Archives de catégorie : le télégramme du canard

Le ruban rose.

photo 1 ruban rosePar une belle après-midi d’automne, nous nous sommes rendues à Vannes pour participer à la Vannetaise 2017. La Vannetaise est une manifestation sportive intergénérationnelle dans le cadre d’une opération de prévention et de sensibilisation aux cancers de la femme. Les fonds collectés permettent d’accompagner les patients en traitement par le biais de Faire Face Ensemble, de proposer des soins de confort et de soutenir des projets de recherche régionaux sélectionnés .photo 2 ruban roseUne marche de 5 Km est organisée autour du port de plaisance de Vannes, sur un site paysagé et aménagé aux pratiques sportives. Après avoir acheté les tee shirts à la couleur de la manifestation, nous nous sommes rassemblées avec les 2000 participantes et pris part à l’échauffement musicale. Une chorégraphie a été spécialement créée pour cet événement, visible quelques temps avant sur le site de l’organisation. Toutes les participantes ont joué le jeu, et les mouvements coordonnés au rythme de la musique ont montré un ensemble très impressionnant et émouvant.

photo 3 b ruban roseNous avons laissé partir le gros du peloton, et suivi ce ruban rose sur une partie du parcours. Nous sommes très contentes d’avoir pu participées à notre manière à cette marche. C’est important pour nous, car nous sommes toutes concernées.

Nathalie M. & Charline Le R.
7 octobre 2017

« Murakami et autres histoires … »

Bernard Martin n’est pas inconnu au Foyer Soleil, alors siège de l’AIPSH. Il a été en effet responsable de service de Ker Heol, centre de jour pour autistes, puis de la Villa Cosmao, maison d’accueil spécialisée pour adultes autistes.
Ce qui l’est moins, c’est le peintre, qui propose pour cette exposition au Foyer Soleil de nous faire voyager dans l’univers littéraire de l’auteur japonais Haruki Murakami et de son illustratrice Kat Menschik. Autodidacte, passionné d’art et de peinture, influencé dans un premier temps par  Hooper puis par les courants picturaux de la figuration narrative ( Monory, Fromanger, Klasen …. ) et du pop art (Lichtenstien, Warhol, Indiana…) son travail s’inspire essentiellement de références littéraires, de paysages urbains, de paysages sous-marin.

Visible au Foyer Soleil du vendredi 9 juin au lundi 26 juin 2017.
Vernissage le jeudi 22  juin 2017 à 17h30 , en présence du peintre.

photo 1 Les résidents du Foyer Soleil très intéressés par les explications du peintre…

Bonjour Bernard Martin, merci de m’accorder une interview pour le Canard Ensoleillé à l’occasion du vernissage de l’exposition de vos peintures.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?
Bonjour Julien, merci pour l’accueil au Foyer soleil.
Ma première source d’inspiration est à l’origine la littérature, la littérature japonaise pour être plus précis, et notamment l’écrivain japonais Haruki Murakami, qui écrit des romans fantastiques, ce qui explique le coté un peu décalé des tableaux, où les femmes ont la peau bleue, où ils y a beaucoup d’éléments qui sont extérieurs à la vie courante dans la construction des tableaux, comme des papillons qui servent de chapeau… Ma deuxième source d’inspiration c’est l’architecture et l’urbanisme, et puis aussi le monde sous marin, dans toute une série sur les algues que j’ai traitée de façon aussi très synthétique et très colorée.

Depuis combien de temps peignez-vous?
j’ai commencé la peinture il n’y a pas très longtemps en 2012. je m’y suis mis comme ça, sans avoir pris de cours, ça fait partie d’un besoin pour moi, d’avoir un vecteur d’expression, c’est totalement autodidacte. Au début j’ai vraiment tâtonné. Mes premières peintures s’inspirent beaucoup de l’univers d’Edward Hooper, un peintre américain. Ensuite, j’ai fait des paysages marins de la côte autour de chez nous, mais très vite je me suis lassé, je ne me sentais pas bien dans cette projection de la peinture. J’ai abandonné les paysages pour travailler plus sur des mondes parallèles. J’ai travaillé une série sur des femmes, peint souvent de dos à une fenêtre, et ensuite je me suis tourné vers les peintures que je présente aujourd’hui.

Est-ce que ça vous arrive de bloquer sur une peinture ?
Oui, ça m’arrive assez fréquemment, c’est par période… Ça fait 6 mois que je ne fais quasiment rien, je n’arrive à rien. Je commence plein de choses, je ne les finis pas parce que je ne les sens pas bien, je passe à autre chose qui ne va pas mieux… Actuellement, je suis dans une période un peu compliquée, je ne veux pas me répéter à l’infini, refaire des choses que j’ai déjà faites. Je suis exigeant avec moi-même, cela me complique un peu la vie et m’oblige à attendre que ça arrive tranquillement… La création est un processus assez complexe, pour moi ce n’est pas simple du tout…
Pour revenir sur la notion d’inspiration, à mon avis il y a plusieurs choses. Il y a l’inspiration, bien sûr et l’énergie nécessaire. Si je ne l’ai pas je ne peux rien faire, l’énergie ça ne se commande pas. Il faut qu’il y ait une conjonction entre plusieurs facteurs : l’inspiration, l’énergie, et j’ai besoin aussi de rythme.  
Et puis un état d’esprit …
L’état d’esprit, oui l’état d’esprit… Alors j’écoute de la musique, beaucoup de jazz, ou du rock qui fait aussi partie de mon univers, et du coup ça me donne un rythme. Quand j’arrive à avoir l’énergie, le rythme, l’inspiration et l’état d’esprit… là c’est le pied, mais ce n’est pas souvent que ça arrive…

photo 2 De nombreuses questions et des échanges chaleureux…  

Quelles techniques utilisez-vous pour peindre ?
J’utilise des techniques traditionnelles, de la peinture acrylique sur toile ou sur papier. Par contre, j’utilise de très bonnes peintures avec de très bons pigments, ce qui explique la lumière dans les tableaux.
Les peintures sont très lumineuses et vous avez le soucis du détail…
Le soucis du détail et le soucis de l’harmonie des couleurs, beaucoup de gens m’ont dit que mes couleurs étaient souvent très harmonieuses, qu’elles allaient bien ensemble. Chaque couleur est unique parce que je les construis toutes, je n’utilise jamais une couleur pure sortant du tube…   

Rêvez-vous d’un tableau parfait ?
C’est un peu compliqué… A la limite, chaque tableau que je commence j’ai envie qu’il soit parfait. Sauf qu’on est rattrapé par un tas de paramètres, les limites de l’artiste qui sont quand même énormes, ensuite il y a l’inspiration, le génie… Picasso par exemple, c’est extraordinaire, ce type a un cerveau qui fonctionne pas comme celui du commun des mortels, il a une inspiration, il a une grâce, il a un trait…  donc en fait, le tableau parfait c’est un concept qui est très subjectif. C’est vrai qu’à chaque fois que je commence une toile, j’ai envie qu’elle soit parfaite. Le problème c’est que souvent le résultat n’est pas à la hauteur, même si je suis assez content du travail, mais parfois c’est frustrant, parce que je n’arrive pas. En plus dans la technique que j’utilise, c’est à dire une peinture en à plat c’est encore plus complexe, qu’une autre technique où les éléments sont plus noyés, plus impulsifs, instinctifs, comme dans la peinture abstraite, ou la peinture impressionniste par exemple…

Et exposer dans un musée ?
Ce serai vraiment extraordinaire… mais bon, il y a encore beaucoup de travail. Un jour j’ai été voir une grande galerie et j’ai été reçu par le directeur, je lui ai montré quelques toiles, et lui il m’a encouragé : « si vous avez 25 toiles de ce niveau là, vous pouvez commencer à chercher un marchant ou une galerie… »,  sauf que je n’ ai pas 25 toiles du niveau des « papillons », loin de là. Je ne connais personne qui fait ce genre de peinture, certaines galeries sont intéressées par des tableaux qui ne sont pas communs, ce qu’on y voit généralement c’est différent. A Pont-Aven je connais une galerie qui présente des Warhol…  c’est  d’ailleurs son directeur qui m’a encouragé…photo 3Bernard Martin : « La peinture fait partie d’un besoin… »

Bernard, merci de m’avoir accordé cette interview, j’espère que vous reviendrez exposer encore.
Merci julien, tout le plaisir est pour moi, je suis super content d’être là et l’idée de revenir avec une exposition différente, bien sûr, parce qu’autrement ça n’a pas d’intérêt, ça me fait aussi plaisir…

interview réalisée par Julien P.
mise en page par Thierry G.
juin 2017

Du bruit à Landerneau.

La scène ouverte de la Mutualité Française 29/56 a eu lieu le 1 mars 2017 au centre culturel le family à Landerneau, sous l’impulsion de Patrick Rohou, directeur des foyers Jean-Couloigner (Ploudaniel) et Menez-Roual (Dirinon). Un gros contingent du Foyer Soleil, de l’Accueil de Jour et du DGA (domicile groupé accompagné), s’est rendu à ce rendez-vous culturel très apprécié.00 choraleLa chorale des enfants de l’école de musique de Landerneau.

Donner le meilleur de soi…
Théo Richard, pianiste déficient visuel, et la chorale des enfants de l’école de musique de Landerneau ont ouvert l’après midi. Quelle bonne initiative d’associer les enfants à cette manifestation, l’ouverture aux autres est une richesse. Différents établissements du Finistère se sont succédés sur scène pour nous présenter leurs créations musicales et chorégraphiques.
La danse et la musique sont à l’honneur. Chacun a mis le meilleur de lui-même pour partager avec le public leur enthousiasme et leur bonheur d’être là. Il n’est pas  toujours facile de monter sur scène, de s’exposer devant un public, saluons ici leur courage et leur performance.
Malgré les difficultés de certains handicaps, la scène permet d’extérioriser les émotions, d’exprimer les désirs, de faire émerger la créativité, et tous ces ressentis qui sont refoulés dans la vie quotidienne. L’important est de partager ces moments.

04 Le Foyer de Menez Roual – Dirinon-203 L'IEM de Dirinon 202 L'IEM de Dirinon 201 Pen ar Prat 2

 

Pen ar Prat -Pont l’Abbé- a présenté un spectacle de danse dynamique, les danseurs vêtus de blanc ont impressionné par leur présence. L’IEM de Dirinon avec leur numéro de step (gymnastique rythmique) tout en énergie et en synchronisation permet de faire du sport de façon ludique, suivi par  un tour de chant très apprécié, à noter que le groupe de l’IEM de Dirinon a été récompensé pour sa prestation. Le Foyer de Menez Roual -Dirinon-  accompagné par la musique de « Christine and The Queens » a proposé une chorégraphie originale avec une finesse gestuelle délicate tout en sobriété. Le Foyer Jean Couloigner -Ploudaniel-, a quant à lui misé sur la couleur, une joyeuse sarabande éclatante de gaïté. Un duo de musiciens, Erwan Tanguy (clarinette) et Sébastien Le Moigne ( synthétiseur) du SAVS de Landerneau et de Lorient a interprété des airs connus du répertoire de la musique celtique qui n’a pas laissé l’assistance insensible. Ty Aven -Rosporden-  a clôturé la première partie avec son ensemble de percussions.

05 Le Foyer Jean Couloigner -Ploudaniel-208 206 SAVS de Landerneau et de Lorient 207 Ty Aven -Rosporden-2

« L’Homme aux rideaux c’est nous … »
La deuxième partie de la scène ouverte 2017, innove en laissant la place à une troupe de comédiens du collectif d’artistes « Aïe, aïe, aïe ». Pour l’écriture de ce spectacle, mis en scène par Julien Mellano, Cédric Guyomard (auteur, compositeur et interprète) et Vincent Perrigault (musicien) ont interrogé les résidents des maisons de retraite de Noyal-sur-Vilaine et de Châteaugiron sur le rapport à leur corps à tous les âges de la vie, ils ont visité écoles et crèches de la région rennaise et ainsi observer les enfants et les bébés dans leurs déplacements, ils ont rencontré et écouté des adhérents de clubs sportifs, ils ont  vécu en résidence artistique au Foyer Jean Couloigner de Ploudaniel, ce qui a donné lieu à des ateliers d’écriture et à du collectage sur le handicap avec les résidants.  
« Je m’intéresse à la question du désir de l’autre, comment l’autre nous perçoit ou comment, plutôt, on a l’impression qu’il nous perçoit, comment on imagine que l’autre nous veut. Ce thème du décalage entre l’idéal et la réalité revient souvent dans mes spectacles. » précise Cédric Guyomard,  « C’est le récit de mon corps et de ses multiples identités, c’est plusieurs histoires, plusieurs corps, plusieurs histoires de corps… L’Homme aux rideaux c’est nous … ».

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L’homme aux rideaux traverse l’existence de vie en vie, raconte des métamorphoses à travers des histoires de corps, comment le supporter suivant l’angle du handicap, comment le voir et le sentir vieillir, quel est son rapport aux autres, sa place dans la société… Les rideaux se lèvent un à un et nous emmènent dans une émouvante et troublante traversée des corps. « Je ne fais pas que parler. Je mets mon corps en scène, je danse sur les rythmes de la batterie de mon complice, Vincent Perrigault, qui devient le battement cardiaque du spectacle. » souligne  Cédric Guyomard.

Un spectacle très original, très réaliste où chacun peut se retrouver dans ce personnage multiple. Le handicap et la sexualité y sont abordés sans cliché dans toute sa réalité. Une très bonne idée de présenter une telle réflexion sur le corps, dans une scénographie épurée, sans superflu allant à l’essentiel.

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La scène ouverte 2017 a encore tenu ses promesses. Non seulement nous avons admiré les  différentes prestations musicales et chorégraphiques des résidants des différentes structures médico-sociales du Finistère, mais nous avons été agréablement surpris et particulièrement sensibles à l’ouverture proposée par les organisateurs.  La scène ouverte porte décidément bien son nom.

Vivement le rendez-vous  à l’Océanice de Ploemeur. en 2018…

Nathalie M.
mars 2017

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Bonne année 2017 

comité de rédacLe comité de rédaction du Canard Ensoleillé :
Julien P, Quentin H, Frank M et Nicolas K, Christophe le B, Thierry G, Françoise J et Ronan le B. ( janvier 2017)

2016 s’est achevée dans la joie avec l’aboutissement du projet de départ de certains d’entre nous vers des appartements (Domicile Groupé Accompagné) au Bois du Château. Une autre perspective de vie plus indépendante s’offre alors aux bénéficiaires, qui n’oublient cependant pas le Canard Ensoleillé puisqu’ils restent présents sur l’activité du journal.
2016 a été aussi marquée par le départ de deux résidants, Gildas et John, qui restent présents dans nos cœurs et nos mémoires.
De quoi sera fait 2017 ? En attendant d’en faire le bilan, nous  souhaitons à tous nos chers lecteurs, la plus belle des années… N’hésitez pas à nous contacter pour donner vos avis et vos idées, on compte sur vous…

Le comité de Rédac’
janvier 2017

« Ah celui là Alors !!! »

John tu nous as surpris… d’ailleurs tu nous as toujours surpris. Tu es parti au milieu de l’automne sans crier gare, et depuis un grand vide s’est installé au Foyer. C’est vrai, tu n’es pas resté très longtemps parmi nous, et tu nous manques déjà beaucoup. Tu savais te faire entendre et pour y parvenir, rusé comme un renard, tu avais plus d’un tour dans ton sac, ton imagination nous surprenait là encore.

Tu restais trop souvent confiné chez toi, occupé que tu étais avec ton ordinateur qui parfois ne voulait pas se plier à tes exigences. Pourtant tu arrivais à le dompter, un peu comme un dresseur face à une bête sauvage, c’était des victoires qui te remplissaient de joie.john

C’était difficile de te faire sortir du milieu rassurant de ton studio. La dernière fois, c’était l’été dernier,  tu es allé te balader sur le halage au bord du Blavet, avec l’Accueil de Jour. Tu as apprécié le pique-nique, tu as été étonné de voir de si près les chevaux du haras d’Hennebont dans leur pré. Tu es revenu heureux d’avoir vécu cette parenthèse enchantée.

Tu pestais souvent contre la météo pluvieuse et venteuse de la Bretagne. Peut être qu’ »Alizée », le seul vent que tu tolérais, a été ta passion pendant une saison. Elle a déferlé au deuxième comme un ouragan, surtout dans le bureau des infirmières et de l’ergo. Puis le calme est revenu, comme un anticyclone, et Séléna Gomez a déboulé…

« Ah celui là alors, c’est tout John… ». Tu étais entier et sensible, pas de place à la demi-mesure. Parfois tu rentrais dans « tes humeurs noires », tu repoussais alors les limites, il fallait  se « garer » et laisser passer l’orage, te rassurer aussi.  Dans ces moments de colère tu faisais des procès à la terre entière et tu trouvais pleins de choses « pas normales »… et d’autres fois avec ton grand sourire et tes yeux rieurs tu nous montrais que la vie était belle.

La vitesse, une sensation qui te faisais « kiffer », nous moins… Quand on te voyait foncer sur nous dans les couloirs du Foyer, et t’arrêter à quelques centimètres de nos fauteuils, on était pas très rassuré. Sûr de toi, ça te faisait rire, il faut préciser qu’il n’y a jamais eu accident. Sans doute ton coté cascadeur de « fast & furious »…

Des rêves tu en avais plein la tête…  des envies de musique, de vitesse, de bolides survitaminées, d’extrême, d’amour… Ta vie a pris un tout autre chemin. On a parcouru un bout de route ensemble, on a essayé te t’accompagner du mieux possible. Tu nous a fait rire, mais aussi pleurer…  John, on est fier de t’avoir connu.

L’équipe de Rédaction du Canard Ensoleillé.
novembre 2016

 

Retour dans mon enfance !

 M’avez-vous reconnu * ?photo-groupe-2
Une rétrospective sur l’œuvre de Michel Thersiquel intitulée « A hauteur d’Homme » est cette année à l’honneur au pays des 3 Rivières. A la chapelle des Ursulines de Quimperlé ses clichés en noir et blanc  explorent l’univers du handicap à Kerpape, celui des  femmes du Pays Bigouden et de l’île de sein, le monde des bateaux et des pêcheurs de Douarnenez, mais aussi les fameux portraits de femmes aux tâches de rousseur…
Avec un petit groupe du Foyer nous nous sommes rendus en cette fin d’été aux Ursulines pour découvrir l’œuvre de Thersi, ce photographe que j’ai bien connu dans les années 80 au centre de Kerpape.
Sur le panneau de présentation, qui remet le visiteur dans le contexte de la série sur Kerpape, j’ai eu la surprise de découvrir un cliché pris lors d’un séjour à Groix en juin 1982. la photo met en scène un groupe de jeunes pensionnaires de Kerpape quelle unité et de leurs encadrants, disposés autour de « Thersi » qui pour une fois est au centre de la photo. C’était la sortie annuelle du groupe d’ergothérapie, qui s’étalait sur 2 jours, nous étions accompagnés de Michel Thersiquel, qui a pris des photos du groupe. C’est Jean-Jacques Mel qui a pris la photo, j’ai reconnu certains gars du groupe dont Jean-Jacques Tristan (accueil temporaire au Foyer Soleil ) et la plus part des ergos, c’est vrai que ça fait plus de 40 ans.
Sur un autre cliché on me voit en train de jouer de la musique, des maracasses en mains en atelier de musicothérapie animé par Jean-Jacques.
En voyant ces photos ça, été comme un retour en arrière, un retour  dans mon enfance, j’avais à cette époque 10 ans. Un peu de nostalgie est revenue dans mes pensées, mais la vie continue vers de nouveaux horizons…
Michel Thersiquel a pris 4 166 clichés  au centre de rééducation fonctionnelle de Kerpape pendant 14 ans.

* Je porte un casque sur la tête, Jean-Jacques est derrière moi à gauche.

christopheUn rôdeur magnifique
Né en 1944, Michel Thersiquel a d’abord suivi les traces de son père, qui avait quitté la ferme pour ouvrir une boutique de photographe et d’horloger dans le bourg de Bannalec. Il s’est ensuite installé à Pont Aven où ses portraits réalisés en studio l’ont rendu célèbre. Il s’est imposé depuis dans le domaine du reportage en Bretagne, inventoriant toutes les facettes du pays de façon profondément personnelle. Son parcours est aussi jalonné de multiples expositions, tant en France qu’à l’étranger.
Michel Thersiquel, cette espèce de rôdeur magnifique qui connaît le pays comme sa poche, qui sait y capter, bien au-delà des apparences, des images d’une vérité absolu

Christophe Le S.
octobre 2016

Toujours la banane…

Toujours partant, volontaire et blagueur, rien n’était jamais grave pour toi et finissait souvent par un grand éclat de rire. De l’animation tu en as mis au restaurant et à la cafèt’, le visage rayonnant de vie. Et que dire de ta gourmandise, les desserts se succédaient dans ton assiette il faut dire que Laurent était aussi complice de ce défilé. Tu les appréciais avec délice, un à un, comme si tu faisais des réserves pour les temps de disette à venir.gildas-2
Tel un chevalier des temps modernes, tu déclarais ta flamme au grand jour avec des tirades théâtrales passionnées : « mon cœur… oh coquine !!! », un Don Juan qui ne se prenait pas au sérieux, ne mettait personne dans l’embarras, peut être ta façon de dire ton amour de la vie…
Fun radio était ta station préférée et tu nous le faisais savoir. En kiné, au restaurant, en cafèt’ et même dans le master qui nous transportait en balade on avait le droit au « Son dancefloor en direct ». C’est pas qu’on aimait pas, mais les remix et l’électro plein pot n’étaient pas toujours de notre goût… et tu t’en fichais… ton sourire malicieux et les mouvements d’épaules rythmés au son de la musique pouvaient faire passer n’importe quoi…
Renaud était ton chanteur préféré. Son dernier album aux textes engagés qui parle de la rudesse de la vie te faisait écho, ses mélodies entraînantes te faisaient danser, et peut être que tu te reconnaissais aussi dans ce Docteur Renaud ou ce Mister Renard : « Un côté blanc, un côté noir, Personne n’est tout moche ou tout beau, Moitié ange et moitié salaud… ».
Gildas, tu étais à nos yeux avant tout un bon copain, souriant et toujours heureux de nous voir. Il est vrai que depuis quelque temps, tes apparitions parmi nous se faisaient de plus en plus rares et c ‘était pour nous un événement quand tu nous accompagnais dans ces moments.
Tu as largué les amarres en ce début de mois de juillet. Tu as préféré rester avec nous au Foyer pour tirer ta révérence et peut être partir au pays de tes « douces colombes… ».

L’équipe de rédac’
octobre 2016

We’re The Superhumans

Clip de promotion de la chaîne britannique Channel 4 pour annoncer sa couverture médiatique des Jeux paralympiques d’été à Rio 2016. Porté par une reprise de «Yes I Can», de Sammy Davis Jr, Channel 4 met en lumière 140 personnes handicapées, parmi lesquelles figurent des sportifs et des anonymes, confrontées aux défis du quotidien. Capables d’exploits malgré leur handicap, elles apparaissent comme des super-héros de la vie. Éblouissant !

We’re The Superhumans | Rio Paralympics 2016 Trailer – YouTube

Scène ouverte à l’Océanis

Valoriser les projets artistiques
La Mutualité Française 29/56 a mis en place une Commission Culture au sein de la filière Handicap. Elle regroupe une dizaine d’établissements. Elle est composée d’un Référent Culture de chaque structure. L’une des missions de cette Commission Culture est de favoriser l’intégration par les projets culturels.
La « Scène Ouverte », permet de valoriser les projets artistiques que nous proposent les artistes du jour. Ce mercredi 20 janvier 2016, à la salle l’Océanis à Ploemeur, 9 établissements ont participé à la « Scène Ouverte » : Le Foyer Jean Couloigner (Ploudaniel 29), le Foyer Ménez Roual (Dirinon 29), SAVS (Landerneau 29) , Foyer Pen Ar Prat (Pont-L’Abbé 29), IEM (Dirinon 29) , Pole ESAT (29), le Foyer Ty Aven (Rosporden 29) , le Foyer Rorh Mez (Ploemeur 56) et le Foyer Soleil (Lorient 56).
Cette première « Scène Ouverte » sur le Morbihan a été un réel succès, percussions, danses, chants, quizz musical, théâtre, Hip Hop ,….   sans oublier l’expo de Gildas Blaise, de même que celles de Pen Ar Prat : photos de Vanessa Pesquer et de Rohr Mez : peinture de Michel le Du… A cela  se rajoute les présentations des livres de Ayoub Sadik de l’IEM de Dirinon et de Corinne Broussot du Foyer Soleil de Lorient.
Merci à Jean-Jacques Mel, à l’équipe technique de l’Océanis, qui ont été précieux pour le bon déroulement de cet après-midi . Merci également pour les films, photos qui ont été réalisés… et bien sûr un GRAND BRAVO à nos artistes.
Et maintenant, profitez bien du travail réalisé, par l’équipe du Canard Ensoleillé.

Marie. G

Comme un anniversaire !
Au départ je devais lire des textes sur scène, je m’étais préparé pour cela. La scène ouverte de la mutualité 29/56 se déroule à l’Océanis (mercredi 20 janvier 2016), une salle de spectacle que je connais bien, puisqu’en 1994, je m’y suis produit avec mon ami Jean-Jacques Mel.
En arrivant Marie m’a annoncé que j’allais avoir une surprise. Quelques instants plus tard effectivement, je rencontre mon ami Jean-Jacques qui m’apprend qu’il allait m’accompagner sur scène. Ce fut pour moi une grande émotion. Se retrouver 20 ans après, c’était comme un anniversaire. Le trac était revenu et les sensations aussi, nous sommes montés sur le plateau comme pour la première fois. J’ai lu un texte Culture et handicap qui évoque les difficultés des artistes handicapés à être reconnus et à exister dans le milieu du spectacle, suivi de Milles rencontres  mille visages que j’ai écrit spécialement pour cette après midi d’échange culturel.

12 Christophe et Jean Jacques MelChristophe et Jean jacques Mel

J’ai interpellé Jean-Jacques en lui posant une question, qui reste malheureusement toujours d’actualité plus de 30 ans après, mais pourquoi y a t-il « Des marches partout ». nous avons chanté en duo, le public s’est laissé emporter et a repris chœur le refrain de ce titre qui est pour nous,  le symbole de tout un combat social d’hier et d’aujourd’hui : le droit et le respect à la différence.
Ce fut un bonheur de retrouver Jean-Jacques à mes cotés, un moment intense d’émotion et d’énergie, que j’ai pu partager avec le public qui m’a bien accueilli.
Ce retour au source, me donne de la motivation de continuer ce chemin poétique.

Christophe. Le S

Percussion en apesanteur
Tous les vendredis après midi je participe à l’atelier de percussions animé par Frank. Je joue des congas (percussion d’origine cubaine) et du djembé (percussion traditionnelle d’Afrique). La scène ouverte nous a donné l’occasion de jouer devant du public. Nous étions 8 musiciens Pour cette événement, Frank a rassemblé deux groupes, celui du Foyer Soleil et de la Musaraigne (atelier de musique). Vêtu d’un boubou venu tout droit des faubourgs de Dakar, malgré un peu de trac, on s’est lancé dans l’action et le rythme envoûtant des percussions m’a fait oublié toutes mes appréhensions.03 percuJ’ai ressenti de la joie à faire participer le public, je me suis fait plaisir et senti libéré de mon handicap. C’est la première fois que je jouais comme cela, bien coordonné avec les battements du groupe, apaisé et sans précipitation, remarque qui m’est souvent faite par notre « grio ».
Jouer des percus me donne une véritable bouffée d’air pur. Les applaudissements nourris de la salle ont conclu en apothéose ce moment extraordinaire … mais trop cour à mon goût..

Réda. H

Le capitaine de section
L’Océanis à Ploemeur a accueilli cette première scène ouverte de l’année 2016. Les organisateurs du spectacle m’ont proposés le rôle de maître de cérémonie, en présentant chaque groupe tout au long de cette après midi. En plus de cela, je fais partie du collectif de percussions du Foyer Soleil, animé par Frank, qui a eu l’honneur d’ouvrir le « bal ».

01Patrick Rohou et JulienPatrick Rohou et Julien

La percussion est pour moi un exutoire et un moyen d’évasion,  jouer sur une (vraie) scène devant un public en dehors du Foyer, est un événement extraordinaire. Nous nous sommes produits plusieurs fois lors de fêtes au Foyer mais, pour beaucoup d’entre nous, cette représentation sur scène était une grande première. Moi qui suis passionné de musique et qui assiste à de nombreux concerts,  pour la première fois je me retrouve de l’autre coté de la barrière, avec des sensations nouvelles. Cet échange d’énergie positive fut pour moi galvanisant, et jouer ensemble me transporte dans un autre état d’esprit. Le défi de jouer avec le groupe de pércu de la Musaraigne, sans se connaître, a été relevé avec brio, preuve en est que la musique est un langage universel. Tout le monde était heureux de vivre cette expérience très forte et enrichissante, Frank était aux anges… En fin de spectacle, il nous a tous présentés, étant le plus ancien dans la troupe il m’a donné le grade de  capitaine de section !
A peine le temps de me remettre de mes émotions, que je me glisse dans mon merveilleux costume d’animateur et présente les différents spectacles et expositions proposés par les établissements de la Mutualité 29/56. J’ai pu discuter avec les différents intervenants et beaucoup apprécié les échanges avec Patrick Rohou et les techniciens de l’Océanis qui ont été à l’écoute de nos demandes.
Une très bonne expérience, qui m’a demandé beaucoup de concentration. J’ai vécu un super moment  dans cette salle, qui moi aussi m’a fait ressurgir des souvenirs quand je jouais avec la troupe de théâtre des « Petits éléphants » de kerpape.

Julien .P

Un bel après-midi
j’ai proposé à Marie de filmer la scène ouverte, c’était la première fois que j’assistais à cet événement rassemblant plusieurs foyers de la Mutualité autour de rencontres culturelles. J’ai bien aimé la danse en fauteuil et la classe qui se transforme en « boite disco » avec palettes et perruques colorées.
J’ai bien apprécié ce rôle de cameraman, malgré quelqu18 Quentines problèmes de son, je compte

 Quentin

faire quelques montages pour faire découvrir cet après midi en images. Je suis prêt à recommencer à la prochaine scène ouverte avec d’autres matériels.

Quentin .H

Originalité et création artistique.
je suis arrivé dans la salle de l’Océanis, les organisateurs m’ont proposé de faire partie du jury afin d’élire le groupe qui remplit les critères que nous avons définis : l’originalité, la création artistique et la réaction du public. Les membres du jury étaient composé de Alain Yven, président de la Mutualité 29/56, de Dominique Bardou, directeur général, et de Pierre Philippe Crespel du Foyer Rorh Mez .
Les groupes se sont succédés tout au long de l’après midi : de la danse, de la chanson, du hip hop et un quizz musical qui a mis de l’ambiance dans le public qui a participé avec beaucoup de passion à chercher les titres des airs de musique joué par Sébastien Le Moigne accompagné par Tanguy Corbe.
Nous avons élu après concertation le groupe de danse du Foyer de Pen Ar Prat qui a présenté un spectacle original, entraînant et plein d’humour. Les autres troupes n’ont bien sûr pas démérité, chacune a apporté sa touche d’originalité, sa joie d’être présente

38 final Pen ar prat Pont-L'Abbéfinal Pen ar prat Pont-L’Abbé

et son bonheur de faire plaisir aux autres. Merci pour ce moment exceptionnel.

Ronan .Le B

CULTURE ET HANDICAP

CULTURE ET HANDICAP
UN DEFI POUR L’AVENIR
OSONS METTRE LE CAP
DES TALENTS A EPANOUIR

Facilitons la promotion
Des artistes handicapés
Le temps de l’intégration
Est à revendiquer

L’accueil des différences
Pour chanter ensemble
L’amour et l’espérance
Tous ce qui rassemble

D’une créativité accessible
Ouvrons mille chemins
Risquons un impossible
Challenge entre nos mains

Troubadours sans frontières
Allons toujours de l’avant
Personnes a part entière
D’un spectacle émouvant

Christophe Le Seyec

MILLE RENCONTRES MILLE VISAGES

MILLE RENCONTRES MILLE VISAGES
AU SOLEIL DES DIFFERENCES
ENSEMBLE POUR UN PARTAGE
OU CHACUN EST UNE CHANCE

Artistes de tous horizons
Nous voici rassemblés
Entre danses et chansons
Vivons notre sensibilité

D’une culture en musique
Au carrefour de créations
vivons l’instant magique
Aux couleurs d’émotions

Spectacle en harmonie
dessine un arc en ciel
Pour célébrer la vie
Au source de l’essentiel

Expression des talents
Pour réveiller les cœurs
Qui fleurisse un printemps
Aux arts du bonheur

Christophe le Seyec

Se désinfecter les mains, c’est se protéger !

Une réunion d’information sur l’hygiène des mains a eu lieu le mardi 24 novembre 2015 au Foyer Soleil. Elle était organisée par la Mutualité et Madame Le Gouil, aminée par Valérie l’infirmière, Erwan et Pascale membres de l’équipe soignante du Foyer.
De nombreux résidants étaient présent.
Au cours de cette réunion, nous avons abordé l’importance de l’hygiène des mains. En effet, les mains sont les principaux vecteurs de contamination. Cette contamination est d’autant plus importante du fait que nous vivons en collectivité et soyons une population fragilisée. Il est donc primordial de se protéger.lavage des mains
Le premier geste est la désinfection des mains. Valérie, Pascale et Erwan nous ont présenté un film, un diaporama nous montrant la rapidité de la contamination et ses conséquences. Des solutions existent : l’hygiène des mains. Une mise en pratique avec une solution hydro-alcoolique. Tout le monde s’est prêté au jeu et l’information semble être passée.
Des distributeurs de solution hydro-alcoolique (SHA) sont disponibles à chaque étage et dans chaque espace du Foyer. Le personnel du Foyer est à la disposition des résidants, des familles et visiteurs pour les inciter, les aider à utiliser les distributeurs de solution hydro-alcoolique.

Décembre 2015

Ziggy, poussières d’étoile…

david-bowie-Lundi midi, Guéna m’annonce la mort inattendue de David Bowie. Vendredi dernier j’en parlais justement avec Yves le kiné, de la sortie de son dernier album Blackstar, marquant son 69éme anniversaire. Je l’ai découvert au travers de son album Let’s dance en 1983, l’année de mes 15 ans. Il était à la fois beau, élégant, dandy du rock, un homme caméléon se renouvelant constamment, à la recherche de la perfection… David Bowie m’a accompagnée pendant toutes ces années, et à l’heure de sa dernière révérence il nous laisse son ultime album, Blackstar qui est peut être son testament… David Bowie laisse un grand vide dans le rock et dans ma vie…

 Françoise. J
janvier 2016

les vœux du Canard

voeux du canard 2016 L’équipe de rédac’ du Canard Ensoleillé entourée des résidants du Foyer Soleil.

2015 a été marquée par des événements dramatiques, souhaitons que cette nouvelle année apporte à toutes et à tous du réconfort et de la sérénité. Notre Canard fera tout pour vous ensoleiller, ensemble et tous unis nous vous souhaitons une bonne et heureuse année 2016…

L’équipe de Rédac’
Janvier 2016

Voitures anciennes à Kerpape

Samedi 19 septembre, avec un petit de groupe du foyer je suis allé admirer des voitures anciennes exposées dans le parc du centre de rééducation de Kerpape. Une centaine de voitures et de motos était présentée le long du front de mer.

Q1Quentin en 4L.

Une balade était proposée sur un petit parcours pour vivre en condition réelle les sensations fortes dans les sportives (Triumph) ou plus calmes dans les voitures plus populaires (4L).

Q 2Ford Mustang.

Le soleil a facilité la tâche de cette deuxième édition, de nombreux amoureux de belles mécaniques ont eu tout le loisir d’admirer et d’apprécier ces voitures anciennes qui dans nos esprits n’ont pas pris une seule ride.

Q 3Chevrolet Corvette

Quentin.H
septembre 2015

La salamandre de Kerpape

J’ai lu pour vous !

La salamandre de Kerpape
de Christian Blanchard éditions CHEMIN FAISANT.

Fañch Goulic n’est pas l’homme le plus intelligent de Plœmeur ni de Bretagne.
Après un accident de la route meurtrier dont il est le seul responsable, il sort de prison et intègre le Centre de Rééducation et de Réadaptation Fonctionnelles de Kerpape pour soigner un genou.la salamandre de kerpape
Les docteurs Philippé et Muller s’intéressent à son cas et l’amènent au second sous-sol du centre…
Après un séjour en hôpital psychiatrique, Yann Kertch, personnage complexe et ambigu, accepte d’effectuer des heures d’intérêt général au club-loisirs de Kerpape. Lui aussi, il connaîtra le second sous-sol.
Cobayes, ils vivront leurs pires cauchemars… sous le regard d’une salamandre.

Avec ce roman, Christian Blanchard nous offre une nouvelle fois un thriller noir comme il aime les écrire. Une histoire qui puise ses origines en 1942, durant la construction de la base de sous-marin Kéroman et dont personne ne sortira indemne !

Mon avis : si vous êtes amateur d’histoire noire avec des ambiances pesantes, que vous aimez les situations bizarres, le tout servi dans un décor qui nous est tous familier, vous adorerez ce thriller qui balaie 70 années de notre histoire locale, vous verrez du pays, mais attention ouvrez l’œil…

Quentin.H
septembre 2015