation du logement et de l’organisation du quotidien, la mise en place d’emploi du temps et la création d’un support adapté à l’organisation des activités (sociales, culturelles et médicales…), d’encourager la mixité sociale par le biais d’activités au centre sociale du quartier, au Foyer Soleil.  
Le professionnel du DGA est rattaché à l’équipe du SAVS (Service d’Accompagnement à la Vie Sociale) et propose des sorties et des ateliers collectifs en fonction des projets (cuisine, relaxation, sorties à thème…).
Une fois toutes les 3 semaines un groupe d’expression est animé au centre social par le DGA, une  instance pour créer une dynamique de groupe et favoriser le lien entre pairs (entraide). Les sujets abordés sont souvent en rapport avec l’autonomie et les expériences vécues (civisme, insécurité, citoyenneté…).

02 DGAVue de la terrasse du quartier du Bois du Château.

Nicolas et Christophe  : On est à domicile entouré sur le DGA, d’une AMP (aide à la gestion du budget, des dossiers administratifs, à l’accompagnent social suivant les demandes et les besoins…) et d’une responsable de service, rattachées au pôle domicile de la mutualité 29/56. Le Service d’Accompagnement et d’Aide à Domicile  (SAAD) assure des prestations d’aide à la personne pour les activités ordinaires et les actes essentiels de la vie quotidienne (l’entretien du logement, l’entretien du linge, la préparation des repas, les courses, l’aide à la toilette…). Nous pouvons faire appel au service d’ergothérapie si besoin (Alcat 56). Les soins infirmier et de kiné, le suivi orthophonie et médical sont extérieurs au dispositif en ce qui nous concerne. En fonction des besoins des personnes, une demande SAVS, SAMSAH (Service d’Accompagnement Médico-Social pour Adultes Handicapés) peut être faite à la MDA (Maison Départementale de l’Autonomie).  

Pouvez-vous faire appel à un autre service d’accompagnement que le SAAD de la Mutualité ? 
Nicolas et Christophe : Nous avons la liberté de choisir le service d’aide à domicile de notre choix,  et même de le cumuler. Nous sommes indirectement les employeurs (chèques emploi service : Ti Chèque ).

03 DGA« Je me suis très rapidement fait à mon nouvel espace… »

Vous sentez-vous un peu seul parfois ? 
Nicolas :  Non, je m’occupe et fais plein de choses. Je fais de la balnéo tous les mercredis matin, je vais au Foyer Soleil en activité journal, voir mes amis et en activité cuisine avec le SAVS.  Je vais moins au foot mais plus souvent au cinéma. Je ne m’ennuie presque jamais… Depuis que je suis arrivé ici j’ai appris énormément de choses : je m’occupe de mes vêtements, je fais ma petite « popote », la vaisselle, et je voyage seul en bus. Je prends les choses plus calmement, il y a moins de monde et de bruit, je suis plus patient.
Christophe  : Je ne m’ennuie pas du tout, entre mes rendez vous médicaux et l’association les bouchons du pays de Lorient, je me rends au foyer à l’activité journal tous les 15 jours  et en activité cuisine une fois par mois. J’assure avec les auxiliaires l’entretien de mon appartement…  Je n’ai pas le temps de m’ennuyer, parfois les journées ne sont pas assez longues pour tout faire…  

Pouvez-vous inviter des amis en séjour chez vous ?
Christophe : On est locataire, on est chez nous, on prévient seulement le service qui intervient à notre domicile …
Nicolas : Je préviens également le SAAD, ce qui est normal.04 DGA« Le DGA reste pour moi une transition entre l’institution et le domicile autonome… »

Pouvez-vous vous absenter pour les vacances ?  
Nicolas :  Oui,  je peux très bien partir en voyage, je préviens le SAAD de mon absence le plus tôt possible.  
Christophe :  Ce qu’il faut bien comprendre, on va où on veut, on peut bénéficier également du véhicule du SAAD pour nos déplacements.

Quel est votre budget ?
Christophe : Il y a le loyer à payer déduit des APL (l’ascenseur et l’entretien des locaux sont compris dans le loyer), les charges (l’eau, l’électricité, le chauffage), l’assurance de l’habitation et du fauteuil, la mutuelle, le téléphone, le transport, les produits ménagers, la nourriture et le service à la personne (SAAD) qui représente un gros poste… au bout du compte il nous reste suffisamment pour nos loisirs et n’impacte pas sur le reste à vivre.05 DGA

Le Canard Ensoleillé délocalisé ne déroge pas au traditionnel goûter…

Qu’est qui vous a décidé de partir du Foyer ?
Nicolas :  Je voulais avoir une vie plus indépendante, je suis quelqu’un qui aime la solitude. Au début de mon installation à la résidence de la rue Jules Masnet, j’étais pas très rassuré. Je n’avais pas l’habitude de vivre seul. Je me suis très rapidement fait à mon nouvel espace. J’avais une certaine lassitude de la vie en collectivité, ça fait 5 ans que j’attendais un projet d’autonomie. II a fallu convaincre mes parents pour avoir mon indépendance, ils sont maintenant contents, ils ont plus  confiance en moi .
Christophe : Dès mon arrivée au Foyer Soleil en 2003,  je me suis exprimé sur l’envie de prendre mon indépendance. J’ai  cherché un appartement avec Lorient Habitat pendant au moins 2 ans et je n’en ai pas trouvé un qui soit correctement accessible. L’idée du DGA m’a été présentée, c’est une expérience pilote dans le Morbihan. Cela a rassuré mon entourage, je me suis engagé dans le dispositif après que des travaux ont été entrepris pour améliorer l’accessibilité. Aujourd’hui c’est cool…  J’ai quand même envie d’être plus indépendant, le DGA reste pour moi une transition entre l’institution et le domicile autonome classique (sans accompagnement social).

Est-ce que vous vous voyez de temps en temps ?  
Nicolas : Oui ça nous arrive de nous retrouver autour d’un verre avec Christophe et Seiko, on s’entend bien, on se dépanne quand on a besoin d’un coup de main. On s’entraide…  06 DGA

 « Ma boite aux lettres est tout en bas ! » .

Avez vous des bonnes relations avec les autres locataires ?
Christophe : Oui nous avons de bonnes relations avec les locataires du bâtiment, ils sont très sympas et très à l’aise avec nous, il n’y a aucun regard méchant et on s’entraide, tout le monde se connaît.

Que diriez vous pour convaincre un futur candidat qui voudrait sauter le pas ?
Nicolas  : Être capable…  avec le DGA on est accompagné, on n’est pas seul.  Il faut peut être avoir une maturité suffisante pour faire cette démarche…
Christophe  : Si quelqu’un veut vraiment partir à domicile et se lancer sur ce type de projet, qu’il le fasse,  on n’a qu’une vie et les barrières on peut les sauter. On a toujours peur au début si on ne n’essaie pas on ne saura pas si on est capable de le faire, avec de la volonté le projet ira au bout. Il faut bien réfléchir car ça engage la vie future.  

Nicolas : Je suis  très satisfait de l’expérience que je vis, nous sommes très contents de notre chemin, et Christophe de rajouter : pour rien au monde je ne retournerais vivre dans un milieu institutionnel…  

07 DGA Au pied de l’immeuble de la rue Jules Massenet dans le quartier du Bois du Château.

Nous avons partagé ensemble le « traditionnel » goûter en évoquant des anecdotes qui nous relient les uns aux autres, sur notre vie commune au foyer Soleil, sur cet ailleurs qui n’est plus un projet  mais une réalité. Un agréable moment que nous comptons reconduire avec une autre « délocalisation » du Canard  l’année prochaine.  

Ronan Le B. Maxime Le S. Julien P.
Christophe R. et Nicolas K.
Novembre 2017

Vieilles Charrues 2017

samedi 15 juillet 2017
Au programme : Vianney, Camille, Royal Blood, Kery James, Arcade Fire, MIA, Jean-Michel Jarre.   

photo 01 maximeUne ambiance conviviale…

Les Vieilles Charrues, trop cool…
C’est ma première fois aux Vieilles Charrues, c’est la première fois que j’assiste à un concert d’une telle ampleur. J’ai été surpris par cette marée humaine. En premier lieu ce qui m’a gêné c’est l’indiscipline et le côté braillard des festivaliers, mais j’ai rapidement rassuré par l’ambiance conviviale. La plate-forme handi, je la voyais plus près de la scène, mais j’ai rapidement compris qu’il faut mettre une distance entre le son qui peut être puissant et les oreilles. Une association propose des balades en «Joëlette» (fauteuils mono-roue tout terrain), je me suis inscrit pour m’immerger encore plus au cœur du festival. Nous nous sommes approchés au plus de la scène « Kerourac », puis fait un grand tour dans la prairie de Kerampuil. Les accompagnateurs m’ont proposé de voir le festival de plus haut. Une grand roue, installée près du château m’a permis de me sentir presque en apesanteur au-dessus du site des Vieilles Charrues, et d’observer cette fourmilière humaine. Une deuxième balade nous a été proposée un peu plus tard dans la soirée. J’ai été très content pour ma première fois aux Charrues, de descendre au centre de la fête avec un peu d’appréhension, la plate-forme handi est très sécurisante.
J’ai apprécié la musique, le son est parfois un peu fort mais j’ai été emporté par les rythmes, les voix, les instruments et l’ambiance musicale. Le soir, les lumières des concerts ont donné une dimension encore plus magique.
Cette sortie aux Vieilles Charrues, trop cool, et si Calogero est programmé l’année prochaine, je m’inscris illico pour l’édition 2018…

Maxime L S.

photo 02 maxime et FranckLes Vieilles Charrues : une première pour Franck et Maxime.

photo 03 franckMais où est francky ?
  Pour avoir la réponse cliquer ici http://blog-sante-social.fr/wp6/wp-content/uploads/2017/11/photo-03-1-franck-.jpg

 
Énorme pour la première fois !
Pour moi, c’était la première fois que j’assistais au festival des Vieilles Charrues. Il y avait foule sur la prairie de Kerampuil et je n’imaginais pas qu’il y ait autant de monde. Nous étions bien installés sur la plate-forme handi, contrairement à la prairie, nous avions de la place et de l’espace. Bien en hauteur, nous avions une vue imprenable sur la grande scène. Le temps était avec nous, nous avions toutes les conditions pour passer une super journée. L’ADDES (association d’aide au développement économique et sociale des communes de Botmeur, Commana, Helgoat) met à disposition des «Joëlettes» et rend possible aux personnes handicapées d’aborder le festival autrement et de plus près. Il n’y avait pas beaucoup de demandes et avec Maxime nous avons fait deux tours de «Joëlette». Les accompagnateurs, des personnes très sympas, m’ont proposé d’aller dans la grande roue, j’ai pu voir le festival en hauteur et me rendre compte de son incroyable étendue (le site du festival, les campings, les parkings…). Le moment le plus fort, est lorsque j’ai été soulever devant la scène « Kerouac » au moment du concert Kery Janes. Je me suis retrouvé au-dessus de la mêlée, j’étais heureux et les spectateurs m’encourageaient et veillaient qu’il ne m’arrive rien. Un très grand moment d’émotion que j’ai partagé avec les accompagnateurs qui étaient aussi émus que moi. C’était énorme pour la première fois, vivement l’année prochaine.

Franck M

photo 04 franck + ADDESUn très grand moment d’émotion partagé avec les accompagnateurs de l’association ADDES.

photo 05 ronan + valérieUne balade sur le site du festival avec Valérie.

J’attends l’année prochaine avec impatience…
On est arrivé sur le site avec un grand soleil. Je me suis installé sur la plate-forme, j’ai vu un premier concert avec la chanteuse Camille. Un peu plus tard, accompagné de Valérie, je me suis baladé sur le site du festival. Suspendue à une grue, une nacelle monte à 50 mètres, des personnes assises sur des sièges les pieds dans le vide, impressionnant ! Je suis allé voir le nouvel espace près du château, avec l’inscription géante des Vieilles Charrues en lettres 3D. Les festivaliers pouvaient l’escalader et y inscrire des messages. J’ai croisé Maxime et son équipage en «Joëlette» qui était très heureux de se balader, ça se voyait à son grand sourire. Je suis revenu en contournant le site, puis nous avons pique-niqué sur la plate-forme autour d’un petit verre de rosé. J’attends l’année prochaine avec impatience, je suis déjà, inscrit !

Ronan Le B
octobre 2017

photo 06 ronan Le nouvel espace du château de Kerampuil.

Le ruban rose.

photo 1 ruban rosePar une belle après-midi d’automne, nous nous sommes rendues à Vannes pour participer à la Vannetaise 2017. La Vannetaise est une manifestation sportive intergénérationnelle dans le cadre d’une opération de prévention et de sensibilisation aux cancers de la femme. Les fonds collectés permettent d’accompagner les patients en traitement par le biais de Faire Face Ensemble, de proposer des soins de confort et de soutenir des projets de recherche régionaux sélectionnés .photo 2 ruban roseUne marche de 5 Km est organisée autour du port de plaisance de Vannes, sur un site paysagé et aménagé aux pratiques sportives. Après avoir acheté les tee shirts à la couleur de la manifestation, nous nous sommes rassemblées avec les 2000 participantes et pris part à l’échauffement musicale. Une chorégraphie a été spécialement créée pour cet événement, visible quelques temps avant sur le site de l’organisation. Toutes les participantes ont joué le jeu, et les mouvements coordonnés au rythme de la musique ont montré un ensemble très impressionnant et émouvant.

photo 3 b ruban roseNous avons laissé partir le gros du peloton, et suivi ce ruban rose sur une partie du parcours. Nous sommes très contentes d’avoir pu participées à notre manière à cette marche. C’est important pour nous, car nous sommes toutes concernées.

Nathalie M. & Charline Le R.
7 octobre 2017

« Murakami et autres histoires … »

Bernard Martin n’est pas inconnu au Foyer Soleil, alors siège de l’AIPSH. Il a été en effet responsable de service de Ker Heol, centre de jour pour autistes, puis de la Villa Cosmao, maison d’accueil spécialisée pour adultes autistes.
Ce qui l’est moins, c’est le peintre, qui propose pour cette exposition au Foyer Soleil de nous faire voyager dans l’univers littéraire de l’auteur japonais Haruki Murakami et de son illustratrice Kat Menschik. Autodidacte, passionné d’art et de peinture, influencé dans un premier temps par  Hooper puis par les courants picturaux de la figuration narrative ( Monory, Fromanger, Klasen …. ) et du pop art (Lichtenstien, Warhol, Indiana…) son travail s’inspire essentiellement de références littéraires, de paysages urbains, de paysages sous-marin.

Visible au Foyer Soleil du vendredi 9 juin au lundi 26 juin 2017.
Vernissage le jeudi 22  juin 2017 à 17h30 , en présence du peintre.

photo 1 Les résidents du Foyer Soleil très intéressés par les explications du peintre…

Bonjour Bernard Martin, merci de m’accorder une interview pour le Canard Ensoleillé à l’occasion du vernissage de l’exposition de vos peintures.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Bonjour Julien, merci pour l’accueil au Foyer soleil.
Ma première source d’inspiration est à l’origine la littérature, la littérature japonaise pour être plus précis, et notamment l’écrivain japonais Haruki Murakami, qui écrit des romans fantastiques, ce qui explique le coté un peu décalé des tableaux, où les femmes ont la peau bleue, où ils y a beaucoup d’éléments qui sont extérieurs à la vie courante dans la construction des tableaux, comme des papillons qui servent de chapeau… Ma deuxième source d’inspiration c’est l’architecture et l’urbanisme, et puis aussi le monde sous marin, dans toute une série sur les algues que j’ai traitée de façon aussi très synthétique et très colorée.

Depuis combien de temps peignez-vous?
j’ai commencé la peinture il n’y a pas très longtemps en 2012. je m’y suis mis comme ça, sans avoir pris de cours, ça fait partie d’un besoin pour moi, d’avoir un vecteur d’expression, c’est totalement autodidacte. Au début j’ai vraiment tâtonné. Mes premières peintures s’inspirent beaucoup de l’univers d’Edward Hooper, un peintre américain. Ensuite, j’ai fait des paysages marins de la côte autour de chez nous, mais très vite je me suis lassé, je ne me sentais pas bien dans cette projection de la peinture. J’ai abandonné les paysages pour travailler plus sur des mondes parallèles. J’ai travaillé une série sur des femmes, peint souvent de dos à une fenêtre, et ensuite je me suis tourné vers les peintures que je présente aujourd’hui.

Est-ce que ça vous arrive de bloquer sur une peinture ?
Oui, ça m’arrive assez fréquemment, c’est par période… Ça fait 6 mois que je ne fais quasiment rien, je n’arrive à rien. Je commence plein de choses, je ne les finis pas parce que je ne les sens pas bien, je passe à autre chose qui ne va pas mieux… Actuellement, je suis dans une période un peu compliquée, je ne veux pas me répéter à l’infini, refaire des choses que j’ai déjà faites. Je suis exigeant avec moi-même, cela me complique un peu la vie et m’oblige à attendre que ça arrive tranquillement… La création est un processus assez complexe, pour moi ce n’est pas simple du tout…
Pour revenir sur la notion d’inspiration, à mon avis il y a plusieurs choses. Il y a l’inspiration, bien sûr et l’énergie nécessaire. Si je ne l’ai pas je ne peux rien faire, l’énergie ça ne se commande pas. Il faut qu’il y ait une conjonction entre plusieurs facteurs : l’inspiration, l’énergie, et j’ai besoin aussi de rythme.  
Et puis un état d’esprit …
L’état d’esprit, oui l’état d’esprit… Alors j’écoute de la musique, beaucoup de jazz, ou du rock qui fait aussi partie de mon univers, et du coup ça me donne un rythme. Quand j’arrive à avoir l’énergie, le rythme, l’inspiration et l’état d’esprit… là c’est le pied, mais ce n’est pas souvent que ça arrive…

photo 2 De nombreuses questions et des échanges chaleureux…  

Quelles techniques utilisez-vous pour peindre ?
J’utilise des techniques traditionnelles, de la peinture acrylique sur toile ou sur papier. Par contre, j’utilise de très bonnes peintures avec de très bons pigments, ce qui explique la lumière dans les tableaux.
Les peintures sont très lumineuses et vous avez le soucis du détail…
Le soucis du détail et le soucis de l’harmonie des couleurs, beaucoup de gens m’ont dit que mes couleurs étaient souvent très harmonieuses, qu’elles allaient bien ensemble. Chaque couleur est unique parce que je les construis toutes, je n’utilise jamais une couleur pure sortant du tube…   

Rêvez-vous d’un tableau parfait ?
C’est un peu compliqué… A la limite, chaque tableau que je commence j’ai envie qu’il soit parfait. Sauf qu’on est rattrapé par un tas de paramètres, les limites de l’artiste qui sont quand même énormes, ensuite il y a l’inspiration, le génie… Picasso par exemple, c’est extraordinaire, ce type a un cerveau qui fonctionne pas comme celui du commun des mortels, il a une inspiration, il a une grâce, il a un trait…  donc en fait, le tableau parfait c’est un concept qui est très subjectif. C’est vrai qu’à chaque fois que je commence une toile, j’ai envie qu’elle soit parfaite. Le problème c’est que souvent le résultat n’est pas à la hauteur, même si je suis assez content du travail, mais parfois c’est frustrant, parce que je n’arrive pas. En plus dans la technique que j’utilise, c’est à dire une peinture en à plat c’est encore plus complexe, qu’une autre technique où les éléments sont plus noyés, plus impulsifs, instinctifs, comme dans la peinture abstraite, ou la peinture impressionniste par exemple…

Et exposer dans un musée ?
Ce serai vraiment extraordinaire… mais bon, il y a encore beaucoup de travail. Un jour j’ai été voir une grande galerie et j’ai été reçu par le directeur, je lui ai montré quelques toiles, et lui il m’a encouragé : « si vous avez 25 toiles de ce niveau là, vous pouvez commencer à chercher un marchant ou une galerie… »,  sauf que je n’ ai pas 25 toiles du niveau des « papillons », loin de là. Je ne connais personne qui fait ce genre de peinture, certaines galeries sont intéressées par des tableaux qui ne sont pas communs, ce qu’on y voit généralement c’est différent. A Pont-Aven je connais une galerie qui présente des Warhol…  c’est  d’ailleurs son directeur qui m’a encouragé…photo 3Bernard Martin : « La peinture fait partie d’un besoin… »

Bernard, merci de m’avoir accordé cette interview, j’espère que vous reviendrez exposer encore.
Merci julien, tout le plaisir est pour moi, je suis super content d’être là et l’idée de revenir avec une exposition différente, bien sûr, parce qu’autrement ça n’a pas d’intérêt, ça me fait aussi plaisir…

interview réalisée par Julien P.
mise en page par Thierry G.
juin 2017

Du bruit à Landerneau.

La scène ouverte de la Mutualité Française 29/56 a eu lieu le 1 mars 2017 au centre culturel le family à Landerneau, sous l’impulsion de Patrick Rohou, directeur des foyers Jean-Couloigner (Ploudaniel) et Menez-Roual (Dirinon). Un gros contingent du Foyer Soleil, de l’Accueil de Jour et du DGA (domicile groupé accompagné), s’est rendu à ce rendez-vous culturel très apprécié.00 choraleLa chorale des enfants de l’école de musique de Landerneau.

Donner le meilleur de soi…
Théo Richard, pianiste déficient visuel, et la chorale des enfants de l’école de musique de Landerneau ont ouvert l’après midi. Quelle bonne initiative d’associer les enfants à cette manifestation, l’ouverture aux autres est une richesse. Différents établissements du Finistère se sont succédés sur scène pour nous présenter leurs créations musicales et chorégraphiques.
La danse et la musique sont à l’honneur. Chacun a mis le meilleur de lui-même pour partager avec le public leur enthousiasme et leur bonheur d’être là. Il n’est pas  toujours facile de monter sur scène, de s’exposer devant un public, saluons ici leur courage et leur performance.
Malgré les difficultés de certains handicaps, la scène permet d’extérioriser les émotions, d’exprimer les désirs, de faire émerger la créativité, et tous ces ressentis qui sont refoulés dans la vie quotidienne. L’important est de partager ces moments.

04 Le Foyer de Menez Roual – Dirinon-203 L'IEM de Dirinon 202 L'IEM de Dirinon 201 Pen ar Prat 2

 

Pen ar Prat -Pont l’Abbé- a présenté un spectacle de danse dynamique, les danseurs vêtus de blanc ont impressionné par leur présence. L’IEM de Dirinon avec leur numéro de step (gymnastique rythmique) tout en énergie et en synchronisation permet de faire du sport de façon ludique, suivi par  un tour de chant très apprécié, à noter que le groupe de l’IEM de Dirinon a été récompensé pour sa prestation. Le Foyer de Menez Roual -Dirinon-  accompagné par la musique de « Christine and The Queens » a proposé une chorégraphie originale avec une finesse gestuelle délicate tout en sobriété. Le Foyer Jean Couloigner -Ploudaniel-, a quant à lui misé sur la couleur, une joyeuse sarabande éclatante de gaïté. Un duo de musiciens, Erwan Tanguy (clarinette) et Sébastien Le Moigne ( synthétiseur) du SAVS de Landerneau et de Lorient a interprété des airs connus du répertoire de la musique celtique qui n’a pas laissé l’assistance insensible. Ty Aven -Rosporden-  a clôturé la première partie avec son ensemble de percussions.

05 Le Foyer Jean Couloigner -Ploudaniel-208 206 SAVS de Landerneau et de Lorient 207 Ty Aven -Rosporden-2

« L’Homme aux rideaux c’est nous … »
La deuxième partie de la scène ouverte 2017, innove en laissant la place à une troupe de comédiens du collectif d’artistes « Aïe, aïe, aïe ». Pour l’écriture de ce spectacle, mis en scène par Julien Mellano, Cédric Guyomard (auteur, compositeur et interprète) et Vincent Perrigault (musicien) ont interrogé les résidents des maisons de retraite de Noyal-sur-Vilaine et de Châteaugiron sur le rapport à leur corps à tous les âges de la vie, ils ont visité écoles et crèches de la région rennaise et ainsi observer les enfants et les bébés dans leurs déplacements, ils ont rencontré et écouté des adhérents de clubs sportifs, ils ont  vécu en résidence artistique au Foyer Jean Couloigner de Ploudaniel, ce qui a donné lieu à des ateliers d’écriture et à du collectage sur le handicap avec les résidants.  
« Je m’intéresse à la question du désir de l’autre, comment l’autre nous perçoit ou comment, plutôt, on a l’impression qu’il nous perçoit, comment on imagine que l’autre nous veut. Ce thème du décalage entre l’idéal et la réalité revient souvent dans mes spectacles. » précise Cédric Guyomard,  « C’est le récit de mon corps et de ses multiples identités, c’est plusieurs histoires, plusieurs corps, plusieurs histoires de corps… L’Homme aux rideaux c’est nous … ».

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L’homme aux rideaux traverse l’existence de vie en vie, raconte des métamorphoses à travers des histoires de corps, comment le supporter suivant l’angle du handicap, comment le voir et le sentir vieillir, quel est son rapport aux autres, sa place dans la société… Les rideaux se lèvent un à un et nous emmènent dans une émouvante et troublante traversée des corps. « Je ne fais pas que parler. Je mets mon corps en scène, je danse sur les rythmes de la batterie de mon complice, Vincent Perrigault, qui devient le battement cardiaque du spectacle. » souligne  Cédric Guyomard.

Un spectacle très original, très réaliste où chacun peut se retrouver dans ce personnage multiple. Le handicap et la sexualité y sont abordés sans cliché dans toute sa réalité. Une très bonne idée de présenter une telle réflexion sur le corps, dans une scénographie épurée, sans superflu allant à l’essentiel.

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La scène ouverte 2017 a encore tenu ses promesses. Non seulement nous avons admiré les  différentes prestations musicales et chorégraphiques des résidants des différentes structures médico-sociales du Finistère, mais nous avons été agréablement surpris et particulièrement sensibles à l’ouverture proposée par les organisateurs.  La scène ouverte porte décidément bien son nom.

Vivement le rendez-vous  à l’Océanice de Ploemeur. en 2018…

Nathalie M.
mars 2017

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Bonne année 2017 

comité de rédacLe comité de rédaction du Canard Ensoleillé :
Julien P, Quentin H, Frank M et Nicolas K, Christophe le B, Thierry G, Françoise J et Ronan le B. ( janvier 2017)

2016 s’est achevée dans la joie avec l’aboutissement du projet de départ de certains d’entre nous vers des appartements (Domicile Groupé Accompagné) au Bois du Château. Une autre perspective de vie plus indépendante s’offre alors aux bénéficiaires, qui n’oublient cependant pas le Canard Ensoleillé puisqu’ils restent présents sur l’activité du journal.
2016 a été aussi marquée par le départ de deux résidants, Gildas et John, qui restent présents dans nos cœurs et nos mémoires.
De quoi sera fait 2017 ? En attendant d’en faire le bilan, nous  souhaitons à tous nos chers lecteurs, la plus belle des années… N’hésitez pas à nous contacter pour donner vos avis et vos idées, on compte sur vous…

Le comité de Rédac’
janvier 2017

« Ah celui là Alors !!! »

John tu nous as surpris… d’ailleurs tu nous as toujours surpris. Tu es parti au milieu de l’automne sans crier gare, et depuis un grand vide s’est installé au Foyer. C’est vrai, tu n’es pas resté très longtemps parmi nous, et tu nous manques déjà beaucoup. Tu savais te faire entendre et pour y parvenir, rusé comme un renard, tu avais plus d’un tour dans ton sac, ton imagination nous surprenait là encore.

Tu restais trop souvent confiné chez toi, occupé que tu étais avec ton ordinateur qui parfois ne voulait pas se plier à tes exigences. Pourtant tu arrivais à le dompter, un peu comme un dresseur face à une bête sauvage, c’était des victoires qui te remplissaient de joie.john

C’était difficile de te faire sortir du milieu rassurant de ton studio. La dernière fois, c’était l’été dernier,  tu es allé te balader sur le halage au bord du Blavet, avec l’Accueil de Jour. Tu as apprécié le pique-nique, tu as été étonné de voir de si près les chevaux du haras d’Hennebont dans leur pré. Tu es revenu heureux d’avoir vécu cette parenthèse enchantée.

Tu pestais souvent contre la météo pluvieuse et venteuse de la Bretagne. Peut être qu’ »Alizée », le seul vent que tu tolérais, a été ta passion pendant une saison. Elle a déferlé au deuxième comme un ouragan, surtout dans le bureau des infirmières et de l’ergo. Puis le calme est revenu, comme un anticyclone, et Séléna Gomez a déboulé…

« Ah celui là alors, c’est tout John… ». Tu étais entier et sensible, pas de place à la demi-mesure. Parfois tu rentrais dans « tes humeurs noires », tu repoussais alors les limites, il fallait  se « garer » et laisser passer l’orage, te rassurer aussi.  Dans ces moments de colère tu faisais des procès à la terre entière et tu trouvais pleins de choses « pas normales »… et d’autres fois avec ton grand sourire et tes yeux rieurs tu nous montrais que la vie était belle.

La vitesse, une sensation qui te faisais « kiffer », nous moins… Quand on te voyait foncer sur nous dans les couloirs du Foyer, et t’arrêter à quelques centimètres de nos fauteuils, on était pas très rassuré. Sûr de toi, ça te faisait rire, il faut préciser qu’il n’y a jamais eu accident. Sans doute ton coté cascadeur de « fast & furious »…

Des rêves tu en avais plein la tête…  des envies de musique, de vitesse, de bolides survitaminées, d’extrême, d’amour… Ta vie a pris un tout autre chemin. On a parcouru un bout de route ensemble, on a essayé te t’accompagner du mieux possible. Tu nous a fait rire, mais aussi pleurer…  John, on est fier de t’avoir connu.

L’équipe de Rédaction du Canard Ensoleillé.
novembre 2016

 

Retour dans mon enfance !

 M’avez-vous reconnu * ?photo-groupe-2
Une rétrospective sur l’œuvre de Michel Thersiquel intitulée « A hauteur d’Homme » est cette année à l’honneur au pays des 3 Rivières. A la chapelle des Ursulines de Quimperlé ses clichés en noir et blanc  explorent l’univers du handicap à Kerpape, celui des  femmes du Pays Bigouden et de l’île de sein, le monde des bateaux et des pêcheurs de Douarnenez, mais aussi les fameux portraits de femmes aux tâches de rousseur…
Avec un petit groupe du Foyer nous nous sommes rendus en cette fin d’été aux Ursulines pour découvrir l’œuvre de Thersi, ce photographe que j’ai bien connu dans les années 80 au centre de Kerpape.
Sur le panneau de présentation, qui remet le visiteur dans le contexte de la série sur Kerpape, j’ai eu la surprise de découvrir un cliché pris lors d’un séjour à Groix en juin 1982. la photo met en scène un groupe de jeunes pensionnaires de Kerpape quelle unité et de leurs encadrants, disposés autour de « Thersi » qui pour une fois est au centre de la photo. C’était la sortie annuelle du groupe d’ergothérapie, qui s’étalait sur 2 jours, nous étions accompagnés de Michel Thersiquel, qui a pris des photos du groupe. C’est Jean-Jacques Mel qui a pris la photo, j’ai reconnu certains gars du groupe dont Jean-Jacques Tristan (accueil temporaire au Foyer Soleil ) et la plus part des ergos, c’est vrai que ça fait plus de 40 ans.
Sur un autre cliché on me voit en train de jouer de la musique, des maracasses en mains en atelier de musicothérapie animé par Jean-Jacques.
En voyant ces photos ça, été comme un retour en arrière, un retour  dans mon enfance, j’avais à cette époque 10 ans. Un peu de nostalgie est revenue dans mes pensées, mais la vie continue vers de nouveaux horizons…
Michel Thersiquel a pris 4 166 clichés  au centre de rééducation fonctionnelle de Kerpape pendant 14 ans.

* Je porte un casque sur la tête, Jean-Jacques est derrière moi à gauche.

christopheUn rôdeur magnifique
Né en 1944, Michel Thersiquel a d’abord suivi les traces de son père, qui avait quitté la ferme pour ouvrir une boutique de photographe et d’horloger dans le bourg de Bannalec. Il s’est ensuite installé à Pont Aven où ses portraits réalisés en studio l’ont rendu célèbre. Il s’est imposé depuis dans le domaine du reportage en Bretagne, inventoriant toutes les facettes du pays de façon profondément personnelle. Son parcours est aussi jalonné de multiples expositions, tant en France qu’à l’étranger.
Michel Thersiquel, cette espèce de rôdeur magnifique qui connaît le pays comme sa poche, qui sait y capter, bien au-delà des apparences, des images d’une vérité absolu

Christophe Le S.
octobre 2016

Toujours la banane…

Toujours partant, volontaire et blagueur, rien n’était jamais grave pour toi et finissait souvent par un grand éclat de rire. De l’animation tu en as mis au restaurant et à la cafèt’, le visage rayonnant de vie. Et que dire de ta gourmandise, les desserts se succédaient dans ton assiette il faut dire que Laurent était aussi complice de ce défilé. Tu les appréciais avec délice, un à un, comme si tu faisais des réserves pour les temps de disette à venir.gildas-2
Tel un chevalier des temps modernes, tu déclarais ta flamme au grand jour avec des tirades théâtrales passionnées : « mon cœur… oh coquine !!! », un Don Juan qui ne se prenait pas au sérieux, ne mettait personne dans l’embarras, peut être ta façon de dire ton amour de la vie…
Fun radio était ta station préférée et tu nous le faisais savoir. En kiné, au restaurant, en cafèt’ et même dans le master qui nous transportait en balade on avait le droit au « Son dancefloor en direct ». C’est pas qu’on aimait pas, mais les remix et l’électro plein pot n’étaient pas toujours de notre goût… et tu t’en fichais… ton sourire malicieux et les mouvements d’épaules rythmés au son de la musique pouvaient faire passer n’importe quoi…
Renaud était ton chanteur préféré. Son dernier album aux textes engagés qui parle de la rudesse de la vie te faisait écho, ses mélodies entraînantes te faisaient danser, et peut être que tu te reconnaissais aussi dans ce Docteur Renaud ou ce Mister Renard : « Un côté blanc, un côté noir, Personne n’est tout moche ou tout beau, Moitié ange et moitié salaud… ».
Gildas, tu étais à nos yeux avant tout un bon copain, souriant et toujours heureux de nous voir. Il est vrai que depuis quelque temps, tes apparitions parmi nous se faisaient de plus en plus rares et c ‘était pour nous un événement quand tu nous accompagnais dans ces moments.
Tu as largué les amarres en ce début de mois de juillet. Tu as préféré rester avec nous au Foyer pour tirer ta révérence et peut être partir au pays de tes « douces colombes… ».

L’équipe de rédac’
octobre 2016

We’re The Superhumans

Clip de promotion de la chaîne britannique Channel 4 pour annoncer sa couverture médiatique des Jeux paralympiques d’été à Rio 2016. Porté par une reprise de «Yes I Can», de Sammy Davis Jr, Channel 4 met en lumière 140 personnes handicapées, parmi lesquelles figurent des sportifs et des anonymes, confrontées aux défis du quotidien. Capables d’exploits malgré leur handicap, elles apparaissent comme des super-héros de la vie. Éblouissant !

We’re The Superhumans | Rio Paralympics 2016 Trailer – YouTube